dimanche 26 mai 2013

Dimanche 26

Retour sur les lieux de mes méfaits de ma semaine de vacances en ce dimanche de Fête des Mères...
En attendant l'arrivée de Rodolphe, je m'installe pépère là où j'ai eu de jolis résultats ces dernières jours.
Mes lignes tendues, je m’assois confortablement dans mon fauteuil et guette la première touche.
C'est alors que j'entends ralentir une voiture sur la route juste derrière moi... Je me retourne et me frotte les yeux en voyant débouler mon Alex accompagné de sa fidèle chienne Épagneul Breton !
Quelle surprise !
L'étonnement est visiblement partagé car il ne s'attendait pas non plus à me voir là ...
Il avait décidé de venir pêcher quelques heures avant d'aller partager le repas de ce jour spécial en famille...
Rodolphe déboulera lui aussi vers 10h30 et s'installera à côté de moi.
Le reste de la matinée s'écoule sans la moindre touche, à mon grand étonnement.
Il est près de midi lorsque l'Alex nous abandonne.
A peine est-t-il parti que je déroule...
La touche a lieu sur l'éternelle canne posée à 1,5 m du bord sous le tronc !
J'aurai toutes les peines du monde à la sortir, celle ci m'emmenant à maintes reprises sous les branches de l'arbre, sondant régulièrement pour aller s'entortiller autour des morceaux de bois morts gisant dans le fond de l'étang...
Je parviendrai tout de même à mettre au sec une bien belle miroir de 7,4 kg...


C'est incroyable comme elles sont foncées dans ce bassin, elles me rappellent vraiment celles du Serein !

Bon, me voilà rassuré après cette matinée bien inquiétante...

Nous prenons alors un apéro bien mérité avant d’attaquer le repas du midi !
Nous ne serons pas trop perturbés par les touches durant cette pause déjeuner jusqu'au moment du dessert...

Sans prévenir, j'ai une nouvelle touche, toujours sur la même canne !
Le scénario est irrémédiablement le même : je ferre à l'opposé du tronc afin de la brider dès le départ mais cela ne l'empêche pas de me forcer la main et de plonger dans les racines de l'arbre ! Sa puissante caudale provoquera de bien jolis remous à la surface et ses démarrages fulgurants me donneront de nombreuses sueurs froides ... Elle trouvera même le moyen de filer dans le maigre couloir qui se fait jour entre la berge et les troncs des arbres voisins !
Malgré ces tentatives, j'arriverai à la fatiguer suffisamment  pour lui faire accepter son sort...
Bien qu'ayant livré un combat nettement plus prononcé que sa précédente cousine, cette nouvelle miroir pèse moins lourd : 6,6 kg...
Comme quoi.
Par contre celle ci sera facilement reconnaissable car elle est affublée d'une grosse écaille sur son flanc gauche !


Bon. Les touches ont l'air de se rapprocher, c'est encourageant.
Enfin surtout pour moi car Rodolphe n'a pas la moindre touche ...

Après avoir relancé ma ligne, je décide de relever les deux autres.
Je rapproche celle eschée à la Tiger Nuts et décide de tenter ma chance à la Rosehip sur l'autre, les graines d'amorçage étant boostées au parfum Rosehip....
Je n'attendrai pas 20 minutes avant d'avoir la première touche.
Elle est fulgurante !
Posé un peu trop loin de ma canne, je n'aurai pas le temps d'empêcher le poisson de filer sous les branches... Parfois il est possible de s'en sortir, mais pas cette fois.
Je vois mon fil entortillé dans les feuilles et devine les remous de la carpe à l'autre bout de ma ligne.
Ne pouvant rien faire, je suis contraint de casser.
Heureusement le fil ne devait pas être tant emmêlé que ça car les bouillons disparaissent immédiatement.
Tant mieux.
Me voilà donc contraint de refaire un montage.
En moins de 5 minutes ma ligne est à nouveau tendue avec une Rosehip...
Cette fois je me rapproche de mes cannes...
3/4 d'heure se sont à peine écoulés qu'un nouveau départ à lieu.
Encore plus violent que le précédent.
Cette fois je bondis sur ma canne et bride direct la bête.... enfin j'essaie.... car là c'est très puissant.... beaucoup trop puissant pour mon 33 centième qui casse en quelques secondes...
Ben merde ! Je viens de me faire démonter en moins de 10 secondes !!
Il semblerait qu'il y ait tout de même de beaux spécimens dans les parages...
Le reste de l'après midi sera nettement plus calme et le pauvre Rodolphe n'aura malheureusement pas le moindre départ.
Il décide de remballer vers 18h00.
Pour ce dernier jour de vacances, j'ai envie de rester encore un peu ...je me retrouve donc seul pour clore cette journée...
A 19h00 je me dis que la journée a été bien remplie et qu'il serait peut-être temps de songer à remballer.
Je rassemble tout mon petit bazar et commence à ranger le matériel inutile dans la voiture.
Mais ces dames en ont décidé autrement.
Ma canne au maïs bip une nouvelle fois et me voilà reparti pour un nouveau combat !
J'ai immédiatement le sentiment de tenir quelque chose de plus gros... mais les impressions sont parfois (souvent) trompeuses en ces lieux alors je reste concentré sur l'essentiel : l'empêcher de se réfugier sous les branches... Si j'arrive à peu près à mes fins de ce côté là, je n'arrive par contre absolument pas à la faire décoller du fond... Elle est là, à tourner en rond sous ma canne mais je ne lui prend pas un centimètre... La séance durera une bonne dizaine de minutes avant que je n’aperçoive le premier remous et avec lui une superbe caudale ! Je m'efforce alors de fatiguer cette nouvelle miroir sur place en l'empêchant de partir se réfugier dans les nombreux obstacles aux allentours...
La stratégie finira par être gagnante, la belle s'avouant vaincue après un combat d'un bon gros 1/4 d'heure !

Cette dernière prise de la journée pèse un peu moins de 10 kilos - 9,7 kg exactement - mais c'est avec une très grande satisfaction que je la remets à l'eau et fini de remballer le reste du matériel...

Ma semaine de vacances se termine donc en beauté même si côté ciel, je n'ai vraiment pas été gâté !!


samedi 25 mai 2013

Samedi 25

N'ayant pu pêcher vendredi (il ne pleuvait pas assez...), je ne peux pas résister à l'envie de retourner à Rémilly en ce Samedi matin...
Il est 4h30 lorsque j'ouvre un oeil, près de 5h00 quand j'arrive enfin à me lever !...
Je regarde dehors à travers les volets et observe les énormes flaques d'eau sur le parking ... j'ouvre la fenêtre pour me rendre mieux compte : il pleut à sceaux !!
Je suis dépité.
J"hésite franchement à me recoucher mais la passion l'emporte sur la fatigue, je m'y jette !
J'arrive aux environs de 6h00 sur les bords de l'étang et déballe le minimum.
J'arrose ma zone de prédilection avec mon mélange Blé/Maïs/Chenevis/Noix Tigrée et m'installe sous mon parapluie.
Malgré ces conditions exécrables, j'ai quelques touches mais rien de bien terrible...
Il me faudra attendre 7h45 avant de bondir sur ma canne pour brider la première de la matinée !
Elle fonce une nouvelle fois sous la souche et me donne du fil à retordre pour contenir ses rushs.
Pataugeant dans la boue et sous des trombes d'eau, je finis par sortir une jolie commune de 6 kg qui ressemble à s'y méprendre à celle sortie deux plus jours tôt...



Est-ce la même ?
Je pense franchement que oui.

Quelle importance finalement dans la mesure où ce qui importe c'est le coup de ligne !
Je mets de nouveaux grains de Maïs et relance.
Mais le reste de la matinée ne sera ponctué que par de brefs bips rendant tout ferrage impossible.
Il est désormais près de 11h30, la pluie s'est arrêtée et les touches avec.
Je dois remballer devant emmener junior au foot mais donne rendez-vous aux mémères au lendemain avec Rodolphe...

jeudi 23 mai 2013

Jeudi 23



Je suis parti hier soir à contrecœur, laissant derrière moi un poste copieusement arrosé de graines diverses que les carpes s’empiffraient goulûment, en témoignaient les nombreuses bulles qui remontaient à la surface…
Je décide donc en ce jeudi matin toujours aussi glacial (7°…) de retourner sur les lieux…
Je m’installe donc le plus discrètement possible, mes lignes étant posées, pour la plus éloignée, à environ 3 mètres du bord…
Le semblant d’éclaircie matinale laisse désormais la place à un ciel plombé.
La pluie fait son apparition en même temps que mon premier bip.
C’est au moment où elle redouble de violence que la touche à lieu (comme par hasard !).
C’est ma ligne déposée sous le tronc du saule qui décolle ! Je saute sur la canne et bride d’entrée la carpe qui se trouve dans le bout.
Celle-ci ne m’opposera étonnamment que très peu de résistance et c’est finalement très rapidement que je parviendrai à la mettre sur mon tapis de réception, un rien déçu par cette absence de réel combat…
Cette jolie Miroir pèse 9,4 kg.



Il est 11h30, je n’aurai même pas attendu 1 heure !! Ce spot est bien intéressant ma foi…
Le Président de l’Assoce (Christian) me rend sa petite visite habituelle et c’est en pleine conversation que ma seconde ligne déroule !
Je saisi la canne et ferre sans me rappeler que le moulinet qui équipe cette canne n’est pas un débrayable….
Résultat : début de perruque, ferrage foiré et poisson… décroché !
Misère.
Qu’à cela ne tienne, je retends ma ligne.
Après avoir relancé quelques pelletées de maïs / blé / chenevis, je me pose et décide de prendre mon déjeuner…
Le ciel semble s’éclaircir, je perçois même un coin de ciel bleu… une vision pour le moins miraculeuse en ce moment…
Rapidement, les choses rentrent dans l’ordre et je prends une monstrueuse giboulée de pluie et de grêle mêlée…
Quelques bips me laissent sur le qui-vive pendant que je mange et certains me font même bondir de ma chaise…
Le 4ème sera le bon puisque le scion plie deux coups secs sans pour autant que le fil ne sorte du moulinet…
Je ferre malgré tout et tiens un parpaing…
J’ai beau pêcher dans un peu plus d’un mètre d’eau, c’est collé sur le fond et ça fonce sous l’arbre…
Je bride à fond en me disant que je risque de casser mais ça marche !
J’aperçois d’énormes écailles dans le premier remous et pense que c’est une superbe commune… mais le second remous me met devant l’évidence : c’est un Amour Blanc
Et un pépère.
Vu la configuration des lieux et connaissant la défense de ce poisson, je me dis que ce n’est pas gagné. !
Et effectivement, le combat sera long et particulièrement incertain : par trois fois il décide de foncer sous les branches du saule, par deux fois il sonde et va se prendre dans des petites branches dans le fond et bien entendu, il ressortira trois ou quatre fois de l’épuisette avant de se rendre…
Mais il est là, sous mes yeux !
Quel poisson, il fait bien plus du mètre !!
Je m’empresse de le peser et de faire les photos, ces poissons étant relativement fragiles…
Mon peson m’affiche 11,5 kg, soit 23 livres si on raisonne « à l’ancienne ».
Quel beau coup de ligne !
Je le remets à l’eau le plus vite possible et le regarde repartir visiblement en grande forme !



Bon. Ben cette partie de pêche s’annonce bien. 3 touches en 2h30 dans un  bassin où je n’ai jamais fait de miracles, je suis plutôt satisfait !
J’aurai une nouvelle touche dans la foulée mais ce satané moulinet non débrayable me jouera encore un mauvais tour…
Cette fois c’est sûr, je suis convaincu que mon moulinet ne va pas du tout pour pêcher près du bord.
Je change donc de canne afin d’avoir un moulinet plus adapté à cet environnement difficile.

Mon papa me rejoindra en « touriste » en début d’après-midi et les touches s’estomperont avec son arrivée…  Pêchant tout près du bord et devant rester près de mes cannes, je pense que nos conversations dérangent les poissons…
Malgré tout, j’aurai une nouvelle touche sur le coup de 16h00 et ferrerai une petite Commune !
Petite, mais pêchue !!
J’ai cru que je n’allais jamais la prendre tellement elle m’a mis de rushs au moment de se rendre !
A l’instar de l’Amour Blanc, elle n’a pas arrêté de sonder et m’a ramené des amas de branchilles à chaque fois.
Après plusieurs essais infructueux, mon « épuiseur  semi-professionnel » est parvenu à mettre cette jolie carpe dans le filet de l’épuisette et c’est donc une commune de 6 kg qui est venue compléter le tableau de cette sympathique journée !



Je resterai jusqu’à 19h00 avant de décider de remballer, le froid et l’humidité me tombant sur les épaules…
Le bilan de ce jeudi est donc très positif puisque j’aurai réussi à prendre une Miroir, une Commune et un Amour Blanc ; performance suffisamment rare pour être soulignée même si seule la cuir manque à ce joli tableau !

mercredi 22 mai 2013

Mercredi 22

Toujours en vacances, j'ouvre péniblement un oeil vers 7h00 ce matin, l'ouverture du second suivra à l'arrivée des enfants...

Je finis par me lever et fonce à la fenêtre : phénomène rare en ce moment, il ne pleut pas !!
Par contre ce satané vent du nord souffle comme un malade, ça ne donne pas envie de sortir...
Je trouve finalement la motivation en me disant que la semaine prochaine à la même heure, je m'apprêterai à partir au taf.
Je charge donc la voiture et file à Rémilly, échaudé par le retentissant capot de la veille à l'étang communal.
Je suis seul sur les rives du grand bassin et décide de tenter ma chance dans une zone que je n'ai encore jamais pêchée.
Seulement je suis face au vent, et quel vent !
Il vient du nord et a bien le temps de prendre son élan sur la surface de l'eau afin de venir s'écraser sur mon visage... En un mot comme en cent : ça pèle !!!
Tant pis, je tente.
Je me prépare deux spots à la graine le tout accompagné d'un amorçage massif et me cale derrière la voiture pour essayer d'être un peu à l’abri.
Trois heures s'écoulent sans la moindre touche.
Je me dis que c'est mort et que ce vent n'arrange rien : je décide de remballer.
Je relève la première canne et me rend compte alors qu'un poisson est dans le bout !
Je ramène une tanche d'une ou deux livres qui a craqué sur la nouveauté du jour : bouquet d'asticots sur Maggot Clip....

Évidemment, ceci m'incite à rester...
J'insisterai donc encore une bonne heure avant de craquer : un sweat, deux pulls, une polaire, un huilé, un bonnet et des gants un 22 mai, je n'en plus !
Je file donc voir si le petit bassin est plus protégé du vent l'histoire de pêcher encore un peu ...
Bonne surprise, la surface est beaucoup plus calme et il ferait presque bon dehors... (tout est relatif !).
Je repère une place alléchante même si elle semble particulièrement risquée...
Tant pis, je tente !


Les deux lignes sont déposées à moins de 3 mètres du bord, sous les branches...
J'arrose copieusement à la graine et tend mes cannes.
Je n'attendrai pas longtemps avant le premier bip.
Mais celui est timide et ne donne pas suite.
J'hésite à relever la ligne pour voir si tout est en ordre mais je décide de laisser faire....
Bien m'en a pris puisque 5 minutes plus tard le fil se retend, le scion plie, le swinger monte et le détecteur sonne !
Ma ligne étant à moins d'un mètre d'un tronc, je saute dessus et ferre à l'opposé !
Me voilà avec une carpe que je dois contenir dans l'équivalent d'un 8 m²...
Le combat est sportif et je crains à chaque instant de casser car je dois tirer sur le poisson plus fort qu'à l'accoutumée.
Après une première tentative infructueuse, je parviens à déposer cette jolie miroir dans le filet de l'épuisette et retire de cet amas de branche ce poisson inespéré !
Je la pèse et relève un poids de 7,3 kg.
C'est ma première à la noix tigrée (mixée avec du maïs).



Le soir arrivera rapidement et j'aurai deux nouvelles fausses touches qui ne donneront pas suite.
Les mémères me rendront fou car elles alterneront les galipettes dans les branches et les fouilles sur mon coup sans déclencher pour autant de nouvelle touche...
Il est désormais 19h30, je dois rentrer.
Cette nouvelle approche de la pêche à la carpe ne m'aura pas laissé indifférent et je retournerai rapidement sur ce spot l'histoire de voir si c'est aussi efficace à chaque fois...

lundi 20 mai 2013

Lundi 20

En ce lundi de Pentecôte, il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors, du coup avec Rodolphe on a décidé d'aller à la pêche...

Après avoir tenté Genlis, nous nous sommes finalement rabattus sur Rémilly.
Les cannes à peine dépliées, le déluge a commencé...

Les trois premières heures s'écoulent sans la moindre touche, de quoi anéantir toute forme d'espoir, d'autant plus que la pluie n'a pas faibli, bien au contraire !

Comme souvent, c'est au moment où je m'y attends le moins que la touche à lieu, fulgurante, imprévisible !

Je bondis sur ma canne et ferre un poisson d'apparence pas trop vilain.
Le combat au bord est très classique en ces eaux avec une défense héroïque et des rushs s'enchaînant les uns derrière les autres.
Une fois au sec, on pèse un poisson de 8,2 kg qui a craqué sur une Squid Micro Pellets de Décathlon... bouillette en laquelle je ne misais pas bien lourd...



Deux heures plus tard, rebelote : un départ de fou !
J'ai cette fois la sensation que c'est beaucoup plus costaud ; les coups de têtes sont très puissants et les rushs pour repartir au large sont difficiles à contenir une fois la bête arrivée au bord...
Je pense alors à un Amour Blanc... Mais les premiers remous laissent apparaître une superbe caudale orange, c'est bien une carpe....
Pendant ce temps, j'ai un départ sur la deuxième canne !!
Rodolphe se charge du ferrage pendant que j'épuise la première...
Cette canne ramènera un petit carpeau d'un bon kilo !



Je retourne donc vers la première et effectue la pesée.
A ma grande surprise, elle sera à peine plus grosse que la précédente puisque le peson affiche un petit 8,4 kg...



Elle s'est laissé tenter par une Red Crustacean.

C'est ensuite au tour de Rodolphe de nous sortir une belle miroir d'un peu plus de 10 kg.



Totalement trempés et fatigués de lutter dans le froid et la pluie, nous commençons à regarder l'heure et songeons à remballer.
Mais les carpes semblent avoir un peu faim en ce jour et je déroule une nouvelle fois !
Cette fois c'est au tour de la bouillette banane de faire craquer une de ces dames...
Plus grosse que ces consœurs, cette dernière affiche un poids de 10,5 kg.



Malgré ces quelques touches encourageantes, l'humidité et le froid ont raison de notre abnégation et nous remballons sur le coup des 18h30...
Le matériel mettra deux jours à sécher dans le garage mais cette sortie valait tout de même le coup en cette période difficile où les touches se font rares...






vendredi 10 mai 2013

Vendredi 10

Après ma bredouille de mercredi dernier et le tournoi de foot à Belfort de junior le jour de l’ascension, j'ai la furieuse envie et le réel besoin de sentir du poisson dans le bout de ma ligne !

Je fais alors le choix (étrange ?) d'aller dans le canal.

Je parviens à m'extirper des draps pas trop tard et me retrouve au milieu des graminées qui recouvrent désormais de toute leur grâce les berges du canal, le tout accompagné de multiples chants d'oiseaux...

Le décor est pas mal...

Le bief est très haut, c'est une merveille !

Je me prépare donc un coup aux petits oignons en confectionnant deux spots à la graine, l'un sur ma gauche, l'autre sur ma droite ;  les deux se trouvant environ à 100 m de mon "camp de base", à savoir ma canne au coup !

Je suis alors très confiant, les berges étant désertes et la circulation (promeneurs et cyclistes) quasi-inexistante en ce vendredi matin.

Après une petite heure, je commence à avoir mes premières touches au coup et je sors quelques belles ablettes ainsi que du gardon et de la brème.

Puis plus rien.

Le temps passe et arrivent alors les poissons chats...
J'abandonne donc assez rapidement ma petite 4 mètres et mise tout sur les carpes.
Mais elles sont invisibles en ce vendredi.

Nulle trace de fouille, pas de bulles, pas de remous, pas de déplacements entre deux eaux... rien.

Absolument rien.
Comme si les carpes de ce bief pourtant très peuplé avaient disparu.

Il est près de midi désormais, je décide de lever l'ancre.
Oui mais pour aller où ?
Je ne suis pas très loin de Genlis et je sais qu'il existe là bas un étang fédéral.
Ne le connaissant pas, je me dis que c'est l'occasion ou jamais.
Au pire, je pousserai jusqu’à Rémilly si je ne le sens pas...

J'arrive sur les rives de ce bassin inconnu et ma première impression est partagée : il est presque en pleine ville (j'aime pas du tout) mais sa configuration est vraiment sympa : sa forme est tortueuse, il y a des presqu'îles et même une île, certaines berges sont inaccessibles et recouvertes par des arbres anciens.... bref il est franchement beau...
Je décide d'en faire le tour à pied pour repérer les places éventuelles.
A peine arrivé sur l'une d'entre elles j'entends un saut ! Puis un deuxième ! Et un troisième !!
C'est plus qu'il ne m'en faut, je retourne à la voiture fermement décidé à m'installer !

Les cannes tendues, je me pose dans ma chaise et commence à manger.
Je n'ai pas le temps de finir que la canne déposée sous un buisson le long de l'île déroule !!
Je bondis comme un malade de ma chaise, renversant au passage ma petite table et tout ce qu'il y  avait dessus (!!), et me précipite sur ma canne.
J'accompagne plus que je ne ferre et sens immédiatement un (très) beau poisson dans le bout...
Je peine à le contenir et fait mon possible pour l'empêcher de foncer dans les branches ; contrariée, la mémère décide finalement de partir en pleine eau, à mon grand soulagement.
Un bon 1/4 d'heure plus tard une superbe miroir se présente dans mon épuisette...



Le peson m'affiche 11,3 kg : pas mal...
A l'instar de la carpe du Manu mercredi dernier, celle ci prend son temps avant de repartir et se blottit dans le buisson immergé qui se trouve sous ma canne !



Je la laisse reprendre ses esprits et retourne sur ma chaise l'histoire de finir mon repas...
Sauf que les carpes en ont décidé autrement.
J'entame ma boîte de thon lorsque ma canne située à l'opposé de la première s'emballe à son tour.
Cette fois je fais gaffe de ne pas tout retourner et me dirige vers ma canne.
Le poisson à l'air cette fois plus petit bien qu’intéressant.
Je discerne rapidement une carpe commune sous les vagues provoquées par les remous de la belle.
Celle-ci mettra moins de temps pour se rendre que sa cousine et ma première impression est confirmée : avec ses 7,7 kg, elle est bien plus petite !




Lors de sa remise à l'eau, je constate que ma miroir est toujours là dans son buisson, tranquille...
Le reste de l'après-midi sera nettement plus calme et je décide de remballer relativement tôt avant que n'arrive la pluie....

Je ne regrette donc absolument pas d'avoir changé de place à la mi-journée et je pense que ce bassin gagne particulièrement à être connu....

Comme disait un certain robot exterminateur venu du futur : "I'll be back !"....

mercredi 8 mai 2013

Mercredi 8

Une fois n'est pas coutume ces temps-ci, je rejoins tardivement Rodolphe au bord de l'eau...
Les Carpes de Rémilly sont aujourd'hui encore bien discrètes et aucune de nos esches ne semble apte à les décider...
Alors que Manu déboule encore plus tard que moi, je tue le temps en observant dame nature autour de moi et c'est alors que je tombe sur une chenille tout simplement extraordinaire de 6/7 cm aux couleurs incroyables !!
L'objectif macro étant dans la sacoche, je profite de l'aubaine !


Pendant que je l'immortalise j'entends les détecteurs de Rodolphe raisonner au loin !
Sa bouillette a enfin réussi à convaincre une mémère...
Il ramènera très rapidement une miroir d'une demi-douzaine de kilos aux teintes jaunes citron !
Elle retrouve son élément naturel escortée par des dizaines de têtards !!



A peine une demi-heure s'est écoulée que c'est au tour de Manu de faire craquer une de ces dames sous les branches des arbres de la rive d'en face !
Le départ est fulgurant et la puissance du combat laisse augurer d'un beau spécimen.
Mais cette nouvelle miroir n'a finalement rien d'exceptionnel et Manu n'aura même pas le temps de poser avec son trophée car sa deuxième canne déroule à son tour !!

Pendant qu'il s'occupe de cette nouvelle touche, je me permets d'immortaliser le specimen !


Les photos réalisées, je m'intéresse à nouveau à not' gars Manu et sa carpe...
Visiblement c'est la frangine de l'autre en à peine plus grosse...
Celle ci à la particularité d'avoir un écaillage très régulier sur sa caudale ce qui me pousse à le photographier !


Elle sera dès lors facilement reconnaissable si d'aventure nous retombons dessus un de ces jours...
Une fois la remise à l'eau effectuée, cette jolie miroir décide de rester là, sous nos yeux, pendant de très longues minutes, semblant récupérer sous le regard à la fois inquiet et amusé du Manu !



Elle finira par repartir sans difficulté.

Et moi pendant ce temps là, ben je suis bredouille !
Ce 8 mai n'était pas mon jour, tant pis pour moi.