dimanche 24 mars 2013

Dimanche 24



Dernier jour de vacance (déjà…), dernière journée complète de pêche avant la reprise.


Après le fol après-midi d’hier, changement de cadre et de décor, direction le Val de Seine.

Pour l’occasion, je propose à Rodolphe de venir taquiner la belle sauvage  de ce parcours somptueux.

Après tout, je lui dois bien ça lui qui m’a tant apporté côté Carpe …

Nous arrivons tranquillement sur place vers 10h00 et commençons notre partie de pêche sereinement au milieu du chant des oiseaux et de la douce mélodie de l’eau qui s’écoule entre branches, cailloux et autres bancs de sables.

La première touche se fera longtemps attendre et la première prise avec… (18 cm)


La pause déjeuner nous redonnera des forces et l’après-midi sera nettement plus prolifique !
Les touches sont nombreuses, les loupés et les décrochés également ; mais fort heureusement les prises seront également de la partie.

La seule de la journée à dépasser les 25 ! (27 cm).

Peu de spécimens faisant la taille du reste mais de bien jolis poissons…

 18 cm



19 cm




24 cm



23 cm 



16 cm



22 cm



Avec 8 prises, 4 décrochées et pas mal de touches loupées, le bilan  de cette journée est plutôt positif même si je regrette que Rodolphe n’ait pas eu autant de réussite car il n’aura pris en tout et pour tout qu’un simple Vairon !

samedi 23 mars 2013

Samedi 23



Le match de mon gamin étant annulé pour cause de terrain impraticable, me voilà avec un après-midi supplémentaire à remplir…
Direction donc le bord de l’eau pour une partie de pêche à la truite qui s’avérera exceptionnelle !!..
Première place, première touche, et quelle touche … Je ferre et tiens un pavé ! Le moulinet déroule immédiatement, le poisson garde le fond et s’empresse de prendre le courant ; je peine à le contenir et finis par l’apercevoir : c’est une fario. 

Que dis-je, c’est une énoooorme fario ! 

Je pense tenir là la plus grosse truite que je n’ai jamais touchée. Mais sans épuisette avec du 17ème et en plein courant je ne me fais guère d’illusions, ça va casser… 
J’observe furtivement la bête, elle fait au  moins 50 ! Le palpitant à 160 j’espère secrètement pouvoir la prendre l’histoire de battre mon record personnel (!), mais elle décide de prendre la grosse veine de courant et de profiter alors de la force engendrée…
Mon moulinet déroule irrémédiablement, j’essaie de retenir mais ce qui devait arriver arriva : le bas de ligne lâche…
Totalement scotché par ce début de partie de pêche, je ne sais trop quoi en penser : j’ai laissé passer ma chance où cet après-midi s’annonce bien ? 

Montage refait, je continue.

½ heure plus tard, nouvelle touche le long de la berge d’en face. Cette fois c’est moins gros mais de belle taille tout de même.
Je pense de suite à un chevenne mais dès que j’aperçois les flancs du poisson je découvre de belles tâches noires et rouges…   

Incroyable ! C’est encore une fario !! 

Malgré un courant toujours aussi puissant, j’arrive cette fois à contenir ses rushs et parviens à mettre au sec cette superbe tachetée de … 40 cm !



Je jubile… et la remets à l’eau.



Ma partie de pêche est déjà faite mais je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin…
Je serai alors une bonne heure sans la moindre touche jusqu’à cet instant magique…



Je l’ai d’abord prise pour un brochet lorsque j’ai entre-aperçu son corps allongé sous la surface avant de me rendre à l’évidence…
Il s’agit bien évidemment de ma plus grosse truite et tout ça en parcours fédéral…
Allez, encore une petite photo à côté de la canne l'histoire de se rendre compte..



La suite sera nettement plus classique avec la prise de 2 gros chevennes :

Le premier fait tout de même 45 cm !


Le second un peu moins mais je ne l'ai pas mesuré...


Après autant d’années de pêche je constate que les surprises sont toujours au rendez-vous et que les émotions restent intactes, ce n’est pas avec des journées comme celle-là que je risque de raccrocher les cannes !

jeudi 21 mars 2013

Jeudi 21



Aujourd’hui c’est décidé, je pars faire la Seine !
Pour tout puriste, cette rivière est un paradis.
Déjà parce qu’il n’y a pas de déversement d’Arc en Ciel et ensuite parce que le parcours est féerique… (je pourrais aussi ajouter  qu’en plus le portable ne passe pas !!!). 
Alors bien sûr, viandards de tous bords et adeptes du congélo passez votre chemin car ici les 6 truites de 35 en 2 heures, ça n’existe pas !
Passionnés de salmonidés, amoureux d’une nature encore à peu près sauvage, bienvenue dans ce sanctuaire…


Les pluies du week-end ont chargé les eaux de la rivière mais juste ce qu’il faut pour ne pas être repéré à 50 m.

L’affaire se présente donc bien.

Il doit être à peu près 10h00 (oui je sais, j’ai de plus en plus de mal à me lever…) lorsque mon ver touche la surface de l’eau.
Malgré une rivière parfaite à pêcher, je n’ai pas la moindre touche.
La Seine serait-elle dans un jour sans comme cela arrive parfois ?
Je prends quelques risques que je paie cash : je remonte bas de ligne sur bas de ligne et ne parviens pas à taper le moindre poisson. 

Étonnant tout de même.

Bien que généralement  la fario morde au premier passage … ou pas, je décide d’insister beaucoup plus longtemps qu’à l’accoutumée sur chacun des postes que je prospecte.
Stratégie gagnante puisqu’à 11h30 je fais ma première petite.

 
Enfin ai-je envie de dire.

Un peu loin, je décrocherai une nouvelle truite, cette fois nettement plus grosse que la précédente !
Malgré cela, plus rien ne sera fait jusqu’à la pause casse-croute.
En ce début d’après-midi, le soleil semble vouloir montrer le bout de son nez et la température est enfin agréable !
Je prospecte des postes que je connais et dans lesquels j’ai généralement des touches… en vain.
Misère, je ne suis certes pas bredouille mais l’ensemble est bien décevant.
Je fini par piquer un nouveau poisson dans un trou que je connais bien ( !) mais la chance n’est décidément pas de mon côté, le courant et le vent m’ayant entraîné mon fil dans les épines, je ne peux que constater les dégâts : le poisson est dans le bout, mon fil entortillé dans le buisson,  je ne peux rien faire ! Il finira par se décrocher tout seul (ce qui plutôt une bonne chose) mais mon montage lui, est toujours emmêlé.
Après une délicate gymnastique, je récupèrerai l’ensemble, aidé par mon papa, en sacrifiant au passage mes avant-bras dans les épines !!
Un sentiment global de déception commence à s’installer en ce début d’après-midi jusqu’à ce que la chance se mette enfin à me sourire…
Il est 15h30 et je tape une nouvelle fario : celle-là fait la taille (29) et sa robe est typique du coin.
Petite photo et retour dans son élément.


10 mètres plus loin je prospecte un autre poste et le ver n’a pas le temps de toucher l’eau que ça tape à nouveau !
Cette fois c’est beaucoup plus costaud ! Je découvre très vite qu’il s’agit d’un chevenne de fort belle taille, chevenne qui me gratifie alors d’une manœuvre que je n’avais encore jamais vue : il se précipite dans les racines à mes pieds et fait immédiatement demi-tour pour retourner en face… libéré de mon montage qu’il a pris soin de laisser piqué dans la branche du fond !!  A croire qu’il l’a fait exprès !
Interloqué, je ne peux qu’en rire !
Je continue donc le long des berges sinueuses de la rivière et tape une nouvelle petite fario !


C’est fou quand même : pas une touche en deux heures et là ça en fait trois en ¼ d’heure !
Je louperai encore deux poissons avant de faire demi-tour.
Sur le chemin du retour, je change de rive l’histoire de prospecter les postes que je n’ai pu faire à l’aller.
Je tente donc à nouveau ma chance là où j’avais failli laisser mon montage dans les épines et insiste lourdement en vain… Je suis près d’abandonner lorsque je me dis que je devrais essayer d’attaquer la zone un peu plus en amont. Stratégie gagnante puisque je pique une nouvelle fario !



Le sourire revient sur mon visage et les doutes s’estompent…
Je décrocherai un autre fario un peu plus haut, celle-ci parvenant à se libérer au moment où j’allais la poser sur la berge !
Arrivé sur le poste où j’avais décroché un tâchetée le matin sur la rive d’en face, je tente à nouveau ma chance cette fois en attaquant la zone à revers.
Quelle bonne idée j’ai eu là puisque je tape cette splendide fario qui, malheureusement, ne pourra retrouver son élément ayant avalé irrémédiablement l’hameçon…

Sa robe est purement exceptionnelle !

Le jour décroît désormais assez rapidement, je suis obligé d’accélérer le pas sur le chemin du retour.
Cela ne m’empêchera pas de pêcher quelques postes avec succès parfois puisque je ferai deux nouvelles truites !



Cette nouvelle journée en Seine se termine donc sur une note particulièrement positive (j’ai envie de dire comme d’hab’ ici !) puisque je pique 7 poissons, j’en décroche 3 et aurai loupé pas mal de touches !

Merci à toi Sequana !

Demain, c'est vendredi, point de fario à l'horizon donc !

mercredi 20 mars 2013

Mercredi 20



J’ai un peu de retard à l’allumage ce matin, je remets donc la Seine à demain…
Quelle direction choisir du coup ?
J’ai fait l’Oze lundi, et si j’allais voir son cousin l’Ozerain ?
Bingo, je décide d’aller pêcher cette jolie petite rivière pas très connue et pas trop pêchée.
En cours de route, je découvre une Ouche absolument splendide le long de laquelle il n’y a aucun pêcheur… incroyable une semaine après l’ouverture…
J’hésite même à sortir à Fleurey tellement elle est belle (comprendre assez haute mais juste ce qu’il faut).
Partant du principe que la première idée est la bonne je trace la route et continue jusqu’aux bords de l’Ozerain.
A peine descendu de voiture je sens que ça ne va pas être simple : le vent est glacial, il tombe un mélange de pluie et de grésil et le thermomètre affiche un tout petit 6 °… alors qu’il est midi !
Décidé à ne pas me laisser perturber par les éléments, j’enfile le nombre de pulls nécessaires et commence ma partie de pêche.
A peine ai-je démarré que je laisse déjà un montage… ça commence fort !
La suite sera du même tonneau puisque je ne compte même pas le nombre d’hameçons et d’emmêlages dans les deux heures qui vont suivre…
Je ferai difficilement un petit chevenne et une Arc en Ciel résiduelle de l’ouverture avant de décider  de changer de coin malgré un parcours franchement agréable, pour preuve : 


A 16h00 je remballe et décide de remonter vers le tout début du parcours.

Et là changement de décor, je passe d’une rivière parfaitement accessible qui serpente nonchalamment au milieu des prés à une rivière ultra encombrée qui dévale en fanfare…
La donne n’est plus la même et je suis contraint de changer de matériel : je range la 3,20 m et je passe en mode ultra-léger.
Malgré cela la pêche est très compliquée, les berges sont abruptes et très glissantes, les épines recouvrent parfois totalement la rivière et la météo s’emballe !
Cela ne m’empêche pas de tenter ma chance dans des lieux improbables et comme souvent, l’essai est transformé assez rapidement avec cette première petite fario …



Revigoré par cette prise, je me transforme en sanglier et tente toutes les places possibles (et parfois même les autres !) ; je referai un joli chevenne un peu plus haut (à ma grande surprise car je ne pensais pas en trouver si haut) et continuerai de remonter  une rivière qui prend désormais l’allure d’un grand fossé…
Le ciel noircit dangereusement et le tonnerre se met alors à gronder ! J’aurai décidément tout eu côté météo aujourd’hui ….
Peu importe, à cette époque le risque de prendre une pluie torrentielle pendant ¾ d’heure est quasi inexistant, je continue !
Au détour d’un amas de buisson je découvre une petite chute d’eau au milieu de laquelle est allongé un énorme tronc d’arbre ; la place est superbe, je lance donc mon ver en amont, juste à la limite de l’arbre… il n’a pas le temps de toucher l’eau qu’il se fait happer violemment !
Surpris par une telle attaque, je loupe la touche !
Dépité de m’être fait avoir aussi bêtement, j’insiste, sans trop d’espoir car la fario se fait rarement  avoir deux fois de suite …
Après de nombreux passage, je suis à deux doigts d’abandonner lorsque soudain, ça toc à nouveau !
Cette fois elle est bien dans le bout !
Je ramène une magnifique (c’est rien de la dire !) fario dont l’origine de laisse guère de doute !



Le jour décroit doucement, il me faut songer à rentrer….
Je louperai une nouvelle touche sur le chemin du retour (sûrement une nouvelle truite vu l’endroit…) et ne pourrai m’empêcher de faire quelques photos dans la lumière magique de cette fin de première journée du printemps…