samedi 31 mai 2014

Vendredi 30 et Samedi 31

Retour en Saône en cette fin mai pour une session de 2 jours.
La première journée s'écoule tranquillement mais les carpes semblent inscrites aux abonnées absentes...
L'apéro commencera assez tôt (!) et finalement l'absence de touches n'est peut-être pas un mal, certains ayant plus de mal que d'autres....

Le barbecue est lancé, il n'y a plus qu'à attendre les touches après un ultime amorçage en bateau...

Mais de touches il n'y aura pas non plus en soirée, direction le biwy donc.


Il est 6 heures lorsque je décide de sortir.
La tête un peu embuée, la fraîcheur me fait du bien.
Je relève les cannes, change les appâts, amorce à nouveau et déjeune tranquilement.
Il est désormais 8h30 lorsque le Neness a enfin sa première touche !
Il saute dans le bateau et file, à peine réveillé, au milieu de la Saône...
Il ramènera rapidement une petite commune de 5/6 kg qui, espère-t-on, marque le top départ de la journée ...

Mais malheureusement, ce n'est pas le cas.
L'histoire de s'occuper, nous pêcherons alors au feeder.
Et là par contre, ce sera un régal.
Les (très) grosses brèmes sont au rendez-vous ainsi que les gardons et ... les carpes puisque je me ferai pulvériser en 3 secondes !
Il est près de 12h30 lorsque j'ai à mon tour un départ...
Contrairement aux autres jours, celles ci part directement au large me facilitant alors grandement les manœuvres.
Après 10 petites minutes je ramène à mon tour une commune de 5,4 kg.
Rien d'exceptionnel donc, mais elle me sauve le capot.
Petite remise à l'eau en douceur dans une eau relativement claire recouverte d'écume...
L'après midi passera lentement sous une chaleur étouffante et l'absence de touches me fera remballer à 17h30.
L'Alex nous ayant rejoint, il restera.
J'apprendrai le lendemain que nous aurions dû rester, les carpes s'étant livré un véritable balais aérien sur les deux coups que nous avions amorcé durant ces deux journées...







jeudi 29 mai 2014

Jeudi 29

En ce jeudi, j'avais envie de prospecter ailleurs, de tenter de trouver des zones profondes dans l'Ouche susceptibles d'abriter d'éventuelles carpettes....
Au gré de mes pérégrinations, je finis par tomber sur une place qui présente pas mal : énorme remous, visiblement profond, alimenté par une veine de courant qui va lécher les racines de la rive d'en face.
A priori, une belle place donc.
Je mets une canne au maïs et amorce la zone.
Une heure plus tard, il n'y a absolument pas le moindre mouvement de poisson.
Je me dis que dans un coin pareil, il y a forcément du monde.
Je remballe la canne à carpe et sors la canne .... au coup !
Cette fois j'attaque au maïs doux.
Le bouchon n'a pas le temps de se relever, c'est parti !
Surpris, je loupe...
Je remets un maïs et relance. Rebelotte.
Nouveau loupé.
Well.
Je me calme, mets un nouveau maïs et j'attends.... environ 5 secondes !
Cette fois c'est dans le bout et ça envoie !! Je pense immédiatement à une carpe vu le démarrage mais j'abandonne vite l'idée lorsque ce poisson fait demi-tour alors qu'il arrive en bout de ligne....
Je suppose à ce moment qu'il s'agit d'un gros chevesne.
Mais un chevesne, aussi nerveux que ce soit au démarrage, ça se fatigue assez vite.
Là non.
Me vient alors l'idée saugrenue qu'il s'agit peut-être d'une truite, une rescapée de l'ouverture.
Les rayons du soleil me donneront raison lorsque j'apercevrai de nombreux points noirs lors des premiers remous.
Après une bonne dizaine de minutes, mon 14 centième teindra bon et me permettra de mettre au sec une superbe Arc-en-Ciel qui, visiblement, adorait le maïs !!
J'aurai beau insister, il n'y aura pas d'autres touches...

samedi 24 mai 2014

Samedi 24

J’étais fermement décidé en ce samedi matin d’aller me poser à l’Étang voisin mais à mon arrivée le long des berges je constate que de nombreux viandous sont déjà là pour fracasser du brochet en occupant tous les postes… 

Changement de programme donc, direction la Saône à Saint Jean.

Une petite demi-heure plus tard je pointe donc mon nez sur les quais de Saône et constate avec horreur  que le vent est plein sud et souffle plein pot de face… une horreur absolue pour amorcer avec des graines à la pelle !

Je remonte donc dans la voiture et file cette fois direction Poncey.

J’arrive fébrilement vers 8h00 et découvre le poste ... libre !
Bingo, je déballe et m’installe.
A 8h30, je suis tendu et le coup est amorcé.
Le vent redouble de violence et le ciel se couvre dangereusement ; il fait désormais relativement froid et je n’ai prévu qu’un short et des sandales !!
J’essaie de pêcher au coup mais c’est mission impossible avec ce vent.

A 10h00, premier départ !
J’ai à peine le temps de sauter sur ma canne que la bestiole me déroule 50 mètres de fil et me pulvérise sans que je ne puisse rien faire !
Waoo. Il y avait là un gros spécimen. Un très gros spécimen.
Je fais un nouveau montage et relance sur mon coup, le tout accompagné de deux / trois pelletées de graines.

10h20, c’est reparti !
Cette fois j’ai le temps de brider un peu. La carpe fait alors le choix de partir un peu plus au large avant de revenir trouver son salut au bord dans une énorme touffe de roseaux…
J’ai beau tenter de m’en défaire, impossible.
C’est trop bête ;  je ne vais pas casser aussi stupidement quand même…
Je décide alors de descendre dans l’eau : j’enlève ce qui craint de mes poches et m’engouffre dans la Saône  jusqu’au nombril avec la canne dans la main droite et l’épuisette dans la gauche !
Heureusement, elle n’est pas trop froide…
Je suis alors obligé de me contorsionner pour réussir à passer sous les branches et atteindre ce pied de roseaux récalcitrant !
Je découvre alors une miroir enroulée dans la verdure et me dis que ce n’est pas gagné malgré tout…
Mes gestes sont empruntés et j’ai peur d’avoir fait tout ça pour rien !
Mais finalement j’arrive à la déposer dans les mailles de l’épuisette… ouf !!
Le retour est tout aussi périlleux d’autant que je suis plus chargé qu’à l’aller !!
Je manque plusieurs fois de tomber complètement dans l’eau mais ma volonté de mettre cette carpe sur le tapis est plus forte que tout !
Je sors victorieux de ce combat épique et dépose enfin cette belle miroir au sec.
Elle n’est pas très grosse mais elle a l’air bien proportionnée. 



Mon peson m’indique 6,8 kg ce qui est assez conforme à mes premières impressions.

Je remets vite à l’eau cette jolie carpe et pense alors, ayant fait deux départs en 20 minutes, que la journée va être prolifique !

Erreur grave.

Je n’aurai plus le moindre bip de la journée, même pas une brème pour s’occuper…

Le soleil resurgira des nuages en milieu de l’après-midi ce qui me permettra de sécher totalement !
En tout cas, une fois n’est pas coutume ici, j’ai déroulé !
Et c’est bien là l’essentiel.



vendredi 23 mai 2014

Vendredi 23

Ayant pris une récup. en ce jour de la fête des voisins au travail, je décide de retourner à Rémilly.
Mais lorsque je me réveille, ce sont les gouttes de pluie sur les volets qui m'annoncent une journée pas tout à fait comme je l'avais prévue...
Misant sur l'adage "Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin", je brave la météo et décolle à 8h30.
La pluie a cessé et le ciel commence à sérieusement s'éclaircir, je suis plutôt confiant.
Après un petit détour à Décathlon, je me retrouve sur les berges d'un des bassins de Rémilly.
Seuls les chants des oiseaux m'accueillent, c'est trop agréable !

Il est 10h00 lorsque je suis enfin tendu.

Et aujourd'hui je décide d'innover avec deux cannes à la graine et une aux Pellets Hallibut (grand première me concernant).
Pas trop le temps de tergiverser puisqu'à 10h18 la canne aux pellets déroule !
La vache, c'est efficace comme appât...
Je ramène assez rapidement une miroir de 6 kg que je trouve franchement moche.
Son apparence ne m'empêche pas de me retendre au Pellets puisque visiblement ça marche pas mal...
Une petite heure plus tard, j'ai une nouvelle touche, pas très vive cette fois.
Et pour cause, je ramène une brème d'environ 45 cm prête à frayer....
Après m'être retendu, je sors le bedchair, le soleil commençant à sérieusement réchauffer l'atmosphère !

Alors que je suis en train rédiger un article pour ce blog (!), c'est le bruit de mon moulinet qui attire mon attention : j'ai totalement oublié de rallumer le détecteur....

Une belle déroule à l'ancienne donc.
Je ferre un poisson qui a une nouvelle fois craqué sur les Pellets.
Cette fois je peine à la ramener. Elle me livre un gros combat et la partie est très loin d'être gagnée. Arrivée près du bord, elle tente systématiquement de rejoindre les branches toutes proches mais cette fois je force un peu et l'empêche de commettre l'irréparable.
Je finis par ramener une miroir qui me fera beaucoup de peine vu l'état de sa gueule : elle n'a même plus de barbillons et les lèvres si charnues d'habitude chez les carpes sont presque inexistantes... C'est simple, elle a la bouche d'un gardon.
C'est une honte.
Comment peut-on être bourrin à ce point !!????

Ses 8,2 kg semblent alors totalement anecdotiques.
Je remets vite à l'eau ce pauvre spécimen en lui souhaitant d'être moins gourmande et surtout plus méfiante à l'avenir.
J'utilise le bateau de Rodo et me tends à nouveau au Pellets, toujours sur la même zone.
Il ne me faudra attendre que 3 petits 1/4 d'heure avant la prochaine touche.
Au ferrage, ça monte directement en surface ! Je vois immédiatement qu'il s'agit d'une petite carpe... Mais alors elle a beau être petite, quelle patate !! Elle balaie l'étang de droite à gauche comme une furie changeant brusquement de direction et mettant de furieux coups de tête ! Une fois arrivée au bord, c'est presque pire. Elle décide de sonder à plusieurs reprises et ma foi, je ne peux pas faire grand-chose. Je me contente de la contenir en attendant qu'elle se calme, ou tout du moins qu'elle perde un peu de ses forces. La stratégie est gagnante puisque soudain elle monte en surface, sort la tête de l'eau et s'avoue vaincue...
Je ramène une superbe petite commune de 5,1 kg.
J'ai quand même la certitude que les communes sont plus combatives que les miroirs...
En tous les cas, celle-là aussi a craqué sur du Pellets...
Le temps de me retendre et de m'installer dans mon Bedchair, c'est reparti !!!
C'est vraiment jour de fête au Pellets !!!
Sauf que cette fois je n'ai pas tellement le temps de comprendre ce qui m'arrive. Celle-ci file comme un obus en diagonale et vient trouver son salut directement dans l'amas de branche sur ma gauche. Je la sentirai quelques secondes avant qu'elle ne se décroche ... et me laisse avec mon montage pendu dans cet obstacles récalcitrant.
Cela me coûtera un bas de ligne.
Le temps de remonter tout ça et c'est reparti.
J'en profite pour changer une de mes cannes au maïs de place et décide de la tendre un peu loin au bateau.
Bien m'en a pris car peu après 15h00 elle déroule.
A l'issue d'un long combat, j'arrive à déposer une miroir de 8,1 kg sur le tapis.
Celle-ci est très jolie, tant par sa forme que par ses couleurs. En plus elle n'a dû être piquée qu'une ou deux fois, ça change de sa pauvre congénère de ce matin.
Il est 16h30 lorsque de très gros nuages noirs montent plein ouest.
Je crains de devoir remballer en urgence et anticipe un peu les choses en ne gardant près de moi que le strict nécessaire.
Il est 16h50 lorsque la ligne au Pellets sort d'un mètre du moulinet... et s'arrête net.
Bizarre.
Je décide de laisser tel quel encore quelques instants, on ne sait jamais.
Et quelle bonne idée j'ai eu là car moins de 5 minutes après ça déroule pour de bon.
Le départ est franc et la canne plie sérieusement.
C'est plutôt lourd.
La défense est massive, loin de la nervosité de la commune de tout à l'heure.
Je l'empêche d'aller se réfugier dans les fonds encombrés sur les côtés et parviens à la ramener devant moi.
Mais elle décide de rester collée au fond et là encore, impossible de la monter sans prendre de risques...
Je la laisserai donc faire savourant ce combat comme il se doit.
C'est au bout d'un bon 1/4 d'heure que je verrai une belle caudale tenter de taper sur mon fil dans l'espoir de s'en débarrasser...
Malheureusement pour elle, la stratégie adoptée sera vaine et j'ai la joie de ramener la plus belle miroir de la journée : 9,2 kg.
Celle-ci n'est pas trop abimée non plus, cela soulage.
Devant repasser à Décathlon avant la fermeture, je plierai à 18h00 avec la satisfaction d'avoir passé une journée somme toute sympathique !

dimanche 18 mai 2014

Dimanche 18



Il est environ 5h00 en ce dimanche lorsque j'ouvre un œil. La paupière lourde, je me retourne de l'autre côté décidé à roupiller encore un peu. Mais je n'y arrive pas, obnubilé que je suis par l'idée d'aller à la pêche...
Sur mon chemin, j'assiste à un levé du jour assez grandiose..

Je me retrouve alors tendu sur le coup des 7h00 en bord de Saône avec un Rodolphe qui ne tardera pas à me rejoindre.
Si le ciel est cette fois dégagé, le vent est toujours aussi chiant...
Parti un peu en hâte, j'ai oublié mes asticots.... point de pêche au coup donc aujourd'hui !
Neness déboulera plus tard, sa couette l'ayant retenu plus que prévu...
La matinée s'écoule et seules les brèmes et les chevesnes viennent nous rendre visite.
Il faudra attendre pas loin de 11 heures avant d'avoir le premier départ !!
C'est Rodo qui s'y colle pour cette première touche de la journée.
Posé en plein milieu, il ne peinera pas trop à nous ramener ... une commune.

Assez pâlotte, elle ne fera pas partie des plus jolies de la saison...
Mais enfin bon. Elle compte quand même et au moins, il évite le capot !
L'heure du barbecue ayant sonné, nous passons à table.
Les bips incessants nous donnent de faux espoirs jusqu'au moment où je déroule à mon tour.
Je bondis sur ma canne et ferre un poisson lourd, très lourd...
 Tellement lourd que je ne peux rien faire d'autre que regarder mon moulinet se vider et subir, impuissant, une casse maison.
Un poil dégouté, je remonte une ligne et relance.
L'après-midi s'écoulera au gré des chevesnes et autres brèmes visiblement assez friands de nos graines aujourd'hui et je me retrouve seul vers 20h00, mes deux acolytes ayant décidé de remballer.
Le vent se calmant un peu, ça devient franchement agréable...
J'en profite pour faire quelque photos dans la paix du soir...



Il est environ 21h00 lorsque je commence à me dire que ça ne sert à rien de rester.
Mais l'activité s'intensifie d'un coup : les sauts font leur apparition, sur notre coup comme ailleurs, et l'espoir se rallume pour ces derniers instants.
Et ce sera vers 21h15 que j'aurai un nouveau départ.
Violent et fulgurant.
Aucun bip pour me prévenir, ça déroule !
Et très vite.
Comme toujours ici, elle prend le bord et remonte la Saône tel un bolide.
Après m'avoir pris une bonne trentaine de mètres, elle file au large et choppe la veine de courant pour se laisser descendre dans l'autre sens.
C'est tout bénef. pour moi car elle quitte ainsi la zone dangereuse ! Je savoure l'instant dans le soleil couchant et fini par ramener une jolie petite commune de 7,2 kg.

Vu l'heure, je décide de ne pas retendre ma ligne et commence à plier la canne. Mais c'est alors au tour de l'autre de décoller !
Départ aussi violent mais fin plus tragique puisque je la louperai....

Il est plus de 21h30 désormais, je remballe, satisfait au final d'avoir évité le capot aujourd'hui encore....


vendredi 16 mai 2014

Vendredi 16



Cette fois c’est seul que je me dirige à nouveau en Saône. Un peu fatigué, je ne serai tendu qu’à 7h30.
Avec 2 cannes à la graine et une à la bouillette, je suis assez confiant.
Je démarrerai très vite au coup, prenant une jolie brème dès la seconde touche.
Visiblement bien présents sur la zone, les blancs mordent plutôt bien mais exclusivement à l’asticot.
J’aurai beau insister au maïs, ils veulent des protéines, pas des légumes !
Seulement voilà.
Les touches au coup c’est bien, mais depuis ce matin je n’ai toujours pas eu le moindre bip.
Midi approchant, je suis à deux doigts de plier lorsqu’une touche d’une violence inouïe me fait sursauter. Canne en main, frein serré, je ne peux rien faire. J’ai l’impression d’avoir ferré une formule 1 !! Le moulinet se vide à vue d’œil et j’ai franchement les chocottes d’arriver au bout de la bobine... Finalement je parviens à freiner ses ardeurs dans un premier temps puis petit à petit à reprendre du fil. Elle reste toutefois à ras du bord et je crains le pire.... Je sens par moment qu’elle s’accroche à des trucs dans le fond, je ne sais pas si ce sont des branches, des nénuphars ou des … cailloux !! Malgré je gagne du terrain, elle s’est calmée et se contente de quelques coups de tête, rien d’autre. Le premier me rassure car finalement, elle est bien revenue... Arrivée sous mes cannes, elle remet le turbo ! Furieuse, elle me reprend du fil. Mais il s’agit là d’un ultime coup de bluff !
Je vois à travers la surface les écailles d’une commune au demeurant pas très grosse.... C’est à n’y rien comprendre. Comment un poisson de cette taille a pu me faire un démarrage aussi puissant ??
Je fini par la mettre au sec et mon peson est intraitable : elle ne fait que 5,6 kg.

Quelle force quand même dans ce petit bout de poisson !!
Les photos faites, je redonne à la Saône ce qu’elle vient de m’offrir et repose ma ligne au même endroit. Deux pelletées de graines par la dessus et c’est reparti.
Je m’assois et commence à envoyer les mms qui vont bien lorsque ma canne bip à nouveau.
Pas très significatif visiblement mais cela recommence et je vois le swingger descendre irrémédiablement.... Le fil ne sort pas mais je vois le scion qui commence à plier à contre-courant...
Ni une ni deux je ferre ! Et là attention ! C’est du lourd !! Pas de grosse déroule à 200 à l’heure cette fois mais quelque chose de lourd, sûr de sa force. Elle prend alors le même chemin que la précédente commune, plus lentement mais déterminée. Irrémédiablement le fil sort de ma bobine, je tente en vain de mettre la main dessus espérant qu’elle change de direction  sentant de la résistance mais rien n’y fait. Je suis obligé de la laisser partir sans quoi la casse est assurée. Elle me prendra à son tour pas mal de fil avant que je ne puisse la faire ralentir. Point de coup de gueule nerveux cette fois. Une masse qui se déplace accompagnée parfois de quelques coups de tête massifs mais c’est tout. Petit à petit elle revient vers moi. Mais les nombreux obstacles qui nous séparent encore sont une aubaine pour elle !! Mon fil se prend dans les branches des aulnes et des iris et je ne la sens plus... Convaincu d’être pris dans une branche dans le fond, je commence à saisir la canne en bout, dégouté. Mais c’est alors qu’un bon coup de tête rallume l’espoir ! Elle est toujours après. Visiblement elle s’est dégagée elle-même de ce qu’il y a à cet endroit et fonce dans le pied d’Iris voisin. Là encore, j’aurai quelques sueurs froides avant de parvenir à la voir ! Cette fois il s’agit d’une miroir. Et d’une jolie. Je me prends à rêver d’une +15, la largeur de son dos me laissant de grands espoirs. Angoissé à l’idée qu’elle se décroche désormais, je fais mon possible pour la déposer assez rapidement dans l’épuisette. Étant sous mes autres cannes, je m’y prends comme un manche et elle ressort deux fois... Mais la troisième sera heureusement la bonne !!
Cette fois c’est bon, elle est dedans. 
Yesssssssssssssss !
La vache, quel combat !




J’emmène la mémère sur son tapis de réception et vais chercher mon peson.
J’attends avec beaucoup d’espoirs le verdict : 12,5...
Comment ça 12,5 ??? Il déconne ce n’est pas possible. Je l’éteins, le rallume et recommence.
12, 5....
Ben merde. Elle fait bien 12,5. « Seulement ».

Allez, la déception passée, j’admire quand même la bête sous toutes ses coutures car c’est tout de même un très joli spécimen !!

Je resterai jusqu’à 19h00, croyant bien que ces deux touches coup sur coup sonnaient le signal du départ mais non. Il n’y aura plus rien.

Une journée qui se résume en ½ heure donc, témoignant ainsi une nouvelle fois, qu’à la pêche, il faut s’attendre à tout...

dimanche 11 mai 2014

Dimanche 11



Après un premier galop d’essai avec le Neness 3 jours auparavant qui s’est soldé par un cuisant échec, il fallait que je revienne en Saône... 

Cette fois c’est avec Rodolphe que nous attaquons les lieux dès 7h00 en ce dimanche matin au temps incertain...

La rive d’en face est toujours occupée par les indécrottables spécimens du cru qui observent bien entendu le moindre de nos faits et gestes !

Une fois mes trois cannes tendues (2 à la graine et une à la bouillette), je me prépare un petit poste au coup.

La place n’est pas facile d’accès, je suis très haut par rapport à la rivière mais tant pis, ça m’occupera en attendant les touches éventuelles.
Seuls quelques ablettes répondent présentes tandis que le vent se met à souffler très fort et que le ciel se noircit de manière inquiétante dans de nombreux endroits...
L’heure du casse-croûte ayant sonné, je remplace ma canne au coup par ma canne à l’anglaise... au moins avec un moulinet c’est moins dangereux !
Les premiers bips se font entendre mais seuls les chevesnes et les brèmes semblent être arrivés sur le coup. Qu’à cela ne tienne, c’est plutôt bon signe.

Je déplace alors une de mes cannes un peu plus près du bord, dans une zone ou mon instinct me dicte de me tendre...

Il n’est pas très loin de midi lorsque cette fois la touche ne laisse plus la moindre place au doute : je déroule !!! Et sur la canne que j’ai déplacée il y a peu !! Je m’empresse de bondir dessus et sent immédiatement que j’ai à faire à une cliente !! Elle file comme un missile le long de la berge, remontant le courant comme s’il n’y en avait pas et frôlant dangereusement les branches des aulnes... Le moulinet se vide à vue d’œil  et je commence à m’inquiéter ! Au bout de quelques instants elle se ravise (ouf!) et décide de partir au large. Si l’affaire n’est pas gagnée pour autant, je stresse nettement moins.

Arrivé au bord, là où il y a entre 3 et 4 mètres d’eau !, elle se met à sonder... Difficile de lutter, je la laisse faire l’histoire de ne pas trop la brusquer car je voudrais quand même bien au moins la voir !
Un premier bouillon témoigne d’un premier signe de fatigue mais je ne la vois toujours pas...
Elle remet alors le turbo comme pour un baroud d’honneur mais ses rushs sont plus courts, moins violents aussi. Je devine enfin sa forme à travers la surface : il s’agit d’une miroir ! Chose peu commune (!) en Saône. Au bout d’un petit quart d’heure elle finit par s’avouer vaincue et Rodolphe met au sec ce beau spécimen !
Le peson nous affiche 10,5 bien que nous pensions plus.
Yessssssssssss ! J’en ai fait une ! Là où je présentais leur présence !! 
Au-delà du coup de ligne, je suis assez content sur ce coup-là.
Je la classe dans la catégorie miroir mais si elle est vraiment très proche de faire partie de la famille (rare) des cuirs....

Ni une, ni deux je relance au même endroit, parsème la zone de graines et file arroser cette jolie prise !!

Les nuées nous frôlent de plus en plus et nous ne serions pas surpris de finir par en prendre une !!
1 /4 d’heure plus tard ce sera chose faite, une giboulée particulièrement violente nous poussant à nous réfugier sous le parapluie.
Et comme le veut la tradition du mois de mai, nous serons à nouveau en t-shirt peu de temps après !
Le soleil est revenu mais le vent, lui, ne s’est pas vraiment calmé !
Il n’est pas loin de 16h00 lorsque j’ai une nouvelle touche. Violente. Fulgurante.
J’ai à peine le temps de m’emparer de ma canne (toujours celle que j’ai rapatriée bord) que mon moulinet s’est déjà vidé de pas loin de 20 mètres !
Fouyaaaaa, elle envoie. 
Et graaaaaaaaaaaave !! 
Je suis convaincu qu’elle va me casser lorsqu’elle décide de se calmer. Comme sa copine de tout à l’heure, elle préfère partir au large. Bien lui en a pris car évidemment c’est nettement plus confortable à gérer.... Elle aussi mettra du temps à monter en surface mais lorsque nous la verrons nous serons fébriles.... Elle paraît plus grosse. Pourvu qu’elle ne casse pas ou pire qu’elle se décroche. Mais curieusement, elle n’opposera pas de folle résistance et se laissera glisser dans les mailles de l’épuisette sans trop se rebeller.
Et de deux donc.
Bien qu’étant plus grosse, il n’y a pas de grosse différence de poids avec l’autre au final, celle-ci pesant 11,8.
Je jubile.
Les averses suivantes me laisseront de marbre tant je suis satisfait de cette journée...
2 miroirs en Saône, ça l’fait quand même !
Le retour sur Dijon se fera sous de nouvelles averses mais je n’ai alors qu’une idée en tête : revenir.