J’ai décidé cette année de ne pas faire de
pause dans la
saison de pêche. Il faut reconnaitre que les conditions
climatiques y sont pour
quelque chose puisqu’à défaut de soleil, il ne gèle pas, ou du
moins très peu.
C’est ainsi que j’ai passé une bonne partie de
mes dimanches
de décembre et de janvier à tenter ma chance au carnassier
accompagné de
Rodolphe ou du Neness…
Pas très doué pour ce genre de pêche visiblement, j’ai plus
passé mon
temps à regarder les Sandres du Rodo qu’à en prendre …
Cela dit, je persévère.
C’est donc en voulant aller pêcher le
carnassier en ce jeudi
23 janvier, que Rodo et moi nous sommes retrouvés à pêcher une
rivière qui
ressemble plus à un fossé qu’à autre chose afin de prendre
quelques vifs.
Et c’est là que cette banale journée de pêche
d’hiver prend
une tournure toute particulière.
A peine l’asticot dans l’eau, qu’un gardon se
fait avoir.
Puis deux. Puis trois…
Nous en prendrons environ 150, oubliant qu’à la
base nous
étions venus chercher quelques vifs.
Suffisamment armés pour tenir un siège d’une
semaine, nous
voilà parti pêcher le brochet...
Au bout de 4 heures sans véritable touche (petit bec trop gourmand...), force
est de
constater que l’envie de finir la journée dans le trou d’eau du
matin devenait
franchement irrésistible !
Nous voilà donc reparti sur les lieux du
miracle matinal.
Arrivés sur place, on découvre deux papys à
l’allure bien
viandarde …
Visiblement cet endroit est connu.
Sauf qu’eux pêchent avec un lancer et un
moulinet… il doit donc
y avoir autre chose que des gardons dans les parages…
Nous prospectons alors les lieux l’histoire de
voir si ce
fossé est pêchable ailleurs. Visiblement oui mais pas en ce moment
vu l’état
des champs…
De retour aux voitures, on décide tout de même
de finir la
soirée là où nous avons commencé le matin.
Pour ma part, je n’ai plus vraiment de touches,
les gardons
semblent avoir déserté.
Je jette alors 3 / 4 asticots
en guise d’amorçage.
Ni une ni deux, j’ai une touche.
Je ferre et … la canne se met à plier, je vois
un premier
remous et tchao !
Wooaoo ! Kécekécé que ce truc ??!!!
Sur 8 centième, je pense avoir cassé mais non.
Juste
décroché. Je relance aussitôt, et nouvelle touche dans la foulée.
Rebelote, le
scion plie, je n’ose pas lever de crainte de casser. Je profite
alors du combat
avant de voir monter une … superbe perche !! La vache, elle fait
entre 25
et 30 cm. Ici, dans un trou d’eau de 50 cm de profondeur.
Je commence à comprendre pourquoi les papys
pêchent au
lancer …
Je remets un asticot et tente à nouveau ma
chance. Dans les
10 minutes suivantes, j’en ferai 4 autres : une encore plus grosse
et
trois plus petites…
Inouï.
Je balance alors quelques poignées d’asticots
sur la zone,
la stratégie semblant gagnante.
Bingo, nouvelle touche, nouveau rush dans le
bout de la
canne. Sauf que cette fois il ne s’agit pas d’une perche…
C’est une petite commune qui vient en effet se
présenter en
surface.
Rodo tente à son tour sa chance mais prend
essentiellement
des gardons jusqu’à ce qu’il tombe sur… une tanche !!
Et je ferai dans la foulée une nouvelle petite
miroir entre
deux gardons…
Nous sommes en plein rêve !! Malheureusement la
réalité
nous rattrapera très vite car cette miroir a la queue mutilée… et
depuis peu.
Quand est-ce que cette pratique débile
prendra-t-elle fin ??
Déjà que sur des gros spécimens ça me rend
dingue mais là,
sur un carpeau de 25 cm, il ne faut quand même franchement pas
être fini pour
faire des trucs pareils… !!!
Quelle tristesse.
Mais ne gardons en tête que le positif de cette
merveilleuse journée qui aura
su combler, contre toute attente, nos âmes de pêcheurs !
2014 s’ouvre donc sur d’excellents auspices…
Voici quelques photos de nos prises capturées à
la tombée de
la nuit…
Pas mal non ??