jeudi 31 mars 2011

Mercredi 30 Mars 2011

La nuit a été pluvieuse sur le Morvan et l'envie d'aller pêcher la truite dans les rivières qui dévalent du Beuvray est irrésistible !
Direction la vallée de La Canche pour commencer...
La rivière est superbe, elle a tout de la rivière à truite idéale.
Le parcours est sauvage à souhait.


Les eaux tumultueuses de ce petit torrent doivent abriter de jolies spécimens mais malgré mes efforts, je ne touche rien.
L'odeur de l'humus embaume l'atmosphère, les oiseaux chantent à tue tête et le bruit de l'eau galopant sur les rochers est un vrai bonheur !
Je finirais par avoir une touche (que je louperai) et c'est au bout de deux heures d'insistance que je décide de changer de rivière non sans quelques remords tant celle-ci est belle !....


Un dernier regard sur cette petite merveille et direction... le Ternin !

Changement de décors cette fois, le Ternin serpentant dans une vallée composée essentiellement de prés verdoyants.
Là encore, la rivière est très belle avec des teintes sombres mêlées de rouilles si typiques du Morvan.



La première heure se passe mal : j'accroche beaucoup, je laisse des lignes dans les buissons, mon fil ne veut pas sortir des anneaux, je m'emmêle sans arrêt, bref, c'est la galère.
J'en profite donc pour faire la pause casse croûte l'histoire de me calmer car là, ça commence à fumer !
Bien m'en a pris puisque j'enchaîne avec deux poissons de toute beauté !!



C'est quand même autre chose qu'une Arc en Ciel ou une pseudo-fario aux nageoire massacrées !!!
Quand à la seconde, ça se passe de commentaires...



 Et dire que souvent on me demande pourquoi je ne les garde pas ...


Sachant que les rivières locales abritent de jeunes saumon, la tête de cette truite me fais me poser quelques questions...


Un bilan pas si mauvais que ça donc puisqu'avec deux farios, je continue à faire tourner mon compteur perso. !

Mardi 29 Mars 2011

Le mardi et le vendredi, la truite est fermée.
C'est donc l'occasion de ressortir les cannes, les détecteurs et les bouillettes !
Devant récupérer un carton de Chablis (!) à Autun, j'en profite pour poser mes lignes dans l'Arroux près d'Etang sur Arroux.



Le coin est calme, la rivière pas très profonde mais suffisamment pour abriter les mémères d'autant que je suis en sortie de virage et que la rive d'en face est susceptible d'abriter des postes intéressants.
Seulement voilà, le détecteurs resteront muets et même au ver, les poissons de l'Arroux resteront timides...
Tant pis, on retentera notre chance une autre fois...

mardi 29 mars 2011

Lundi 28 mars 2011

Après une matinée chargée, départ tardif pour une partie de pêche un peu à l'arrache...
Pas le temps d'aller très loin donc, direction l'Ouche avant Plombières.
La rivière est somme toute très jolie, pour preuve :


A peine arrivés que déjà un énorme Chevesne déambule nonchalamment au dessus d'une souche qui gît au fond d'un remous...
Au moins, il y  a du poisson, c'est bon signe.
Plus j'avance, plus je trouve que l'Ouche gagne à être connue sur ce parcours.
Seul regret, la proximité de l'autoroute dont le bruit des voitures est amplifié par un vent du sud...
C'est en sortie d'une zone rapide que j'ai ma première touche.... et ma première truite !
A y regarder de plus près, j'ai un gros doute sur l'origine de cette truite : la robe est foncée, le ventre noircit, les tâches bien rouges, les ouïes et les nageoires impeccables...
Bizarre pour une truite de bassine.
Quelques encablures plus loin, seconde touche, seconde truite.
Et là encore, qu'elle jolie robe !
Dommage que celle-ci l'ait autant avalé, je suis obligé de la garder...


Je continue mon chemin sur ce parcours inconnu pour moi et découvre des endroits où je me dis qu'au vairon ou même au vif, il doit y avoir moyen de faire du brochet ou du sandre tant les trous sont profonds et enchevêtrés de racines !...

La journée se termine tranquillement sous quelques gouttes de pluie et c'est au moment où je ne m'y attends plus que je fais ma troisième !


Elle est splendide et cette fois je n'ai plus de doute : contrairement à tout ce qui se dit, je suis sûr que celle-ci , tout comme ses deux sœurs précédentes, est d'origine !
Manu en fera deux également mais il fera dans l'élevage puisque sa Fario est criblée de tâche oranges et ses ouïes sont atrophiées tandis que sa seconde est une Arc !...
Bref, 3 jolies Farios sur ce parcours que j'ai longtemps snobé, finalement je me dis que l'Ouche n'est pas rancunière...

lundi 28 mars 2011

Dimanche 20 mars 2011

La pluie n'ayant toujours pas montré le bout de son nez je décide malgré tout de partir pour Oigny.
Un peu fainéant en ce dimanche matin, je décolle assez tard (vers 8 h)  et me retrouve au début de ce merveilleux parcours sur le coup des 8 heures.
A ma grande surprise, je suis seul.
Une semaine après l'ouverture, il n'y a personne au bord des rivières...
Je prépare tout le bardas et je comprends très vite pourquoi il n'y a personne lorsque j'approche la rivière : l'eau est d'une clarté redoutable et surtout la rivière est très très basse !
La bredouille se fait rapidement sentir est c'est après trois heures sans touches que je décide de remballer, direction les vallées voisines (Oze ou Ozerain).
En cours de route je me dis que je n'ai jamais fais la Brenne, alors pourquoi ne pas pousser jusqu'à Vénarey ?? Au point où j'en suis, ma décision est prise.
C'est vers 13h00 que je débarque au bord de la Brenne.
Première surprise : elle est haute et d'un vert légèrement teinté relativement encourageant.
Là encore, je suis tout seul.
Qu'à cela ne tienne, je tente ma chance.
Premier contact, première touche.
Deuxième lancé, et deuxième surprise : une petite fario d'environ 15 cm !

Intéressant donc.
Et ce n'est pas fini...
10 mètres plus loin, je tape une nouvelle fario... d'élevage cette fois (ah les point oranges, c'est pas très couleur locale !...) et j'en décroche une seconde à la même place !!
Je parcours 100 mètres et crac, une nouvelle fario, et encore une vraie !


Très bel accueil de la part de la Brenne !!
La suite sera plus calme même si je referai une nouvelle fario d'élevage, jusqu'à LA surprise du jour !
Sans touche depuis deux heures maintenant, je suis près à faire demi-tour mais essaie un dernier coin qui présente plutôt bien...
Le bouchon s'enfonce à peine et je ferre à tout hasard...
Fouya, je suis pris dans une branche.
Une grosse branche, ça bouge pas... ah ben si ça bouche en fait.... oh putain mais c'est un poisson !!!
Soudain ça démarre et là.... frein lâché, canne pliée en deux et palpitant à 180 !
C'est énorme.
Je pense d'abord à un très gros chevesne.
Mais non, ç'est beaucoup plus nerveux... Pas une carpe quand même, pas là .... Un brochet ?? Ah ça se pourrait, ça donne des gros coup de tête quand même !!
Pourvu que je l'aperçoive !
Misère, c'est lourd, impossible à décoller sans prendre le risque de casser.
Je travaille la bête qui repart directe dès qu'elle approche.
Et je ne suis qu'en 16ème...
Pourvu que je l'aperçoive !
Ah ça y est, on dirait que ça monte un poil, premier gros remous, et ça replonge en déroulant à fond !!
Et je ne sais toujours pas ce que c'est !!!
Pourvu que je l'aperçoive !
La bête commence à montrer des signes de fatigue, il revient près de la surface et là je l'aperçois : la vache, on dirait un barbeau ...
Je n'ai pas le temps de penser qu'il embraye et me déroule à nouveau 10 mètres de fil !!
Bon, maintenant que je l'ai vu, j'aimerais quand même bien le prendre...
Mais je suis au milieu de la rivière avec deux veines de courant de chaque côté et pas d'épuisette...
Qu'à cela ne tienne, je vais tenter de finir de le fatiguer ; après tout j'ai le temps et ce coup de ligne est vraiment plaisant !!
Le pépère finit par se rendre après un  combat épique !!
Je le mets sur le pré adjacent, il est épuisé.
Je tente de faire vite pour les photos et la mesure, l'histoire qu'il reparte en pleine forme.
Je suis tout fou au milieu du pré avec ce poisson vraiment magnifique sous les yeux...
59 cm à la toise, un poids certain et le tout sur du 16ème.
Content.





 Merci à lui d'avoir croisé ma route.
Allez, un dernier petit regard sur cette Brenne qui a été tant généreuse avec moi aujourd'hui ...


mercredi 16 mars 2011

Lundi 14 mars 2011

Le dimanche ayant été particulièrement pluvieux (enfin !), je décide d'aller passer un petit bonjour à l'Oze du côté de Blaisy...

Départ de Dijon dans un épais brouillard qui va me poursuivre dans le Val Suzon et s'intensifier dans le Val Courbe avant de céder sa place au soleil au niveau des sources du Suzon.



Redescente brumeuse jusqu'à Blaisy puis soudain le ciel se déchire comme pour saluer mon arrivée sur les rives de cette superbe rivière meurtrie qu'est l'Oze...

Je croise quelques gars du cru dont une "tronche" locale que je ne suis pas prêt d'oublier puisque ce pauv' type a un bout de mâchoire inférieur en moins... autant dire que ça fait bizarre !

Très vite, je me rends compte que les truites sont présentes : 1er trou, une touche, une truite.



Second trou : une touche, une truite.

Et ça continue comme ça pendant 1 petite heure, j'atteins très vite les 5 prises et de très nombreux décrochages !

S'en suit une longue période sans la moindre touche à part... un chabot !
Après celui de l'Ozerain, voilà également à nouveau des chabots dans l'Oze !! Quelle bonne nouvelle !

J'en profite pour casser la croûte et décide de changer de rivière en me disant que je vais essayer tout de même quelques trous en remontant.

Bien m'en a pris puisque les touches ont été très nombreuses sur le chemin du retour, tant et si bien que je suis resté dans l'Oze !

Quelques belles truites de bassine croisent encore mon chemin.



Mais surtout, il y a à nouveau des belles sauvages dans l'Oze... la preuve !
Elle n'est pas très grosse mais on voit tout de suite la différence avec les autres...




Quant à la suivante...



...  ses couleurs parlent pour elle !




Regardez moi ce ventre : noircit par le temps passé sous les racines...



A noter la petite tâche bleue à la sortie de l'ouïe, ce qui n'est pas sans rappeler ses cousines de ... l'Ignon !


Allez hop, retourne vite te planquer sous tes racines et surtout méfie-toi, y a du viandard pas très loin...
Prend soin toi et ... merci !

Au final, 12 truites (rassurez vous j'en ai gardé qu'une !) dans la journée !

OK, y'en a 10 d'élevage... mais je retiens surtout les deux sauvages !

Le chemin du retour se fait peinard et je ne peux m'empêcher de m'arrêter dans le début du Val Suzon pour respirer une dernière fois cet air printanier avant de retrouver l'abominable monoxyde de carbone de la ville...


Si tout va bien, rendez vous dans la Seine la semaine prochaine...

dimanche 13 mars 2011

Ouverture 2011

Départ 5h30 (enfin 6h10 au final...) pour l'Ozerain.
Arrivée sur place à 7h00 après avoir zigzagué entre des oies quelque peu vindicatives !
Il fait environ 0°, les oiseaux chantent à tue tête et la rivières glougloute pas très loin tandis que les cloches de l'angélus sonnent le réveil dans le clocher voisin.
Préparation en hâte et c'est parti pour une nouvelle saison pleine d'espoirs !

Le premier contact avec la rivière est inquiétant : l'eau est très claire et le niveau très très bas.

Qu'à cela ne tienne, j'attaque au ver, comme d'hab'.

C'est à la troisième place que je fais que j'ai la première touche : bingo, c'est une truite, et une belle !
Tellement belle que je l'admire trop longtemps dans l'eau et elle finit par se décrocher !
Tant pis, au moins elle n'est pas blessée !
J'aurai beau insister, changer de leurre, rien n'y fera, ce qui me laisse à penser que c'était une vraie sauvage...

J'enchaîne un trou plus loin avec un chevesne et me dis que finalement, ça s'annonce pas si mal malgré le manque d'eau...

Il me faudra attendre une bonne heure avant de tomber sur la seconde truite - d'élevage cette fois ci - qui accuse 33 cm tout de même :




Je l'ai relâchée après l'avoir bien admirée puis photographiée.
10 m plus loin  je tombe sur sa soeur : 34 cm.
S'en est suivit trois heures sans touche, l'arrivée des nuages puis de la pluie ...
J'allais oublier : certes les truites boudaient mais j'ai pris également un vairon et surtout.. un petit chabot !  Preuve que l'Ozerain n'est pas si pourri que ça !...
La casse croûte a été laborieux (sous des trombes d'eau) et l'acharnement de la pluie nous a fait remballer...
Arrivés à la voiture, le temps est enfin devenu clément ce qui nous a donné l'envie de continuer mais un peu plus en amont.
Bien nous en a pris puisqu'à peine arrivés, j'ai pris ma troisième (encore une d'élevage).
C'est en toute fin de journée que j'ai fais ma dernière : une jolie fario ... sauvage !

Bref, 4 truites (une cinquième décrochée) en ce jour d'ouverture, c'est déjà pas mal  d'autant plus que l'eau était très très basse et par là même très claire !

Suite au prochain épisode.