dimanche 15 juin 2014

Samedi 14 et Dimanche 15



Manu, Ramzy et moi avons enfin trouvé une date pour nous faire une petite sortie de nuit en ce week-end des 14 et 15 juin.
Comme souvent dans ces cas-là, c’est en milieu d’après-midi que nous prenons possession des lieux l’histoire de se tendre tranquillement et de préparer notre coup le mieux possible.

Bien entendu, certains auront fini beaucoup plus tôt d’autres…

Les heures s’écoulent et il est plus de 21h00 quand Manu a enfin terminé de poser sa ligne à silure avec sa bouée, son fil cassant et son carassin en guise de  vif.
Les quelques bips éparses de mes cannes témoignent d’une certaine activité sur mon coup mais rien de très significatif…
L’apéro se prolonge autour du feu et il fait désormais bien nuit...
C’est autour de 23h que Manu a un départ de fou !
Le temps de bondir vers les cannes (enfin bondir est un bien grand mot quand on parle de notre Manu !), il se met à hurler « C’est la canne à Siluuuuuuuuuuure !!! ».

Branle-bas de combat sur la berge, ça annonce une prochaine demi-heure riche en émotions…

Le pépère ramasse toutes les lignes du Manu dans une diagonale folle avant de revenir sur ses pas et d’assurer un sac de nœuds des plus merveilleux qui soit sur les lignes à carpes !...
Notre Manu hurlera en constatant les dégâts alors que Ramzy jubilera à l’idée du poisson qui se trouve à l’autre bout de la ligne…

Et moi pendant ce temps, je fais les photos…

Finalement le silure se présente à nous beaucoup plus rapidement que ce que j'imaginais, il n’est pas vilain mais on ne peut parler de monstre non plus !
Manu descendra le chercher à la main et déposera le spécimen sur la berge dans un élan de joie mêlé de colère à la vue de ses 4 lignes fusionnées en une seule !!


Ramzy fait des bonds partout, je fais les photos et Manu se met en tête de démêler ses lignes avant de s’occuper de son fish.
Manu quoi.
Finalement il abandonnera l’idée et nous ferons quelques photos de nuit, gardant les meilleures pour le lendemain.

Avec 1,60 m au collet et 30,00 kg ça fait déjà un beau pépère.


Alors que nous arrosons cette belle prise  avec Ramzy, Manu s’énerve à vouloir démêler coûte que coûte ses lignes plutôt que de profiter de l’instant.
Tant pis pour lui, nous on savoure !
Nous nous coucherons autour de 2h00 sans véritable touche sur les lignes à carpe et sans autre touche côté silure…
Ma nuit sera alors très courte puisque je serai réveillé à 4h30 par un départ au Maïs sur l’une de mes cannes.
La tête endormie, totalement dans le gaz et sans mes lunettes je parviendrai miraculeusement à ramener une miroir de 10,5 kg à la morphologie particulièrement étrange et dotée d’une énorme écaille latérale !...

Je la déposerai dans le sac de conservation et retournerai  me coucher.
Mais il était dit en cette nuit que je ne dormirais pas des masses car à 6h30 ma centrale me tirera une nouvelle fois des limbes pour me signaler un nouveau départ !
Cette fois c’est à la bouillette flottante Fruit Juice / Maïs que ça décolle !
Le combat est plus vif et j’ai beaucoup plus de mal à contenir les rushs de la belle que cette nuit…
Je parviendrai toutefois à mettre au sec une nouvelle miroir d’un peu plus de 10 kg, miroir nettement plus classique que sa consœur nocturne…


Ce seront les deux seules touches que j’aurai, les gaillards ne faisant pas mieux.

C’est alors en milieu d’après-midi que nous décidons de procéder à la séance photo avec Manu en guide de top model  !! …











Rendez-vous au prochain épisode...

lundi 9 juin 2014

Lundi 9

Nouvelle sortie à Rémilly en ce 9 juin.
Outre les quelques carpeaux, rotengles et autres gardons ayant craqués sur de juteux asticots, j'avais posé en ce lundi de récup trois cannes à carpes.
N'ayant eu aucune tape de la journée, je décide en fin d'après-midi de poser l'une d'entre elles à 3 m du bord sous un saule juste à côté de moi.
Une petite bouillette Tangerine/Fish de 10 mm accrochée dans le bout, j'arrose de quelques graines et bien sûr de quelques bouillettes.
Je n'attendrai pas longtemps pour avoir la touche.
Pas très franche, elle semble hésiter.
Je saisi tout de même la canne et ferre.
Bien évidemment son premier réflexe est de foncer droit dans les racines du saule !!
Je contrôle malgré tout la manoeuvre et arrive à lui faire changer d'avis dans un bouillon phénoménal.
Elle file alors au large avant de se résigner à foncer dans les branches au bord, cette fois côté opposé !
Mais il était dit que je serais en veine en ce jour et toutes ses tentatives se concluront pas un échec.
Je suis alors ravi de sortir de l'eau une miroir particulièrement jolie qui semble dépasser aisément les 10 kg !
Visiblement un poil optimiste, le peson m'affiche 10,7 kg.
Seulement.
Mais c'est pas bien grave, elle est quand même particulièrement jolie !




vendredi 6 juin 2014

Vendredi 6

Les jours étant particulièrement longs en juin, quoi de mieux qu'une petite sortie à la pêche pour marquer le début du week-end ?
Rodo étant déjà installé à l’Étang voisin, je le rejoins après le boulot.
Les quelques heures que nous avons pour pêcher s'écoulent sans la moindre touche...
Il est près de 22h00 et la nuit commence à sérieusement fait son apparition lorsque nous décidons de remballer.
Alors que j'ai rangé mes deux première cannes, l'épuisette et le reste du matériel, je me dirige vers ma troisième pour la relever et plier.
Arrivé à deux mètres du piquet, mon détecteur s’allume et bip deux coups...
Un poil halluciné, j'attends quelques instants.
Un ou deux autres bips se feront entendre mais pas de déroule.
Et pourtant j'ai des à-coups dans le scion. Rien de bien violent mais visiblement ça tourne autour quand même...
Je décide alors de ferrer.
Sur le coup je pense être accroché dans une souche et commence à pester en prenant la canne par le scion et en tirant en bout espérant que cela se décroche.
Mais là, en guise de décroche, je sens un puis deux coups de tête particulièrement lourds !
Je lâche immédiatement le scion et reprend la canne d'une main, l'autre s'emparant de la manivelle du moulinet. Un énorme remous se manifeste alors et mon moulinet se vide à vue d'oeil !
Cela semble gros. Très gros.
Je ne sens pas grand chose d'autre qu'une masse qui file là où elle veut !
Je parviens toutefois à calmer les ardeurs de la bestiole mais j'éprouve toutes les peines du monde à ramener quelques centimètres de fil...
Bon sang c'est quand même bizarre car j'ai vraiment le sentiment de ramener un tronc d'arbre qui, de temps à autre, me donne quelques coups de têtes et reprend du fil au passage.
Dans l'impossibilité de monter ce poisson, je commence à me demander si j'ai vais pouvoir ne serait-ce que l’apercevoir...
La nuit est désormais bien installée, je n'y vois goutte (ce qui n'arrange rien).
Rodo finira par trouver une frontale mais celle ci ne nous renseignera pas plus sur le spécimen qui se trouve au bout de ma ligne.
Ayant réussi petit à petit à reprendre du fil, la bête se trouve désormais près de nous.
Malgré la faible profondeur, nous ne voyons rien d'autre que des remous épisodiques.
Au bout de longues minutes, je vois enfin une caudale !
C'est bien une carpe.
J'imagine alors un poisson record (!) mais je finirai par descendre de mon nuage quand, après de longues minutes, je découvre que cette carpe n'a pas mordu mais qu'elle est harponnée !
Celle-ci a dû se rouler sur mon montage et lorsque j'ai ferré, l'hameçon s'est pris.... juste avant la caudale sur le bas de son dos !!
Autant dire là où la mémère à le plus de réserve de puissance !!
La désillusion passée, il va quand même bien falloir la mettre au sec pour la délivrer...
Là encore, les minutes s'écouleront avant qu'enfin nous parvenions à sortir une miroir au demeurant pas très belle d'un peu moins de 9 kg !
Elle a donc craqué (ou pas en fait !!) sur un pellet fish.

dimanche 1 juin 2014

Dimanche 1er

Après la fatigante sortie des jours précédents, direction Rémilly pour une petite session en mode solo avec un seul mot d'ordre : repos !
Je ne mettrai que deux malheureuses cannes à carpe privilégiant plutôt la pêche au coup.
Rien d'exceptionnel ne sera sorti en cet après-midi si ce n'est une très jolie tanche dont la présence en ces eaux est toujours un régal...

Celle-ci sera néanmoins accompagnée de nos traditionnels carpeaux, carpeaux qui semblent s'être bien adaptés dans ce bassin...
Les quelques gardons pris en complément ne feront pas de cette sortie une journée inoubliable ...

samedi 31 mai 2014

Vendredi 30 et Samedi 31

Retour en Saône en cette fin mai pour une session de 2 jours.
La première journée s'écoule tranquillement mais les carpes semblent inscrites aux abonnées absentes...
L'apéro commencera assez tôt (!) et finalement l'absence de touches n'est peut-être pas un mal, certains ayant plus de mal que d'autres....

Le barbecue est lancé, il n'y a plus qu'à attendre les touches après un ultime amorçage en bateau...

Mais de touches il n'y aura pas non plus en soirée, direction le biwy donc.


Il est 6 heures lorsque je décide de sortir.
La tête un peu embuée, la fraîcheur me fait du bien.
Je relève les cannes, change les appâts, amorce à nouveau et déjeune tranquilement.
Il est désormais 8h30 lorsque le Neness a enfin sa première touche !
Il saute dans le bateau et file, à peine réveillé, au milieu de la Saône...
Il ramènera rapidement une petite commune de 5/6 kg qui, espère-t-on, marque le top départ de la journée ...

Mais malheureusement, ce n'est pas le cas.
L'histoire de s'occuper, nous pêcherons alors au feeder.
Et là par contre, ce sera un régal.
Les (très) grosses brèmes sont au rendez-vous ainsi que les gardons et ... les carpes puisque je me ferai pulvériser en 3 secondes !
Il est près de 12h30 lorsque j'ai à mon tour un départ...
Contrairement aux autres jours, celles ci part directement au large me facilitant alors grandement les manœuvres.
Après 10 petites minutes je ramène à mon tour une commune de 5,4 kg.
Rien d'exceptionnel donc, mais elle me sauve le capot.
Petite remise à l'eau en douceur dans une eau relativement claire recouverte d'écume...
L'après midi passera lentement sous une chaleur étouffante et l'absence de touches me fera remballer à 17h30.
L'Alex nous ayant rejoint, il restera.
J'apprendrai le lendemain que nous aurions dû rester, les carpes s'étant livré un véritable balais aérien sur les deux coups que nous avions amorcé durant ces deux journées...







jeudi 29 mai 2014

Jeudi 29

En ce jeudi, j'avais envie de prospecter ailleurs, de tenter de trouver des zones profondes dans l'Ouche susceptibles d'abriter d'éventuelles carpettes....
Au gré de mes pérégrinations, je finis par tomber sur une place qui présente pas mal : énorme remous, visiblement profond, alimenté par une veine de courant qui va lécher les racines de la rive d'en face.
A priori, une belle place donc.
Je mets une canne au maïs et amorce la zone.
Une heure plus tard, il n'y a absolument pas le moindre mouvement de poisson.
Je me dis que dans un coin pareil, il y a forcément du monde.
Je remballe la canne à carpe et sors la canne .... au coup !
Cette fois j'attaque au maïs doux.
Le bouchon n'a pas le temps de se relever, c'est parti !
Surpris, je loupe...
Je remets un maïs et relance. Rebelotte.
Nouveau loupé.
Well.
Je me calme, mets un nouveau maïs et j'attends.... environ 5 secondes !
Cette fois c'est dans le bout et ça envoie !! Je pense immédiatement à une carpe vu le démarrage mais j'abandonne vite l'idée lorsque ce poisson fait demi-tour alors qu'il arrive en bout de ligne....
Je suppose à ce moment qu'il s'agit d'un gros chevesne.
Mais un chevesne, aussi nerveux que ce soit au démarrage, ça se fatigue assez vite.
Là non.
Me vient alors l'idée saugrenue qu'il s'agit peut-être d'une truite, une rescapée de l'ouverture.
Les rayons du soleil me donneront raison lorsque j'apercevrai de nombreux points noirs lors des premiers remous.
Après une bonne dizaine de minutes, mon 14 centième teindra bon et me permettra de mettre au sec une superbe Arc-en-Ciel qui, visiblement, adorait le maïs !!
J'aurai beau insister, il n'y aura pas d'autres touches...

samedi 24 mai 2014

Samedi 24

J’étais fermement décidé en ce samedi matin d’aller me poser à l’Étang voisin mais à mon arrivée le long des berges je constate que de nombreux viandous sont déjà là pour fracasser du brochet en occupant tous les postes… 

Changement de programme donc, direction la Saône à Saint Jean.

Une petite demi-heure plus tard je pointe donc mon nez sur les quais de Saône et constate avec horreur  que le vent est plein sud et souffle plein pot de face… une horreur absolue pour amorcer avec des graines à la pelle !

Je remonte donc dans la voiture et file cette fois direction Poncey.

J’arrive fébrilement vers 8h00 et découvre le poste ... libre !
Bingo, je déballe et m’installe.
A 8h30, je suis tendu et le coup est amorcé.
Le vent redouble de violence et le ciel se couvre dangereusement ; il fait désormais relativement froid et je n’ai prévu qu’un short et des sandales !!
J’essaie de pêcher au coup mais c’est mission impossible avec ce vent.

A 10h00, premier départ !
J’ai à peine le temps de sauter sur ma canne que la bestiole me déroule 50 mètres de fil et me pulvérise sans que je ne puisse rien faire !
Waoo. Il y avait là un gros spécimen. Un très gros spécimen.
Je fais un nouveau montage et relance sur mon coup, le tout accompagné de deux / trois pelletées de graines.

10h20, c’est reparti !
Cette fois j’ai le temps de brider un peu. La carpe fait alors le choix de partir un peu plus au large avant de revenir trouver son salut au bord dans une énorme touffe de roseaux…
J’ai beau tenter de m’en défaire, impossible.
C’est trop bête ;  je ne vais pas casser aussi stupidement quand même…
Je décide alors de descendre dans l’eau : j’enlève ce qui craint de mes poches et m’engouffre dans la Saône  jusqu’au nombril avec la canne dans la main droite et l’épuisette dans la gauche !
Heureusement, elle n’est pas trop froide…
Je suis alors obligé de me contorsionner pour réussir à passer sous les branches et atteindre ce pied de roseaux récalcitrant !
Je découvre alors une miroir enroulée dans la verdure et me dis que ce n’est pas gagné malgré tout…
Mes gestes sont empruntés et j’ai peur d’avoir fait tout ça pour rien !
Mais finalement j’arrive à la déposer dans les mailles de l’épuisette… ouf !!
Le retour est tout aussi périlleux d’autant que je suis plus chargé qu’à l’aller !!
Je manque plusieurs fois de tomber complètement dans l’eau mais ma volonté de mettre cette carpe sur le tapis est plus forte que tout !
Je sors victorieux de ce combat épique et dépose enfin cette belle miroir au sec.
Elle n’est pas très grosse mais elle a l’air bien proportionnée. 



Mon peson m’indique 6,8 kg ce qui est assez conforme à mes premières impressions.

Je remets vite à l’eau cette jolie carpe et pense alors, ayant fait deux départs en 20 minutes, que la journée va être prolifique !

Erreur grave.

Je n’aurai plus le moindre bip de la journée, même pas une brème pour s’occuper…

Le soleil resurgira des nuages en milieu de l’après-midi ce qui me permettra de sécher totalement !
En tout cas, une fois n’est pas coutume ici, j’ai déroulé !
Et c’est bien là l’essentiel.



vendredi 23 mai 2014

Vendredi 23

Ayant pris une récup. en ce jour de la fête des voisins au travail, je décide de retourner à Rémilly.
Mais lorsque je me réveille, ce sont les gouttes de pluie sur les volets qui m'annoncent une journée pas tout à fait comme je l'avais prévue...
Misant sur l'adage "Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin", je brave la météo et décolle à 8h30.
La pluie a cessé et le ciel commence à sérieusement s'éclaircir, je suis plutôt confiant.
Après un petit détour à Décathlon, je me retrouve sur les berges d'un des bassins de Rémilly.
Seuls les chants des oiseaux m'accueillent, c'est trop agréable !

Il est 10h00 lorsque je suis enfin tendu.

Et aujourd'hui je décide d'innover avec deux cannes à la graine et une aux Pellets Hallibut (grand première me concernant).
Pas trop le temps de tergiverser puisqu'à 10h18 la canne aux pellets déroule !
La vache, c'est efficace comme appât...
Je ramène assez rapidement une miroir de 6 kg que je trouve franchement moche.
Son apparence ne m'empêche pas de me retendre au Pellets puisque visiblement ça marche pas mal...
Une petite heure plus tard, j'ai une nouvelle touche, pas très vive cette fois.
Et pour cause, je ramène une brème d'environ 45 cm prête à frayer....
Après m'être retendu, je sors le bedchair, le soleil commençant à sérieusement réchauffer l'atmosphère !

Alors que je suis en train rédiger un article pour ce blog (!), c'est le bruit de mon moulinet qui attire mon attention : j'ai totalement oublié de rallumer le détecteur....

Une belle déroule à l'ancienne donc.
Je ferre un poisson qui a une nouvelle fois craqué sur les Pellets.
Cette fois je peine à la ramener. Elle me livre un gros combat et la partie est très loin d'être gagnée. Arrivée près du bord, elle tente systématiquement de rejoindre les branches toutes proches mais cette fois je force un peu et l'empêche de commettre l'irréparable.
Je finis par ramener une miroir qui me fera beaucoup de peine vu l'état de sa gueule : elle n'a même plus de barbillons et les lèvres si charnues d'habitude chez les carpes sont presque inexistantes... C'est simple, elle a la bouche d'un gardon.
C'est une honte.
Comment peut-on être bourrin à ce point !!????

Ses 8,2 kg semblent alors totalement anecdotiques.
Je remets vite à l'eau ce pauvre spécimen en lui souhaitant d'être moins gourmande et surtout plus méfiante à l'avenir.
J'utilise le bateau de Rodo et me tends à nouveau au Pellets, toujours sur la même zone.
Il ne me faudra attendre que 3 petits 1/4 d'heure avant la prochaine touche.
Au ferrage, ça monte directement en surface ! Je vois immédiatement qu'il s'agit d'une petite carpe... Mais alors elle a beau être petite, quelle patate !! Elle balaie l'étang de droite à gauche comme une furie changeant brusquement de direction et mettant de furieux coups de tête ! Une fois arrivée au bord, c'est presque pire. Elle décide de sonder à plusieurs reprises et ma foi, je ne peux pas faire grand-chose. Je me contente de la contenir en attendant qu'elle se calme, ou tout du moins qu'elle perde un peu de ses forces. La stratégie est gagnante puisque soudain elle monte en surface, sort la tête de l'eau et s'avoue vaincue...
Je ramène une superbe petite commune de 5,1 kg.
J'ai quand même la certitude que les communes sont plus combatives que les miroirs...
En tous les cas, celle-là aussi a craqué sur du Pellets...
Le temps de me retendre et de m'installer dans mon Bedchair, c'est reparti !!!
C'est vraiment jour de fête au Pellets !!!
Sauf que cette fois je n'ai pas tellement le temps de comprendre ce qui m'arrive. Celle-ci file comme un obus en diagonale et vient trouver son salut directement dans l'amas de branche sur ma gauche. Je la sentirai quelques secondes avant qu'elle ne se décroche ... et me laisse avec mon montage pendu dans cet obstacles récalcitrant.
Cela me coûtera un bas de ligne.
Le temps de remonter tout ça et c'est reparti.
J'en profite pour changer une de mes cannes au maïs de place et décide de la tendre un peu loin au bateau.
Bien m'en a pris car peu après 15h00 elle déroule.
A l'issue d'un long combat, j'arrive à déposer une miroir de 8,1 kg sur le tapis.
Celle-ci est très jolie, tant par sa forme que par ses couleurs. En plus elle n'a dû être piquée qu'une ou deux fois, ça change de sa pauvre congénère de ce matin.
Il est 16h30 lorsque de très gros nuages noirs montent plein ouest.
Je crains de devoir remballer en urgence et anticipe un peu les choses en ne gardant près de moi que le strict nécessaire.
Il est 16h50 lorsque la ligne au Pellets sort d'un mètre du moulinet... et s'arrête net.
Bizarre.
Je décide de laisser tel quel encore quelques instants, on ne sait jamais.
Et quelle bonne idée j'ai eu là car moins de 5 minutes après ça déroule pour de bon.
Le départ est franc et la canne plie sérieusement.
C'est plutôt lourd.
La défense est massive, loin de la nervosité de la commune de tout à l'heure.
Je l'empêche d'aller se réfugier dans les fonds encombrés sur les côtés et parviens à la ramener devant moi.
Mais elle décide de rester collée au fond et là encore, impossible de la monter sans prendre de risques...
Je la laisserai donc faire savourant ce combat comme il se doit.
C'est au bout d'un bon 1/4 d'heure que je verrai une belle caudale tenter de taper sur mon fil dans l'espoir de s'en débarrasser...
Malheureusement pour elle, la stratégie adoptée sera vaine et j'ai la joie de ramener la plus belle miroir de la journée : 9,2 kg.
Celle-ci n'est pas trop abimée non plus, cela soulage.
Devant repasser à Décathlon avant la fermeture, je plierai à 18h00 avec la satisfaction d'avoir passé une journée somme toute sympathique !

dimanche 18 mai 2014

Dimanche 18



Il est environ 5h00 en ce dimanche lorsque j'ouvre un œil. La paupière lourde, je me retourne de l'autre côté décidé à roupiller encore un peu. Mais je n'y arrive pas, obnubilé que je suis par l'idée d'aller à la pêche...
Sur mon chemin, j'assiste à un levé du jour assez grandiose..

Je me retrouve alors tendu sur le coup des 7h00 en bord de Saône avec un Rodolphe qui ne tardera pas à me rejoindre.
Si le ciel est cette fois dégagé, le vent est toujours aussi chiant...
Parti un peu en hâte, j'ai oublié mes asticots.... point de pêche au coup donc aujourd'hui !
Neness déboulera plus tard, sa couette l'ayant retenu plus que prévu...
La matinée s'écoule et seules les brèmes et les chevesnes viennent nous rendre visite.
Il faudra attendre pas loin de 11 heures avant d'avoir le premier départ !!
C'est Rodo qui s'y colle pour cette première touche de la journée.
Posé en plein milieu, il ne peinera pas trop à nous ramener ... une commune.

Assez pâlotte, elle ne fera pas partie des plus jolies de la saison...
Mais enfin bon. Elle compte quand même et au moins, il évite le capot !
L'heure du barbecue ayant sonné, nous passons à table.
Les bips incessants nous donnent de faux espoirs jusqu'au moment où je déroule à mon tour.
Je bondis sur ma canne et ferre un poisson lourd, très lourd...
 Tellement lourd que je ne peux rien faire d'autre que regarder mon moulinet se vider et subir, impuissant, une casse maison.
Un poil dégouté, je remonte une ligne et relance.
L'après-midi s'écoulera au gré des chevesnes et autres brèmes visiblement assez friands de nos graines aujourd'hui et je me retrouve seul vers 20h00, mes deux acolytes ayant décidé de remballer.
Le vent se calmant un peu, ça devient franchement agréable...
J'en profite pour faire quelque photos dans la paix du soir...



Il est environ 21h00 lorsque je commence à me dire que ça ne sert à rien de rester.
Mais l'activité s'intensifie d'un coup : les sauts font leur apparition, sur notre coup comme ailleurs, et l'espoir se rallume pour ces derniers instants.
Et ce sera vers 21h15 que j'aurai un nouveau départ.
Violent et fulgurant.
Aucun bip pour me prévenir, ça déroule !
Et très vite.
Comme toujours ici, elle prend le bord et remonte la Saône tel un bolide.
Après m'avoir pris une bonne trentaine de mètres, elle file au large et choppe la veine de courant pour se laisser descendre dans l'autre sens.
C'est tout bénef. pour moi car elle quitte ainsi la zone dangereuse ! Je savoure l'instant dans le soleil couchant et fini par ramener une jolie petite commune de 7,2 kg.

Vu l'heure, je décide de ne pas retendre ma ligne et commence à plier la canne. Mais c'est alors au tour de l'autre de décoller !
Départ aussi violent mais fin plus tragique puisque je la louperai....

Il est plus de 21h30 désormais, je remballe, satisfait au final d'avoir évité le capot aujourd'hui encore....