dimanche 27 octobre 2013

Dimanche 27



En cette fin octobre, je me tente une petite sortie dans l’ouche, là où les carpes étaient gourmandes fin septembre…

Mais les dernières pluies ont fait monter le niveau de la rivière et le grand remous a bien changé.

Il est désormais difficile, voire impossible, de pêcher correctement : le courant emmène les lignes et les branches charreyées par la rivière tournent en rond emmenant systématiquement les fils avec elles.

Les cannes bipent en permanence et je ne sais jamais s’il s’agit de touches ou de saletés prises dans les fils…

Alors que l’eau continue de monter, je suis obligé de changer de place avant d’être totalement encerclé !

C’est au moment critique (là où il est devient urgent de mettre les affaires au sec un étage plus haut) que j’ai une touche.

Cette fois pas de doute, il y a bien un poisson dans le bout !



Je ramène un énorme chevesne qui a craqué sur mes graines…

Mais je serai obligé de remballer prématurément, l’eau montant inexorablement et la rivière transportant  de plus en plus de branches …

Je remballe donc déçu, conscient qu’il y a peu de chance pour que je revienne dans les parages avant l’année prochaine…

jeudi 24 octobre 2013

Jeudi 24



Je n’ai que peu de temps pour pêcher en ce jeudi après-midi, je file donc à l’Etang voisin.
Rodolphe est déjà posé mais pas là où j’aurais souhaité…
Je m’installe donc un peu plus loin, posant une canne au vif et deux cannes au maïs doux.
Rodo ayant emmené son bateau, je dépose une de mes lignes le long de l’île.
5 minutes plus tard, je déroule !!!! Et je loupe ma première touche.
Waoooo, quelle efficacité le bateau…
Je mets trois nouveaux grains de maïs et dépose de nouveau ma ligne au bateau.
Je n’attendrai pas 10 minutes avant une nouvelle touche.
Cette fois c’est dans le bout.
La défense n’est pas exceptionnelle et je ramène assez rapidement une jolie miroir de 7,6 kg.


On peut dire que ça commence fort…
La stratégie étant gagnante, je ne change rien.
Et je louperai trois nouvelles touches (dont deux décroches) avant de mettre au sec une nouvelle miroir, plus petite, de 4,4 kg.

Incroyable. 6 touches en une heure ! 

C’est désormais au tour de mon vif d’être attaqué …
Fébrile, je saisi ma canne et ferre. Loupé.
Ah non en fait, je n’ai pas loupé, c’est juste que je ne m’attendais pas à ramener une perche à peu près aussi grosse que mon vif !
Et dire qu’ici les gars pètent brochets et sandres comme des vairons en pêchant avec du câble de grue…

Je louperai un nouveau départ sur ma carpe à carpe (ou plus exactement je décrocherai une nouvelle fois) en fin d’après-midi et ne ferai plus rien au vif de la soirée.

Rodo aura un départ qui se terminera mal lui aussi et c’est contraints par une nuit tombante que nous remballerons la mort dans l’âme.

dimanche 20 octobre 2013

Dimanche 20

Après les centaines de litres d'eau tombés dans la nuit, le ciel semble se calmer quelque peu en ce dimanche matin...
J'en profite donc pour filer à Rémilly, l'histoire de tenter de faire quelques fishs.
Le Manu est déjà installé au vif depuis pas mal de temps lorsque j'arrive mais le champ de bataille est calme, très calme...
Je dépose une ligne au vif et installe deux cannes sous les branches au maïs doux.
Les heures s'écoulent et rien ne bouge.
C'est autour de 16h00 que j'apercevrai les premières petites bulles sur mon coup.
Ça fouille enfin !
Mais visiblement le maïs ne les transcende pas.
Je tente alors le tout pour le tout et décide de relever une des deux cannes pour changer d'appât.
Si la bouillette n'a jamais trop fait recette ici pour ma pomme, je tente quand même le coup en mettant deux Tangerine Fish sur mon cheveux et arrose la zone de deux / trois petites poignées de bouillettes supplémentaires.
Soudain le ciel s'assombrit, les oiseaux se taisent et l'atmosphère s’alourdit...
C'est alors que nous entendons le bruit des gouttes de pluies sur les feuilles de la forêt toute proche se rapprocher à grande vitesse.
A peine le temps de mettre à l’abri ce qui peut l'être qu'un véritable déluge s'abat sur nous !!
La pluie est tellement forte qu'on ne voit pas à 100 m...
Et bien sûr, c'est à cet instant que je déroule !!
Étant tendu au milieu des branches, je suis obligé d'y aller...
J'aurais beau faire en sorte d'abréger le combat, je serai totalement traversé en moins de 5 minutes.
Et le responsable de tout ça est là, sur mon tapis, au milieu des flaques et de la boue sous des trombes d'eau : un Amour Blanc de 11,5 kg...
Il sera bien évidemment très compliqué de faire des photos dans ces conditions mais Manu se sacrifiera pour la bonne cause en mitraillant à l'aveuglette sous ce déluge !!

La photo parle d'elle même : on ne voit même pas le bout du chemin derrière moi alors que nous sommes abrités par les arbres...

Jamais je n'ai pris un tel sac d'eau sur la tête en tenant un poisson !
Et le pire, c'est qu'une fois le poisson remis à l'eau, la pluie s'est arrêtée d'un coup...


Et ce fût la seule touche de la journée !

mercredi 16 octobre 2013

Mercredi 16

Ayant enfin pu trouver une fenêtre météo pour aller pêcher avec Rodo, nous décidons de nous rendre à l'Etang voisin ; d'une part car il est à 5 minutes de chez nous, d'autre part car il a été copieusement aleviné en carpes la semaine précédente !....

Je décide de me rendre sur place assez tôt et bien m'en a pris, le ciel m'offrant un spectacle absolument fantastique....

 
L'émerveillement (et les photos) terminé, je m'installe...
Je n'ai pris qu'une grosse boîte de maïs doux et du pellet Baby Corn.
J'installe donc deux cannes à deux mètres du bord et arrose de quelques graines et pellets.
Avec ma troisième canne, je tente de prendre quelques vifs.
J'aurai assez rapidement quelques bips mais impossible de ferrer sur des touches aussi brèves.
Je pense qu'il s'agit de brèmes.

Mais un énorme remous me fait alors sursauter et me donne du coup pas mal d'espoirs !
Je louperai peu de temps après une première touche en retour !
Rodolphe pointe son nez un peu plus tard et décide de pêcher à la bouillette au milieu.

 Midi approche et donne le coup d'envoi de 4 heures de folies !!....

J'aurai l'honneur d'ouvrir le bal avec cette miroir atrophiée (!!!)  de 7,9 kg.


 20 minutes plus tard, ce sera au tour de cette  commune de 7,6 kg de craquer sur mon maïs doux...

Nous ne ferons qu'une photo car Rodolphe déroule à son tour et ramène cette jolie miroir d'environ 8 kg...



A peine le temps de souffler et de savourer ces trois prises qu'une demi-heure plus tard je déroule à nouveau ...
Nouvelle miroir de 10 kg cette fois.


Et le scénario se répète car Rodolphe enchaîne dans la foulée deux nouvelles mémères !!




Il est à peine 14h00 lorsque cette jolie commune de 7kg craque à son tour sur mon maïs doux....



Ces des heures de folies prendrons malheureusement fin avec l'arrivée de notre Pascal national qui a la particularité de parler fort, très très fort à un mètre de mes cannes, cannes pêchant à deux mètres du bord...

C'est autour de 16h00 que Rodolphe fera une nouvelle commune d'un peu plus de 10,5 kg en plein milieu...


Avec 8 carpes en 4 heures, le bilan est plutôt fort satisfaisant même s'il est évident que certaines de ces carpes proviennent de l'alevinage récent et qu'elles sont particulièrement esquintées...!!

Souhaitons juste qu'elles se soignent d'elles même dans leur nouveau domaine... 

lundi 7 octobre 2013

Lundi 7

Frustré par ma fin de partie de pêche forcée de la veille et sur-motivé par le nombre de poissons touchés, je me devais de revenir sur les rives de l'Ouche...
Bien équipé en graines cette fois-ci, je pense pouvoir tenir la journée...

Et cette nouvelle journée commence fort. Très fort.

A peine ai-je tendu ma première ligne que je n’ai même pas le temps de préparer la seconde...
C’est fou, je déroule déjà.
Et c’est bien une carpe qui est dans le bout. 

Elle a sauté sur mes graines à la descente, ce n’est guère possible autrement…
Pas très grosse, je n'ai aucune difficulté à la ramener.
Je découvre une petite miroir parée de sa plus belle robe...
Avec ses 4,3 kg, elle a craqué sur la trilogie magique du jour :  maïs / lupin / noix tigrée.

Ah la vache, quelle entame !
Les graines étant intactes, je les relance telles quelles.
Je finis d'installer les autres cannes, arrose de quelques graines les spots en question et me pose dans mon fauteuil afin d'essayer de prendre quelques vifs...
Mais je n'ai pas le temps.
Nouveau départ qui fait fumer mon moulinet !!
Et nouvelle miroir dans le bout.
Par contre elle est nettement plus jolie. Je pense même quelques instants qu'il s'agit de la 12 d'hier.
Mais non, finalement celle-ci est plus petite.
Avec ses 8 kg, elle fait tout de même partie des plus belles piquées en cet endroit...
En voilà déjà deux en moins d'une heure, ça promet !!
N'ayant plus de touche, je m'occupe avec les goujons et autres spirlins qui semblent assez affamés eux aussi en cette belle matinée.
Midi approchant, je décide de casser une petite graine...
C'est au moment où je termine mon dessert que mon détecteur me fait sursauter.
C'est reparti.
Je vois très vite les écailles d'une commune filer comme l'éclair sous la surface en direction de la veine de courant central. Ne pouvant l'emprunter jusqu'au bout par manque de fond, elle doit se résigner à faire machine arrière. Après quelques nouveaux rushs, elle se calme et se laisse déposer dans l'épuisette. Celle-ci fait fait 5.5 kg et n'a jamais été piquée auparavant elle non plus.
Je commence réellement à me demander combien il peut y avoir de carpes différentes dans ce trou d'eau car il n'est pas si vaste que ça.
Bref, tant qu'elles mordent après tout...
Je relance et continue de m'amuser avec la friture en parallèle.
Les bips sont quasi incessant sur les cannes mais je ne peux ferrer. Excédé par ces fausses alertes, je me place à côté des cannes, fermement décidé à ferrer dès que je vois le scion bouger.
Après plusieurs tentatives infructueuses, je finis par piquer un nouveau poisson !
Je ramène alors très vite un nouveau chevesne qui semble apprécier aujourd'hui encore les graines...

Je le remets dans son éléments et attends la suite.
Je n'attendrai pas longtemps puisqu'à peine 20 minutes plus tard j'aurai une nouvelle touche.
Et cette fois ce n'est pas un chevesne, il s'agit bien d'une nouvelle carpe dans le bout...
Quelle place quand même !
Elle n'opposera pas trop de résistance, comme si elle était résignée. Pourtant cette nouvelle commune ne présente toujours pas de piqûre, on ne peut donc pas dire qu'elle soit habituée...
Ce doit être la sœur jumelle de la précédente, à 100 grammes près avec ses 5,6 kg !
Et ce qui va suivre fait partie des phénomènes improbables de la pêche...
Je remets donc à l'eau cette jolie commune et relance immédiatement, mes graines étant intactes.
Je m'assure, comme toujours, que le plomb et le montage sont bien posés proprement sur le fond en donnant un léger à-coup ... et reçoit ce que j'apparente à un coup de gueule en retour !!
Forcément surpris, je ferre tout de même à tout hasard... et constate que j'ai bien un poisson dans le bout !! Je rigole tout seul de ce qui m'arrive et ramène un ... hotu.
Ça vaut bien une petite photo !
Mais bon, celui ci n'a pas mordu, il s'est harponné par la pectorale.
La pêche réserve quand même de bien drôles de surprises...

En tout cas cela fait trois poissons différents en une demi heure, c'est plutôt plaisant.
L'après midi sera toutefois beaucoup plus calme avec seulement deux prises : deux communes de 3,8 et 3,4 kg, la première n'attendant pas que je la prenne en photo ...


En tout cas cette journée s'achève sur une nouvelle note très positive puisque j'aurai fait 6 nouvelles carpes, 1 chevesne et un hotu...
Si je fais le bilan, cela fait pas moins de 22 carpes prises ici...
Comme on pourrait le dire sur un réseau social fort connu, j'aime.




dimanche 6 octobre 2013

Dimanche 6

Après la folle partie de pêche du 26 octobre j'avais hâte de revenir déposer mes lignes dans l'Ouche...
Arrivé sur place somme toute assez tard, je termine de m'installer vers 10h00.
Les premiers bips ne se font pas attendre bien longtemps mais ils ne sont pas assez francs pour tenter un ferrage.
Midi approche et toujours pas de départ... je commence à me poser des questions...
Mes doute s'estomperont finalement assez rapidement avec un premier réel départ aussi soudain que fulgurant !
Je tiens (enfin) la première de la journée.
Par contre elle n'a pas l'air très grosse... Cette première impression sera très vite confirmée, l'eau étant particulièrement claire. Je découvre une petite commune qui ne mettra pas très longtemps avant d'accepter son sort et de poser pour la photo...


Avec ses 2,4 kg, c'est la plus petite de toutes celles sorties ici... mais pas la plus moche !!
On commence donc doucement la journée.
Je mets deux nouvelles graines de maïs accompagnées d'une graine de lupin, et c'est reparti.
Mon estomac réclamant famine, je casse la croûte. Enfin j'essaie car j'ai de nombreux faux départs, la plupart se soldant par des ferrages dans le vide, les autres se terminant dans les cailloux du fond...
Misère on ne peut même pas manger tranquille !
C'est autour de 13h00 que j'ai un nouveau départ, un vrai cette fois. Mais je suis vite déçu car si le poisson est bien dans le bout, il ne s'agit que d'un gros chevesne...
La gourmandise de ces poissons m'épatera toujours.
Ma seconde canne restant muette depuis ce matin, je décide de la changer de place et de la rapprocher du bord, tout près de la veine de courant. J'arrose l'ensemble d'une pelletée de graines et je termine mon repas...
Un peu moins d'une heure plus tard, elle déroule !
Eh ! Eh ! J'ai eu bien fait de changer de stratégie...
Je saisi la canne et ferre. Sauf que cette fois ce n'est clairement pas la même musique !! A peine ferrée, elle me prend 10 mètres de fil et fonce tout droit dans les pierres sans que je puisse faire quoique ce soit. Visiblement, il y a du lourd dans le bout ! Malgré la clarté des eaux, impossible de la décoller du fond et je ne parviens toujours pas à la voir. Elle tourne alors en rond dans le remous, enchaînant accélérations et changements soudains de direction. Je me contente de suivre ses mouvements sans trop forcer car j'aimerais quand bien voir à qui j'ai affaire... Un premier bouillon monte alors à la surface, et quel bouillon ! Cette fois c'est sûr, elle est belle. Au deuxième bouillon, je devine une superbe caudale bien orange au diamètre prometteur... La voici désormais qui se présente à deux mètres du bord, c'est une miroir. Une très belle miroir. Pourvu que mon bas de ligne tienne bon, je veux trop savoir combien elle pèse ! C'est finalement au bout d'un gros 1/4 d'heure que je parviens à déposer ce splendide spécimen dans les mailles de mon épuisette.
Je jubile.
J'installe délicatement la mémère sur son tapis de réception et m’empare du peson avec fébrilité...
Avec ses 12 kg, elle n'est pas aussi grosse que je le pensais - voire l'espérais - mais dieu qu'elle est jolie!!


Ces poissons de rivière ont des couleurs vraiment splendides faisant passer leurs cousines de bassins pour de pâles copies livides....

Malgré une séance photo assez longue, elle n'aura aucune difficulté à repartir !


Yessssssssssssssss ! Quel beau coup de ligne.
Je reprends doucement mes esprits et c'est reparti !
Les touches se font désormais rares et je me dis qu'elles commencent à se méfier...
J'ai beau relancer, amorcer, changer de zone, plus rien ne se passe pendant plus de deux heures.
Jusqu'à 16h30, heure du goûter...
Nouveau départ, toujours aussi fulgurant. Point de 12kg cette fois ci dans le bout, c'est beaucoup plus petit bien que très nerveux. Et en effet, c'est une nouvelle petite commune qui a craqué sur mon désormais célèbre mélange maïs/lupin.
Avec ses 4,3 kg, elle fait vraiment alevin à côté de la précédente.
La suite sera hallucinante.

Avec un départ tous les 1/4 d'heure, j'aurai du mal à suivre et je laisserai malheureusement pas mal de montage dans les rochers du fond !

Malgré cela, je sortirai deux nouvelles carpes, l'une miroir et l'autre commune, de 5 kg chacune.



Et c'est la mort dans l'âme que je serai obligé de partir manquant de graines pour continuer de pêcher !!!
Quelle journée encore, ce coin est purement incroyable...
Ne bossant pas demain, j'ai bien l'intention de revenir !