mardi 30 juillet 2013

Mardi 30

Il fait à nouveau très chaud aujourd'hui, je me dois de trouver une place à l'ombre.
Après être retourné dans le canal hier suite à ma partie de pêche de Dimanche et y avoir subi un beau capot, je ne peux rester sur un tel échec.
Je récidive donc aujourd'hui mais sur la berge d'en face, celle ci étant nettement plus ombragée.
Mais la fraîcheur (tout est relatif) ça se mérite : je dois au préalable passer une bonne demi-heure à élaguer des places pour pouvoir y installer confortablement mes cannes.
Une fois l'opération réalisée, je tends mes lignes : 2 à 20 cm du bord (pour être descendu dedans, j'ai pu constater qu'il y a au moins 1,40 d'eau à cet endroit, l'eau m'arrivant sous les bras...) et l'autre tout près de la rive d'en face.
Les bateaux ont du passer en nombre ce matin, les paquets d'herbes sont (trop) nombreux à la surface et la pêche est difficile.
L'après midi s'écoule tranquillement et seuls quelques gardons et un certain nombre de perches soleil viendront goûter mes pinkies sur ma canne au coup jusqu'à ce qu'une jolie petite tanche décide de faire varier les plaisirs...



Alors que les touches commencent visiblement à être un peu plus nombreuses, un nouveau mouvement d'eau m'annonce l'arrivée d'un nouveau bateau...
Misère, je suis obligé de retirer ma ligne d'en face.
Je décide alors de la ramener juste à côté de l'une des deux autres et m'assure de déposer le montage sur une zone bien dure.
Le bateau passe et j'avoue avoir la flemme (!!) de relancer en face.
Les nombreux paquets d'herbes en surface s'agglomèrent alors et le vent soufflant de face ne trouve rien de mieux que de tout me ramener au bord...
Mes lignes sont ainsi entourées de gros paquets bien compacts mais je me refuse pour autant à tout remonter de crainte de déranger l'arrivée d’éventuelles carpes...
Deux heures s'écouleront et je commence à perdre espoir malgré les quelques bips sporadiques dus aux mouvements des paquets d'herbes.
Mais soudain le premier bip s'enchaîne très vite avec un bip continu !

Yessssssssssssssssss, ça déroule !!
Et là encore, comme Dimanche, quelle ironie du sort : la canne qui déroule est celle que j'ai ramené d'en face et que je n'ai pas eu le courage de relancer !
J'ai juste à m'emparer de ma canne, le poisson étant déjà largement ferré vu la tonne d'herbe coincée dans mon fil. Alors que je donne le premier coup de manivelle, la bête réagit au quart de tour en me mettant un rush monstrueux et en me reprenant 10 fois plus de fil que ce que je venais de tenter de rembobiner. La vache, y a du lourd !! Je me prends à rêver : il s'agit peut-être de l'une des grosses que j'ai vu quelques jours auparavant ... Mais le poids est trompeur : les herbes sont nombreuses dans mon fil et elles alourdissent considérablement l'ensemble.
Je tente de me débarrasser de ce lest inutile tout en croisant les doigts pour que le fil tienne bon !
J'arriverai à me dégager de ces encombrants végétaux et rependrai contact avec celle qui décidera alors de montrer ses premières (grosses) écailles : c'est encore une commune, et une belle !
Je la vois tout de suite bien plus grosse que celle de Dimanche dernier et mise sur une 13/14 kilos...
Mais l'eau est souvent trompeuse et lorsque je finirai par mettre ce superbe fish au sec, mon peson m'affichera un "petit" 10 kilos.
Incroyable.
Elle pèse exactement le même poids que l'autre et je commence même à me dire que c'est la même ! Mais un examen rapide  de la bouche fait immédiatement tomber toute forme de doute, celle ci n'a jamais été piquée, ou alors il y a tellement longtemps qu'on n'y voit plus la moindre trace.




Ce bief m'ouvre ainsi bien des perspectives et je pense que je vais le prospecter pendant un bon moment car il y a beaucoup, mais alors beaucoup plus gros à y prendre...
Mais ceci attendra quelques jours car pour l'heure, il va falloir songer aux préparatifs de départ en vacances !






dimanche 28 juillet 2013

Dimanche 28

Après la chaleur étouffante de ces deux derniers jours, les orages ont naturellement éclaté.
En ce dimanche matin, il ne faut pas être tout a fait fini pour décider de partir à la pêche, le ciel déversant des centaines de litres d'eau à l'heure !
Mais quand on aime...
J'arrive autour de 13h00 le long du canal et tend mes cannes sous des trombes d'eau.
Rodolphe devant me rejoindre, je lui prépare un spot.
Point de pêche au coup dans ces conditions, il pleut vraiment beaucoup trop fort.
Ce temps de chien dissuade finalement Rodolphe qui préfère rester au sec...
Misère, et je viens de balancer un demi-sceau sur son coup.
Dans ces conditions je mets une canne ; après tout autant profiter de cet amorçage.
Je me réfugie ensuite dans la voiture et attends en usant et abusant de ce merveilleux objet qu'est le Smartphone...
Le tonnerre gronde et la pluie ne faiblit pas, mais alors pas du tout !! 
Alors que je suis à moitié dans le coltard, ma centrale bip une fois : j'ouvre une paupière, puis les deux et bondis de la voiture alors que le bip s'emballe et ne s'arrête plus !
Je déroule !!!
Sous des trombes d'eau je me précipite sur ma canne et ferre : yessssssssssssss, c'est dans le bout !
Je savoure l'instant car piquer une carpe dans le canal n'est paradoxalement pas chose aisée.
De plus, elle n'a pas l'air vilaine.
Je déguste ce combat comme si c'était ma première carpe et laisse la mémère se défendre en douceur.
Le premier bouillon révèle de grosse écailles dorées, c'est une commune.
Un bonne dizaine de minutes plus tard, je dépose ce superbe poisson dans l’épuisette et file alors préparer tapis, filet, peson et .... appareil photo (sans oublier le parapluie) !
Cette splendide commune n'a jamais été piquée, elle est magnifique.
Avec ses 10 kg, elle n'a rien d'exceptionnel mais dieu qu'elle fait plaisir !!!






Mère nature m'a finalement récompensé de mon abnégation...
L'ironie du sort fait également que ce poisson aurait certainement été pris par Rodolphe car il a mordu sur son coup !
Comme quoi.
Le temps se clamant autour des 20h00, je sors ma petit canne au coup l'histoire de et fait quelques jolis poissons dont ce gardon aux couleurs chatoyantes.



Les bips continuent sur la canne à succès du jour et je pense à des brèmes.
Sauf que je vois de loin mon scion qui bouge quand même pas mal...
Après deux ou trois fausses alertes, les bips insistent : je me lève et me dirige vers ma canne ; je découvre alors mon fil qui s'agite et  mon scion qui plie nerveusement même si mon fil ne sort pas du moulinet... Je ferre tout de même à tout hasard : bingo !
C'est dans le bout ... mais ce n'est pas très gros.
Je vois immédiatement qu'il s'agit d'un carassin.
Alors certes ce n'est pas très gros sur une ligne à carpe mais celui est tout de même pas vilain pour sa catégorie !
Le peson me confirmera cette impression car il fait tout de même 1,2 kg !


Je ne ferai plus rien par la suite et c'est dans le calme retrouvé que le jour décline petit à petit....


Bien qu'il fasse environ 20 °, le canal fume comme en fin d'automne....
A 22h30 je plie bagages comblé par le déroulement de cet après midi dantesque.



samedi 27 juillet 2013

Vendredi 26 et Samedi 27

Une pêche de nuit était prévue à l'Etang ce week-end, Manu m'ayant demandé si je l'a faisais, je me suis alors dis pourquoi pas...
C'est donc vers 14h00 que je prends possession de notre poste et m'installe peinard sous un soleil de plomb (37° ça pique un peu...).
Quelques litres d'eau plus tard, je me décide à pêcher au coup l'histoire de tuer le temps.
Bien m'en a pris car je ferai quelques gardons, de la perche et des brèmes.
L'après midi défile très vite et il n'est pas loin de 20h00 lorsque j'ai un départ contre toute attente !
Le soleil, toujours très chaud mais déclinant, se reflète dans une eau qui doit friser les 26 ° ce qui a pour conséquence de me procurer une double cuisson intégrale.
Le combat ne durera pas très longtemps, la pauvre étant particulièrement mutilée : dorsale abîmée et caudale atrophiée...


Cette miroir pèse 7,5 kg et ouvre ainsi le bal de cette session.
Elle marque également l'arrivée du Manu !
Celui ci prendra son temps pour s'installer, le soleil n'étant pas son meilleur ami...
La nuit sera très calme mais la chaleur toujours présente (25 ° à minuit !).
Après une courte nuit passée à la belle étoile, nous serons réveillés par 5 malheureuses gouttes qui n'auront eu pour seule vertu que de nous sortir de nos rêves de carpes records ...
Le soleil montant derrière les arbres, la journée s'annonce chaude. Extrêmement chaude.
A 11 heures je décide de tout remballer et file dans le canal tout proche.
Les VNF n'ayant pas fait ce qu'ils sont censés faire, à savoir entretenir les berges, je passe 1/2 heure à élaguer deux postes pour installer un spot à Carpes et une zone au coup.
Je me retrouve alors à pêcher au milieu de roseaux de plus de 2 mètres entouré de graminées qui m'arrivent aux épaules... ça a le mérite de rendre exotique cette partie de pêche...
Un vent de gros malade se met alors à souffler et je commence à être passablement inquiet du claquement des branches au dessus de ma tête...
En plus les touches sont très rares.
La nuit précédente ayant été très courte, mes paupières s'alourdissent vites...
Je suis partant pour un petit somme mais le vent m'en empêche....
Je retourne alors pêcher au coup et balance quelques boulettes d'amorce (psychologiquement ça rassure !).
Les ablettes et les rotengles réagissent très vite mais c'est une superbe petite tanche qui retiendra toute mon attention !



Ce bief est décidément bien surprenant...
Les carpes, bien que nombreuses dans les herbiers, resteront indifférentes à mes appâts et la fatigue aura raison de ma volonté vers 18h30...
Sur le chemin du retour, je découvre un ciel de plus en plus sombre plein ouest et me dis alors que la nuit risque d'être (très) agitée...


mercredi 24 juillet 2013

Mercredi 24

Toujours en quête de nouveaux lieux de pêche, je tente un nouveau bief du canal : celui ci est splendide, ultra-sauvage et m'offre surtout la possibilité de pêcher..... à l'ombre (avec 37 ° au soleil, c'est vital...).
Je pêcherai environ 5 heures sans succès et ne verrai surtout aucun poisson significatif même si le fond est particulièrement fouillé....
J'abandonne donc et décide d'aller rejoindre le Yann dans notre bassin.
J'arrive aux alentours de 15h00 et tends mes trois cannes : maïs, bouillette, noix tigrée.
A 16h15 j'aurai la première touche.
Je suis à plus de 50 m de mes cannes à discuter avec le Yann, je ne me fais guère d'illusions pendant mon sprint convaincu que je vais découvrir mon fil filant droit sous les branches...
Mais pour une fois (la première je crois !), elle a décidé de filer droit vers le milieu !!
Le combat est alors beaucoup plus facile à gérer d'autant que je rentre dans l'eau pour l'occasion (wouaah, elle fait au moins 26 ° !).
10 minutes plus tard, je mets au sec une miroir d'un fort beau gabarit mais bien maigrichonne pour sa taille avec ses 8,100 kg...

  On en profitera pour faire quelques photos de la remise à l'eau, instant toujours magique..
 



Je ne ferrai plus rien de la soirée bien que je resterai jusqu'à la nuit....
Demain, direction le canal à nouveau, cette fois encore sur un autre bief...

vendredi 19 juillet 2013

Vendredi 19

Après la très belle surprise d'hier à l'Etang, je décide de me rendre dans le canal.
Ayant vu de très belles carpes ces derniers temps dans un des biefs, je me dis qu'après tout pourquoi ne pas y tenter ma chance ?
Je me pose donc vers 11h00 sous l'ombre bienveillante d'un Noyer et installe mes cannes.
Je n'en mets que trois et garde la quatrième pour pêcher un peu au coup.
Les biefs des environs étant infestés de chats, c'est donc sans surprises que ma première prise voit un moustachu sortir de l'eau...
J'en prends trois / quatre d’affiliée et me dis alors que ça promet...
Tandis que j'ai quelques bips sans suite sur mes cannes à carpes, voici une nouvelle touche à l'asticot.
Je ferre et là, ce n'est plus la même musique !
Ma petite canne de 4 mètres plie sévère et mon 12 centième me paraît immédiatement un peu juste !
Je sens des coups de têtes bien nerveux et pense alors à un petit carpeau.
Aux premiers remous je découvre alors non pas une petite carpe mais un carassin !
Quelle bonne surprise !!
Les brèmes font alors leur apparition avant le prise d'un nouveau carassin.


Je continuerai de sortir un ou deux matoux mais je vais surtout m'amuser avec les brèmes et quelques jolis gardons au bon vieux blé des familles !
En fin de journée, au moment de sortir la bourriche je me rend compte qu'elle pèse lourd. Très lourd.
Je ne peux m'empêcher de sortir le peson et découvre sous mes yeux ébahis un poids de plus de 10 kg (sans compter le poids de poissons chats qui sont dans un sceau à part...) !



Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas fait une telle partie de pêche au coup, le tout à 3 mètres du bord !
Comme quoi, le canal, finalement peu pêché, réserve de très belles surprises même si en ce jour, les carpes n'ont fait que rôder autour de mes cannes à part une que j'ai ferré trop tôt...

jeudi 18 juillet 2013

Jeudi 18

L'heure des vacances a enfin sonné !! C'est parti pour un mois de pêche (enfin presque...)...
Pour cette première journée, je décide de retourner à l'Etang communal malgré les nombreux capots qui s'y font depuis les inondations de début mai.
Ayant acheté de nouvelles graines suite à mes mésaventures avec mon ancien mix, me voilà avec un mélange Maïs / Blé / Lupin  tout beau tout propre !
Je mets une première canne au Maïs à deux mètres du bord et fait de même avec la seconde un peu plus loin.
Persuadé que je vais faire un gros capot, je ne me fais guère d'illusions.
Et pourtant...
J'entendrai assez rapidement deux premiers bips.
Le vent soufflant légèrement, je pense d'abord à lui.
Puis de nouveaux bips retentiront un peu plus tard, un peu plus prononcés que les deux précédents.
Je commence à avoir de sérieux doutes, le vent étant retombé.
Puis cette fois c'est parti. Par intermittence certes, mais c'est parti : le swinger fait ascenseur et ça tape dans le scion. Je m'empare de la canne et ferre.
Pêchant dans un mètre d'eau, un énorme bouillon à lieu au ferrage : je devine de grosses écailles bien dorées et mise immédiatement sur une commune. Une très belle commune.
Le poisson prend très vite le large et je ne peux rien faire... frein serré, le moulinet déroule, déroule....
Je vois alors un second bouillon dans lequel surgit une dorsale bien caractéristique : ce n'est pas une carpe mais un Amour Blanc !  Et un balaise !!
Je prend conscience à ce moment là que l'affaire va être compliquée : l'épuisette est à 20 mètres, le tapis de réception, le peson et le sac qui va avec ainsi que l'appareil photo sont .... dans la voiture !!
Et pendant ce temps le pépère me mets des rushs comme seuls les Amours Blancs savent en mettre !!
La canne - pourtant  bien raide - plie à tout rompre et je suis sûr que je vais casser.
La zone étant particulièrement dégagée, je le laisse alors me prendre autant de fil qu'il le souhaite et rembobine dès que je peux.
Arrive alors l'instant où je dois aller chercher mon épuisette...
J'attends le plus longtemps possible pour fatiguer au maximum le pépère et .... pose la canne au sol moulinet grand ouvert !!
Je fonce dans la voiture, récupère tout ce que je peux et me précipité à nouveau vers ma canne en espérant que le poisson est toujours dans le bout.
Bingo, il est toujours là !
Cette fois ce serait vraiment dommage que ça se finisse mal.
Je savourerai alors le combat et prendrai tout mon temps avant de parvenir à mettre au sec, après une bonne demi heure, ce qui allait s'avérer être le plus gros spécimen que je n'ai jamais fait....

Amour blanc : 14,2 kg (au moins car le peson déconnait...).




Quelle superbe surprise pour ce premier jour de vacances !
Après la 18 kg du 22 avril, voici un Amour Blanc de + de 14 kg, l'Etang me réussit finalement pas trop mal cette année même si les prises ne sont pas très nombreuses...

Le seul point noir de cette journée a été l'heure qui a suivi la remise à l'eau.
Le pépère, sûrement exténué par son combat et son séjour hors de l'eau, a passé une bonne heure à nager en long, en large et en travers dans l'étang sur.... le dos !!
Il m'a réellement fait flipper.
Mais tout s'est bien terminé puisqu'il a fini par retrouver ses esprits et disparaître sous la surface...
Ouf !

Allez, demain je tente les carpes du canal...

dimanche 7 juillet 2013

Dimanche 7

Après un nouveau capot retentissant durant notre nouvelle tentative de pêche de nuit cette fois en canal, je me retrouve seul à prendre la direction de notre bassin avec l'espoir de toucher un peu de poisson.
Le beau temps et la chaleur s'installant enfin, les places commencent à devenir difficiles à supporter toute la journée car elles sont largement exposées au soleil l’après-midi... Je me dis alors que si ça ne mord pas, je rentrerai.
J'installe donc trois cannes : deux à la graine au bord et une un plus loin à la bouillette (RS1) ; je tente ma chance au coup avec la 4ème.
J'arrose copieusement à la graine sur une zone que je connais bien pour son efficacité...
Mais la première touche a lieu très vite et c'est à la bouillete !
Je n'ai une nouvelle fois pas le temps de comprendre ce qui se passe que je me fais casser...
Bon. On dirait que ça commence très fort.
Une fois réparé, on prend les mêmes et on recommence.
Pendant ce temps là, le coup reste désespérément muet. Souhaitant tenter ma chance au vif, je décide alors de partir dans un racoin et touche rapidement une petite perche, puis des rotengles.
N'ayant plus d'asticot, je retourne esché à ma place et repars prendre des vifs.
Je n'ai pas le temps de faire 3 mètres que je déroule.
Je bondis sur ma canne et bride immédiatement un poisson qui fonce bien entendu droit dans les branches.
Elle en ressortira péniblement et je découvre alors une jolie commune de 6,5 kg.


Well, le capot est sauf !
Je relance rapidement avec une nouvelle poignée de bouillettes autour et c'est reparti pour un tour.
Je n'attendrai pas deux heures avant le prochain départ.
Cette fois j'ai la sensation de tenir un croisement entre un porte avion et un sous marin nucléaire !.... Les coups de têtes sont monstrueux, les rushs sont à deux doigts de m'arracher la canne des mains, je suis convaincu que c'est du gros. Du très gros même.
Bien entendu elle fonce droit dans l'amas de branche mais je parviens à l'en empêcher.
Je perçois un premier remous mais il n'a rien d'impressionnant... au second je découvre une nouvelle commune .... plus petite que la précédente.
C'est pas possible.
Comment peut-elle être aussi balaise ??!!!
Je finirai par la mettre au sec et le peson peine à atteindre les ... 4,9 kg !!



Mais qu'est ce que ces carpes mangent dans ce bassin pour avoir une telle puissance ???
Après la miroir de l'autre jour, voici que cette commune me livre un nouveau combat titanesque...
En tout cas cela fait trois touches en 4 heures, c'est pas mal.
Ayant mes vifs, je tends une ligne l'histoire de tenter ma chance à tout hasard....
Je relève alors ma canne au maïs qui reste désespérément muette et commence à me poser beaucoup de question sur mon mix de graines... Ayant récupéré un sceau de ce que je pensais être des graines de colza, je les avait incorporées au maïs, au blé et aux lupins. Sauf que depuis que j'ai ce mélange, je n'ai plus une seule touche. Étrange quand même.
C'est alors que j'ai un affreux doute... et si au lieu d'être des graines de colza il s'agissait en fait de graines de moutarde...
Il ne m'en faut pas plus pour décider de me débarrasser de cette mixture et de passer à autre chose...
Je tente alors une bouillette à la banane que je lance à une bonne cinquantaine de mettre près d'un arbre écroulé dans l'étang. J'arrose la zone de quelques bouillettes et me dis qu'avec un peu de chance, ça va l'faire !
Et en effet, ça l'a fait !
Deux heures plus tard, c'est parti !!
Cette fois le poisson est relativement loin, ce qui lui donne de nombreuses opportunités pour me fausser compagnie... Mais curieusement elle ne tentera pas grand chose et se laissera même ramener relativement tranquillement près du bord. C'est seulement une fois qu'elle verra l'épuisette qu'elle se réveillera !!.... Et là, je mettrai un moment tout de même avant de pouvoir la déposer sur son tapis de réception.
 Cette troisième commune de la journée fait 6,6 kg.
Elle laissera une grande quantité d'une espèce de bouillie rouge sur le tapis, bouillie qui n'est autre que le reste de mon amorçage à la RS1 40 mètres plus loin !
Comme quoi elles bougent pas mal... et sont particulièrement gourmandes !!

Fatigué par la pêche de nuit de la veille, je ne demanderai pas mon reste et plierai bagages à 18h00...