Après avoir tenté ma chance dans le Serein la veille et m'être trouvé face à une rivière en crue (faut le faire fin Août !), je me rends sur les berges de l'Armançon pour une mini-partie de pêche de 4h00...
Autant dire que j'y vais plus pour prendre l'air que dans l'idée de faire un carton !....
C'est donc dans un célèbre coude de la rivière (localement célèbre j'entends...) que je me pose, non pas sans une certaine nostalgie puisque c'est dans ces coins là que j'ai fais mes premières armes !....
Je balance ce qui me reste de maïs/blé/chenevis (encore 4 bons kilos quand même !) et mes 4 cannes se retrouvent rapidement tendues : 2 à la graine, 2 à la bouillette.
A peine ai-je le temps de m'allonger pour effectuer une petite sieste (!) que celle au maïs boosté tutti s'agite sévèrement !
Le temps de réaliser, je vois un "V" à la surface et ma canne plier méchamment bien que la bobine déroule normalement.... Je saute dessus et constate qu'il y a du gros matériel au bout ! Et bien sûr, elle fonce direct dans les nénuphars...
Bon, cela ne m'affole pas plus que ça puisqu’habituellement en Saône, ça finit par venir.....
Sauf que cette fois elle a fait pas mal de tours...
Je la vois, c'est une superbe commune : 12 bons kilos à vue de nez !
Je tente de me démêler des feuilles de nénuphars mais constate que ce n'est pas aussi simple que je le pensais...
Je relâche le fil complètement l'histoire de voir si elle se défait d'elle même.
Bingo ça marche ! .... le temps de retourner dans le paquet d'à côté.....
Et alors là, elle est bien entortillée ! Je tente donc une manœuvre aussi désespérée que risquée en tirant le fil en bout de canne, l'histoire de découper les tiges de nénuphars.
Erreur fatale.
J'apperçois alors un vague remous à mes pieds et constate que le fil est totalement détendu... c'est mort, elle m'a cassé.
Misère !
Je peste après ma connerie et refais un montage.
Je remets du maïs - après un petit trempage dans le Tutti - et relance.
1h30 plus tard, c'est repartit !
Le scénario est le même : gros rush direct dans les nénuphars et ... plus rien ne bouge.
Je lâche du fil pour la faire ressortir d'elle même : même topo que sa copine !
Cette fois je me dis que je vais faire autrement.
Pouvant circuler aisément sur la berge, je me mets bien face à la mémère, ce qui me permet d'appercevoir une jolie miroir.
Je me trouve à 1 bon mètre au dessus de l'eau avec un tapis de nénuphars et une cinquantaine de centimètres d'eau...
Je décide alors de poser la canne, tomber les fringues et de sauter à l'eau.
Je file à travers les nénuphars la canne en main et me rends rapidement compte que je suis obligé d'avancer...
Le fond est (très) mou et l'eau m'arrive rapidement sous les bras...
Je finis par faire sortir la carpe des nénuphars et constate ... que j'ai laissé l'épuisette sur la berge !
Je vous épargne le flot d'insultes que je me suis asséné et retourne donc chercher l'objet...
Bien évidemment, au retour, ma jolie miroir s'est fait une joie de s'entortiller à nouveau dans les nénuphars...
C'est donc reparti pour des séquences de démêlage tout en croisant les doigts pour qu'elle ne se décroche pas et pour que ça ne casse pas !
Je fini - enfin - par la mettre dans l'épuisette et me voilà contraint d'escalader la berge : pied nus dans la boue à un mettre en dessous le bord avec une canne dans la main et l'épuisette dans l'autre, c'est du sport !
J'arrive à m'en sortir et mets donc au sec une très belle miroir au poids conséquent.
Le peson affichera toutefois un petit 12kg800 qui me laissera sur ma faim car je la voyais vraiment plus lourde d'autant qu'il faut en déduire le poids du tapis de réception...
M'enfin heureux quand même car deux poissons en 3h30 de pêche, c'est plutôt génial !











