dimanche 15 mars 2015

Dimanche 15



Après ma folle journée de la veille, j’opte pour une pêche un peu plus reposante : direction l’Étang et ses carpes…

Un peu fainéant, je ne pars qu’en fin de matinée.
Tendu autour de midi, je profite d’une douceur étonnante pour cette mi-mars et prend un bain de soleil.
Et c’est au bout d’une petite heure que j’aurai ma première touche !
Décidément, le maïs doux fait fureur en ce moment… 
Comme lors de mes dernières sorties, la mémère n’oppose pas une résistance trop importante et finit assez rapidement par se rendre.

C’est donc une commune de 7kg qui vient de craquer pour une brochette de maïs doux.

 
Plutôt encouragé par cette première prise somme toute plutôt rapide, je relance.
Mais les trois heures suivantes seront calmes. 
Très calmes. 
Trop calmes pour que je reste à cette place.
Je décide alors de remballer et tenter ma chance dans l’angle en face, au milieu des branches.
Il est environ 16h00 lorsque je déballe à nouveau le matériel.
Je tends une première canne à 2m du bord puis la seconde à peine plus loin au milieu des branches, conscient des risques encourus…
La place juste à côté me tendant les bras, je ne résiste pas plus longtemps et décide d’y poser deux autres cannes.
Alors que je déballe la première, les premiers bips se font entendre sur mes lignes tendues dans les branches… Déjà !!!???
Étonné, je reste sur le qui-vive.
Je finis toutefois de déplier mon autre canne et pars l’installer sur le poste d’à côté.
A peine tendu, j’entends mon détecteur s’emballer sur les autres cannes !
Je sprint en espérant qu’elle n’aura pas déjà fait 10 tours dans les branches et ferre par réflexe …. Dans le vide !
Et merde. Je me suis peut-être un peu trop précipité…
Je remets quelques graines de maïs, relance et reste juste à côté des cannes cette fois. 
Les scions n’arrêteront pas de s’agiter, souvent accompagnés de quelques bips mais pas de véritable départ pour autant. Je commence à me demander s’il s’agit bien de carpes….
Pas le temps de me poser trop question, je déroule à côté !!
Je sprint dans l’autre sens cette fois ci et bondis sur ma canne au moment où elle allait sortir de mon pique… Je mouline direct pour éviter qu’elle ne fonce dans l’amas de branche mais je déchante très très vite !! Ma Prowess, pourtant très rigide celle là, plie en deux comme un fétu de paille, je serre le frein autant que je peux et attend la casse…. Casse qui, je pense alors, sera rapide !
Je ramène alors ma ligne et me rend compte que j’ai tout simplement décroché…. Mais alors qu’elle monstre y avait-il là dans le bout ??? Rarement j’ai senti un poisson aussi puissant ici… 
J’ai à peine le temps de remettre une bouillette et de me retendre que je déroule à nouveau au maïs !!! Incroyable !!
Là encore, je m’empare de la canne, ferre et me fait tracter une dizaine de secondes avant de casser….
Woaaaoo… C’est quoi cette zone ??? Y a quoi la dessous ???
Frustré, interloqué et néanmoins sur-motivé, je mets un nouveau bas de ligne et relance.
¼ d’heure après c’est reparti ! Cette fois c’est plus petit. Beaucoup plus petit. Mais vu la zone, rien n’est gagné d’avance pour autant ! Et effectivement, c'est après un combat acharné et à la limite de la rupture que je parviens à extraire une jolie miroir des branches…

Celle-ci frise les 7 kg.
Une demi-heure plus tard, la canne eschée à la bouillette m’offre un nouveau départ !
Là encore, j’ai à peine le temps de l’empêcher de filer se réfugier dans les branches… Malgré ses nombreuses tentatives pour aller accrocher ma ligne dans ce fouillis végétal, j’arrive à la faire changer d’avis et prendre une direction beaucoup plus facile à gérer pour moi…
Au final ce sera une nouvelle miroir, petite (5 kg), qui viendra clore cette seconde partie d’après-midi particulièrement étonnante…

Après un samedi de folie, c’est donc un dimanche particulièrement chargé en émotions qui m’a été offert…

Quel week-end !! 

J’en redemande !


samedi 14 mars 2015

Samedi 14



Le deuxième samedi de mars est synonyme d’ouverture de la truite. Mais il est également l’occasion de voir une quantité affligeante de pseudo pêcheurs d’abord assoiffés à l’idée de remplir leur congelo puis généralement bien avinés après la pause repas… 

Bref, une horreur.

C’est pourquoi j’ai décidé en cette édition 2015 de partir loin, au fin fond d’une petite vallée du Morvan dont je tairai le nom ici…

Après avoir parcouru une centaine de bornes et observé ces traditionnels et pathétiques entassements de pêcheurs autour des mêmes trous d’eau, je finis par rejoindre mon objectif du jour.
Parti de chez moi avec 3°, je suis accueilli par un -2° des plus rafraîchissants…
Il est 7h30 lorsque je trempe mon fil dans l’eau pour la première fois.
Il est 7h32 lorsque les trois premiers anneaux de ma canne gèlent...
Malgré tout, j’aurai rapidement une première touche que je louperai lamentablement, les doigts encore engourdis et la tête pas encore totalement dans ma partie de pêche !
A 8h je toucherai mon premier poisson : chevesne ou vandoise, je ne suis pas totalement certain de ce que je viens de prendre…


Peu importe au final, je sauve la bredouille.
Une dizaine de minutes plus tard, je tape ma première fario !
Heureux comme un pape , j’immortalise l’instant et la rend à sa rivière.



Satisfait de cette première prise, cette ouverture 2015 est d'ors et déjà meilleure que celle de 2014...
Mais j'étais loin de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir...

Émerveillé par la beauté de ce parcours, je passe plus de temps à regarder et à écouter ce qui se passe autour de moi qu'à pêcher...
Arrivé dans les sous bois, les évènements vont alors se précipiter.
9h50, je fais une nouvelle farios.

 9h55...
 9h56...
 Elles sont là, au milieu de cette eau tumultueuse !
 10h57...
 11h11 celle là est vraiment toute petite !!

 11h28 : nouvelle truitelle aux couleurs extraordinaire !
La zone où je me trouve désormais est magique ! 
La rivière dévale entre les rochers au milieu des bois, c'est superbe...



Bien entendu, les truites sont bien présentes sur le secteur..


N'en revenant toujours pas, je décide de faire ma pause casse croûte au milieu de ce paysage idyllique !



L'après midi sera de la même facture et les truites toujours aussi affamées !

Je ferai aussi quelques rencontres plus inattendues dans ce décors de rêve..

Pas le moment de me casser une jambe donc....

Pendant ce temps là, la fête continue !






Il est alors temps pour moi de faire demi-tour, l'heure tournant et ma boîte de vers fondant à vue d'oeil...

Petite escale photo un fois de plus car je kiffe vraiment le coin !

Bien que pêchant à l'économie côté appâts, j'aurai encore l'occasion de m'extasier devant ces splendides poissons !








 La dernière doit être née l'année dernière...
Je clôturerai cette folle journée par un nouveau Chevesne avant de prendre la route du retour des images plein la tête...



Je tiens à préciser que toutes ces truites et truitelles sont retournées à l’eau, le no-kill étant la philosophie qui me guide au bord de l’eau….

Je rentrerai chez moi totalement épuisé par cette première sortie mais bien conscient que cette ouverture 2015 restera gravée dans le marbre !!

dimanche 8 mars 2015

Dimanche 8

Il faisait un temps splendide en ce second dimanche de mars, de quoi donner envie d'aller à la pêche !
 
L'ouverture approchant, il me fallait également penser à filer chercher quelques vers et préparer les cannes pour le 14...

Je charge donc la voiture avec les 3/4 de mon matériel (carpe, coup, anglaise et truite), prend ma bêche et décide de filer en bord de Saône.
Après une heure passée au milieu de prés encore imbibés d'eau et le triste constat d’une récolte peu fructueuse, je décide alors de gagner les berges de la rivière... et me rend très vite compte que ce n'est pas encore aujourd’hui que je ferai ma première partie de pêche en Saône de l’année, le courant étant encore trop fort.
Je change donc d'endroit et file dans un bras mort tout proche. Manque de chance, il y a déjà deux carpistes et la petite bise qui vient du Nord est des plus désagréables...
Demi-tour donc, direction la rive d'en face.
Cette fois je suis exposé en plein soleil, sans vent, c'est fort agréable. Le courant est un peu moins fort mais la rivière ne me cause pas.
Je ne la sens pas, point barre.
Je remonte donc une nouvelle fois en voiture et décide cette fois de prendre la direction de notre Étang.
J'arriverai finalement assez tard et je ne finirai de me tendre que vers 13h00.
Installé face au soleil, je sors le casse-croûte et fait le plein de vitamine D !
Manu m'appellera pour me demander s'il peut venir faire une petite sortie au leurre l'histoire de faire une revue d'effectifs avant samedi... Bien que nous soyons normalement fermés côté carnassier à cette époque, je me dis qu'au leurre, ça ne risque pas grand-chose (d'ailleurs je songe à soumettre au vote ce point de notre règlement...).
Max et sa moitié débouleront également pour les mêmes raisons ainsi que notre Neness qui viendra titiller les carpes à 2 mètres du bord, au milieu des branches, en mode stalking.
Bref, ce beau dimanche ensoleillé attire du monde !!
Ce sera autour de 15h30 que j'aurai mon premier départ sur la canne au maïs : tellement surpris, je ferrerai ... dans le vide !
Et merde ! Loupé.
Je relancerai au même endroit et arroserai de quelques graines supplémentaires en croisant les doigts pour la suite.
Quelques minutes après je verrai des fouilles particulièrement encourageantes !
Rodo déboulera en touriste dans la foulée avec deux de ses enfants, frustré de ne pas pouvoir pêcher.
Alors que nous étions en pleine discussion, nous entendons Céline appeler Max en catastrophe : elle vient de piquer un bec ! Située à l'opposé, je ne ferai malheureusement pas le tour pour voir le spécimen mais grâce à cet ustensile merveilleux qu’est le portable ( !), je découvrirai un joli bec de 65 cm !
Pas mal.
Manu, dans son coin, est moins chanceux...
Il est alors autour de 17h00 lorsque je déroule à nouveau.
Cette fois c'est bien piqué et c'est parti pour un rush de malade au milieu des branches ! Vu la violence des coups de têtes, elle ne doit pas être très grosse. Par contre, quelle santé ! Surtout à cette époque dans une eau encore bien froide...
Et ce sera donc une miroir de 5,7 kg qui finira par s'échouer dans mon épuisette et lancer une saison qui, du reste, ne s'est pour ainsi dire pas arrêtée !



Plutôt content donc.
Bien qu'il soit assez tard, je décide de remettre 4 grains de maïs et de relancer au même endroit arrosant au passage de quelques nouvelles graines.
Rodo prend congé, Max, Céline et Néness sont également sur le départ lorsque j'entends cette fois Manu s'agiter en face !
Je regarde à travers les branches et voit des remous au bord. Manu lance alors à qui veut bien l'entendre "C'est un Saaaaandre !!".
Yeaaaaah ! Je saisi l'appareil photo et cette fois je fais le tour en courant.
Manu prendra son temps pour le sortir (ce qui m'arrange bien...) et mettre au sec un Sandre de 51 cm bien proportionné aux couleurs flatteuses pour un poisson de gravière.
Décidément ce dimanche est plein de (bonnes) surprises.



Satisfait de sa prise, Manu est plus que jamais motivé à se mettre très sérieusement au leurre !
C'est sûr que deux fishs en l'espace de 3 heures, c'est encourageant.
Le soir s'installe désormais doucement et je commence à remballer mes affaires laissant juste mes deux cannes à carpe et mon épuisette.
Je jette mes derniers grains de maïs et m'apprête à plier lorsque mon moulinet déroule une dernière fois !!
Là encore, dans la précipitation, je ferrerai ... dans le vide !
Misère ! Et cette fois je n’ai plus de maïs, je suis donc contraint de remballer...

Finalement, ce dimanche au début un peu chaotique, s'est conclu sur une note très positive même si au final, j'aurais, pour ma part, pu faire beaucoup mieux !
Le soleil s’est désormais couché et le ciel s'embrase de mille feux comme pour me souhaiter une bonne fin de journée...