jeudi 7 novembre 2013

Jeudi 7



Pour ce qui ne doit pas être à des kilomètres d’être l’un de mes derniers jeudi au bord de l’eau (le prochain étant le 22 novembre…), je retourne là où j’ai eu l’agréable surprise de toucher une carpe le week-end dernier.
J’adopte d'ailleurs une stratégie équivalente à savoir deux cannes au vif, une canne à la bouillette et une canne au coup.
Et en ce jeudi ensoleillé, c’est au coup que je me ferai réellement plaisir.
Les gardons sont au rendez-vous et engloutissent mes asticots à peine ceux-ci ayant touché l’eau !!
Ils sont boulimiques. La plupart faisant la taille de ma main, je me régale vraiment.
Et au milieu de ce festin, je déroule !!
Là encore, surpris par cette touche, je déguste l’instant. Ferrée en plein milieu, cette nouvelle carpe file directement en diagonale là où le fond n’est qu’un gros amas de branche… Je n’ai pas d’autres solutions que de brider la bête pour lui faire changer d’avis. Bingo, ça marche.
Je mouline alors comme un malade pour lui reprendre un maximum de fil afin qu’elle ne puisse faire demi-tour.
Stratégie gagnante puisqu’elle finira par s’échouer dans mon épuisette quelques minutes après .
Nouvelle miroir de 7,5 kg cette fois.


Malgré tout le bazar qu’elle a fait sur mon coup, les gardons sont toujours là !
J’en ferai au final une bonne soixantaine et que des jolis !
Et dire qu’on n’en a quasiment pas pris un de l’été…
La fête prendra fin dès l’instant où le soleil disparaîtra derrière les arbres de la forêt sur la rive d’en face. Je ne pense pas que l’on puisse parler de hasard…
Par contre côté carnassier, ce fût le calme plat, mes vifs n’ayant même pas subit la moindre petite attaque !
Et à cet instant, je ne pensais pas que j’avais fait là ma dernière carpe de l’année….

dimanche 3 novembre 2013

Dimanche 3



Après la journée carnassier d’hier à l’Étang, direction un autre bassin, à savoir « le nôtre » !
Décidé à pêcher au vif, je dépose une ligne à fond avec un vairon et une ligne au bouchon avec un gardon.
Mais je ne peux m’empêcher de déposer également une troisième canne à la bouillette, l’histoire de…
Et contre toute attente, la première touche survient à la bouillette.
Pêchant en diagonal sous les arbres, je ne me fais guère d’illusion sur l’issue du combat, les carpes locales maîtrisant parfaitement tous les pièges posés dans les environs…
Mais à ma grande surprise elle décide de prendre le large et file finalement dans une zone parfaitement dégagée. La suite n’est alors qu’un jeu d’enfant, la mémère ne semblant pas énorme.
Je finis par mettre au sec une jolie miroir d’à peine 8 kg qui s’est donc laissée tenter par la bouillette reine de ce plan d’eau : la RS1.



Fort de ce succès inespéré à cette époque, je relance immédiatement.
Malheureusement, je n’aurai pas d’autre touche et seuls quelques gardons viendront participer à la fête au coup.
C’est en toute fin d’après-midi, au moment de relever les cannes, que j’aurai l’agréable surprise de ramener un petit Sandre qui s’est offert mon vairon en guise de gâteau d’apéro…
 
Vu la taille du spécimen, cela suppose qu’il a au moins un papa et une maman dans ce bassin… et ça c’est la vraie bonne nouvelle du jour !!

samedi 2 novembre 2013

Samedi 2

Pour ce premier week-end de novembre, nous nous rendons Manu et moi à l'Etang.
Les carpes se faisant plus rares, nous pêchons en priorité au vif.
Le début d'après midi sera très calme jusqu'à ce que je vois mon bouchon plonger à deux mètres du bord !
Je saute sur ma canne et constate que le fil sort rapidement de la bobine.
Cela ressemble grandement à une touche de brochet.
De peitit brochet.
Craignant qu'un brocheton se trouve là dans le bout et avale mon vif jusqu'au trognon, je ferre rapidement.
Et bien m'en a pris car je vois en effet monter un petit brocheton... 
Alors que je le ramène, je devine une grosse masse blanche se retourner juste en dessous !
J'ouvre immédiatement le moulinet, saisi le fil dans mes doigts et vais doucement au contact en remontant légèrement la canne... Et là quelle n'est pas ma surprise de voir un second brochet, beaucoup plus gros, surgir du fond et venir attaquer celui qui se trouve dans le bout de ma ligne !!
Je n'en crois pas mes yeux !!!

Je sors ce brocheton, fait la photo, remets un vif et fonce me retendre là où le pépère a voulu engloutir son jeune congénère...


Mais bien entendu, il boudera mon gardon...
La nuit s'installe doucement et ni Manu, ni moi n'avons eu de nouvelle touche.
Je commence à remballer tranquillement mes cannes et alors que je relève la dernière je constate que le fil est tendu... Je vais doucement au contact et sens des petits à coup.
Petits mais suffisamment nerveux pour exclure une simple résistance du vif.
Je ferre à tout hasard et je constate qu'il y a effectivement un poisson dans le bout.
Mais ce n'est pas gros.
Je sors alors une perche à peine plus grosse que mon vif...
Qu'est ce qu'elles sont voraces !!
Cette fois je remballe et m'apprête à décoller, le Manu terminant de plier lui aussi.
Sauf que là encore, c'est au moment de plier sa dernière canne qu'il m'appelle : "Regarde mon scion !! T'as vu comme il plie ??!!"
Ah la vache, mais il a raison le bougre !! Il y a un poisson dans le bout !
On constate très vite que cette fois il ne s'agit pas vraiment d'une perche de 15 cm ou d'un brochet de 25 cm...
On peut même dire que ça envoie pas mal.
Par contre il y a peu de secousses, ça semble juste lourd et puissant.
Des indices bien suffisants pour penser immédiatement à un Sandre.
Et en effet il s'agit bien d'un sandre.
Et quel Sandre !

Bien entendu ce superbe spécimen est retourné à l'eau.
Espérons juste qu'il ne finira pas trop vite dans le congèlo d'un viandard....

Ce 2 novembre se conclut donc de fort belle manière et avec un brochet, une perche et un sandre, notre pêche au carnassier a été plutôt réussie....






dimanche 27 octobre 2013

Dimanche 27



En cette fin octobre, je me tente une petite sortie dans l’ouche, là où les carpes étaient gourmandes fin septembre…

Mais les dernières pluies ont fait monter le niveau de la rivière et le grand remous a bien changé.

Il est désormais difficile, voire impossible, de pêcher correctement : le courant emmène les lignes et les branches charreyées par la rivière tournent en rond emmenant systématiquement les fils avec elles.

Les cannes bipent en permanence et je ne sais jamais s’il s’agit de touches ou de saletés prises dans les fils…

Alors que l’eau continue de monter, je suis obligé de changer de place avant d’être totalement encerclé !

C’est au moment critique (là où il est devient urgent de mettre les affaires au sec un étage plus haut) que j’ai une touche.

Cette fois pas de doute, il y a bien un poisson dans le bout !



Je ramène un énorme chevesne qui a craqué sur mes graines…

Mais je serai obligé de remballer prématurément, l’eau montant inexorablement et la rivière transportant  de plus en plus de branches …

Je remballe donc déçu, conscient qu’il y a peu de chance pour que je revienne dans les parages avant l’année prochaine…

jeudi 24 octobre 2013

Jeudi 24



Je n’ai que peu de temps pour pêcher en ce jeudi après-midi, je file donc à l’Etang voisin.
Rodolphe est déjà posé mais pas là où j’aurais souhaité…
Je m’installe donc un peu plus loin, posant une canne au vif et deux cannes au maïs doux.
Rodo ayant emmené son bateau, je dépose une de mes lignes le long de l’île.
5 minutes plus tard, je déroule !!!! Et je loupe ma première touche.
Waoooo, quelle efficacité le bateau…
Je mets trois nouveaux grains de maïs et dépose de nouveau ma ligne au bateau.
Je n’attendrai pas 10 minutes avant une nouvelle touche.
Cette fois c’est dans le bout.
La défense n’est pas exceptionnelle et je ramène assez rapidement une jolie miroir de 7,6 kg.


On peut dire que ça commence fort…
La stratégie étant gagnante, je ne change rien.
Et je louperai trois nouvelles touches (dont deux décroches) avant de mettre au sec une nouvelle miroir, plus petite, de 4,4 kg.

Incroyable. 6 touches en une heure ! 

C’est désormais au tour de mon vif d’être attaqué …
Fébrile, je saisi ma canne et ferre. Loupé.
Ah non en fait, je n’ai pas loupé, c’est juste que je ne m’attendais pas à ramener une perche à peu près aussi grosse que mon vif !
Et dire qu’ici les gars pètent brochets et sandres comme des vairons en pêchant avec du câble de grue…

Je louperai un nouveau départ sur ma carpe à carpe (ou plus exactement je décrocherai une nouvelle fois) en fin d’après-midi et ne ferai plus rien au vif de la soirée.

Rodo aura un départ qui se terminera mal lui aussi et c’est contraints par une nuit tombante que nous remballerons la mort dans l’âme.

dimanche 20 octobre 2013

Dimanche 20

Après les centaines de litres d'eau tombés dans la nuit, le ciel semble se calmer quelque peu en ce dimanche matin...
J'en profite donc pour filer à Rémilly, l'histoire de tenter de faire quelques fishs.
Le Manu est déjà installé au vif depuis pas mal de temps lorsque j'arrive mais le champ de bataille est calme, très calme...
Je dépose une ligne au vif et installe deux cannes sous les branches au maïs doux.
Les heures s'écoulent et rien ne bouge.
C'est autour de 16h00 que j'apercevrai les premières petites bulles sur mon coup.
Ça fouille enfin !
Mais visiblement le maïs ne les transcende pas.
Je tente alors le tout pour le tout et décide de relever une des deux cannes pour changer d'appât.
Si la bouillette n'a jamais trop fait recette ici pour ma pomme, je tente quand même le coup en mettant deux Tangerine Fish sur mon cheveux et arrose la zone de deux / trois petites poignées de bouillettes supplémentaires.
Soudain le ciel s'assombrit, les oiseaux se taisent et l'atmosphère s’alourdit...
C'est alors que nous entendons le bruit des gouttes de pluies sur les feuilles de la forêt toute proche se rapprocher à grande vitesse.
A peine le temps de mettre à l’abri ce qui peut l'être qu'un véritable déluge s'abat sur nous !!
La pluie est tellement forte qu'on ne voit pas à 100 m...
Et bien sûr, c'est à cet instant que je déroule !!
Étant tendu au milieu des branches, je suis obligé d'y aller...
J'aurais beau faire en sorte d'abréger le combat, je serai totalement traversé en moins de 5 minutes.
Et le responsable de tout ça est là, sur mon tapis, au milieu des flaques et de la boue sous des trombes d'eau : un Amour Blanc de 11,5 kg...
Il sera bien évidemment très compliqué de faire des photos dans ces conditions mais Manu se sacrifiera pour la bonne cause en mitraillant à l'aveuglette sous ce déluge !!

La photo parle d'elle même : on ne voit même pas le bout du chemin derrière moi alors que nous sommes abrités par les arbres...

Jamais je n'ai pris un tel sac d'eau sur la tête en tenant un poisson !
Et le pire, c'est qu'une fois le poisson remis à l'eau, la pluie s'est arrêtée d'un coup...


Et ce fût la seule touche de la journée !

mercredi 16 octobre 2013

Mercredi 16

Ayant enfin pu trouver une fenêtre météo pour aller pêcher avec Rodo, nous décidons de nous rendre à l'Etang voisin ; d'une part car il est à 5 minutes de chez nous, d'autre part car il a été copieusement aleviné en carpes la semaine précédente !....

Je décide de me rendre sur place assez tôt et bien m'en a pris, le ciel m'offrant un spectacle absolument fantastique....

 
L'émerveillement (et les photos) terminé, je m'installe...
Je n'ai pris qu'une grosse boîte de maïs doux et du pellet Baby Corn.
J'installe donc deux cannes à deux mètres du bord et arrose de quelques graines et pellets.
Avec ma troisième canne, je tente de prendre quelques vifs.
J'aurai assez rapidement quelques bips mais impossible de ferrer sur des touches aussi brèves.
Je pense qu'il s'agit de brèmes.

Mais un énorme remous me fait alors sursauter et me donne du coup pas mal d'espoirs !
Je louperai peu de temps après une première touche en retour !
Rodolphe pointe son nez un peu plus tard et décide de pêcher à la bouillette au milieu.

 Midi approche et donne le coup d'envoi de 4 heures de folies !!....

J'aurai l'honneur d'ouvrir le bal avec cette miroir atrophiée (!!!)  de 7,9 kg.


 20 minutes plus tard, ce sera au tour de cette  commune de 7,6 kg de craquer sur mon maïs doux...

Nous ne ferons qu'une photo car Rodolphe déroule à son tour et ramène cette jolie miroir d'environ 8 kg...



A peine le temps de souffler et de savourer ces trois prises qu'une demi-heure plus tard je déroule à nouveau ...
Nouvelle miroir de 10 kg cette fois.


Et le scénario se répète car Rodolphe enchaîne dans la foulée deux nouvelles mémères !!




Il est à peine 14h00 lorsque cette jolie commune de 7kg craque à son tour sur mon maïs doux....



Ces des heures de folies prendrons malheureusement fin avec l'arrivée de notre Pascal national qui a la particularité de parler fort, très très fort à un mètre de mes cannes, cannes pêchant à deux mètres du bord...

C'est autour de 16h00 que Rodolphe fera une nouvelle commune d'un peu plus de 10,5 kg en plein milieu...


Avec 8 carpes en 4 heures, le bilan est plutôt fort satisfaisant même s'il est évident que certaines de ces carpes proviennent de l'alevinage récent et qu'elles sont particulièrement esquintées...!!

Souhaitons juste qu'elles se soignent d'elles même dans leur nouveau domaine...