dimanche 30 juin 2013

Dimanche 30

En ce dernier week-end de Juin nous avions prévu Rodolphe et moi de nous faire une pêche de nuit à l'Etang communal. Etant de déménagement le matin, j'ai pris possession des lieux autour de 14h00 le samedi - Rodolphe me rejoignant vers 17h00 - et nous avons levé l'ancre le lendemain vers 10h00... après avoir encaissé un redoutable double capot !
Si mon acolyte est rentré chez lui, pour ma part, je suis juste passé récupérer madame afin de partir pique-niquer en famille dans notre bassin.
Arrivés sur place, je trouve un Yann et un Manu au trois quart réveillés qui se remettaient eux aussi de leur nuit passée au milieu des moustiques....
Je prends alors 5 minutes pour prendre la carpe du Manu en photo :

Jolie miroir de 5/6 kg.

Une fois fait, direction la rive d'en face pour s'installer. Les cannes sont tendues assez rapidement, place au pique nique !
A peine ai-je terminé de manger que je déroule. Une fois n'est pas coutûme, il s'agit de la canne posée à deux mètres du bord à la graine qui décolle. Le poisson monte immédiatement en surface et je découvre une belle commune en très grande forme qui me mets rushs sur rushs pour tenter d'atteindre les branches. C'est réellement impressionnant de voir la puissance de ces poissons : deux coup de caudale et j'ai toutes les peines du monde à retenir la canne.... Elle finira par se calmer après de longues minutes d'un combat héroïque et c'est donc une splendide commune de 7,3 kg qui viendra poser sur la photo...



Le reste de l'après midi sera très (trop) calme jusqu'au passage du Neness. Cela devient presque une habitude : dès qu'il passe, j'ai une touche. Sauf qu'à chaque fois ça se termine de la même manière : départ de fou, canne pliée en deux et casse en moins de 10 secondes...

Mes 3 ou 4 heures de sommeil de la nuit précédente commencent à peser lourd sur mes paupière et je me laisse alors doucement bercer par la torpeur ambiante.
Le soleil baisse à l'horizon et le minons des saules recouvrent désormais la surface de l'étang...



Cette atmosphère cotonneuse ne m'aide pas à maintenir les yeux grands ouverts mais heureusement mes enfants sont là et eux ils ont bien la patate !
Nous pique niquerons sur place le soir avant de prendre le chemin du retour et aller passer une bonne grosse nuit de sommeil l'histoire de recharger les batteries pour la semaine...




mercredi 26 juin 2013

Mercredi 26

Exceptionnellement je ne bosse pas ce mercredi ; le temps semblant à peu près clément, je file dans notre bassin.
J'y trouverai un Blondin et un Yann installés sur "la rive à moustiques" et désespérément capots.
C'est le genre de nouvelle qui met en confiance...
Je décidé alors de me rendre de l'autre côté et de tendre deux cannes à la graine et deux à la bouillette.
Les trois premières heures sont d'un calme déconcertant jusqu'à ce que ma canne à la Noix Tigrée déroule. Je saute dessus pour un combat.... de moins de 10 secondes.
Mon 33 à cassé comme un vulgaire 8 centième... quelle misère.
Bon, je refais un montage, enfile deux nouvelles Noix Tigrées sur le cheveu et c'est reparti.
J'observe des fouilles sous ma canne tendue au maïs et je constate au passage des à coups réguliers dans le scion ; les détecteurs biperont de temps en temps mais pas suffisamment pour tenter de ferrer.
Ce petit manège durera plus d'une heure jusqu'à ce qu'enfin, ça déroule pour de bon.
Je ferre alors un poisson qui est déjà parti se réfugier dans les amas de branches qui jonchent le font ; heureusement celles ci ne sont pas trop grosses et je parviens assez facilement à faire sortir la mémère de ce piège. J'ai l'impression de tenir un fish de belle facture jusqu'à ce que je le vois dans un premier remous.... C'est une miroir mais elle n'est franchement pas grosse... par contre quel tonus ! C'est incroyable ! Comment un si petit poisson peut-il avoir autant de force ??
Une fois déposée - non sans mal - sur le tapis de réception, je procède à la pesée...
Les chiffres parlent d'eux même : 3,6 kg.


 Cette miroir ne pèse que 3,6 kg et j'ai cru que je n'allais pas pouvoir la prendre.
O_o

Je m'empresse alors de remettre du maïs et je relance.
Alors qu'il est plus de 19h00, je commence à rassembler mes affaires afin de remballer tout doucement.
Et c'est comme souvent dans ces moments là, alors qu'on s'y attend le moins, qu'une nouvelle touche se manifeste. Cette fois c'est sur ma canne posée en plein milieu avec une bouillette banane. Bien entendu le poisson fonce comme une balle en direction des arbres sur le côté ; je mouline alors comme un malade pour tenter de garder le contact et ainsi la forcer à changer de direction.
Elle changera alors de trajectoire pour venir devant moi dans une zone nettement plus dégagée.
Cela ne l'empêchera pas de me livrer un beau combat avant de s'avouer vaincue.

Cette miroir affichera un poids de 6,6 kg.

Il ne me reste plus qu'à remballer ma canne et faire sécher sac de pesée et épuisette...
A 20h00, attaqué de toute part par les moustiques, j'abdique et rentre à la maison....

samedi 22 juin 2013

Samedi 22

Junior disputant son dernier Tournoi de Foot de l'année, impossible d'envisager d'aller au bord de l'eau l'après midi... Je prends alors mon courage à deux mains et fait sonner le réveil à ... 4h30 !
Lorsque celui ci sonne, je n'ai qu'une envie : le pulvériser ! Mais il sonne pour la bonne cause alors je fais venir 3 treuils, 2 grues et 4 palans pour m'extirper de ma couette...
Une fois fait, je déjeune rapidement et je file...
J'arrive à 5h15 au bord de l'étang et ne regrette alors pas de m'être levé : il n'y a pas un poil de vent, la brume court à la surface et les oiseaux chantent à tue tête .... que c'est bon !
Je tends les cannes et me voilà prêt pour en découdre.

Les poissons sont en activité ce matin : sauts et fouilles sont nombreux sur tout l'étang.
Je n'attendrai du reste pas très longtemps car 3/4 d'heure après m'être installé, c'est parti !
Une fois n'est pas coutûme c'est la canne posée sous les branches à 2 mètres du bord qui part ; bien entendu le poisson fonce directement dans le buisson immergé et j'ai toutes les peines du monde à le contenir. Je pense même à un moment donné que l'affaire est entendue car je ne sens plus rien à part la branche dans laquelle la belle s'est réfugiée.... mais là encore le miracle a lieu et elle se défait seule de ce piège à bas de lignes ! Elle tournera en rond juste devant moi pendant un moment avant que je n’aperçoive une commune de taille respectable. C'est au bout d'un petit 1/4 d'heure que la belle accepte de se rendre. Avec ses 9 kg, c'est une des plus grosse du bassin pour l'instant.....



Well, ça commence pas mal.
Je relance, arrose de graines et me mets à pêcher au coup à 3 metres du bord.
Les gardons semblent très affamés ce matin puisque je les prends à la file indienne à l'asticot.
La scène durera moins d'une heure jusqu'à ce que les touches s'espacent puis finissent par disparaître.
Je relance alors quelques boulettes d'amorce me disant qu'ils ont peut-être déjà tout consommé.
Mais cette fois ils semblent bien avoir disparus. Mon bouchon connaît quelques timides frémissements mais rien de bien terrible jusqu'à ce qu'un semblant de touche me fasse réagir. Je ferre l'histoire de voir qu'est ce qui s'amuse à me faire des touches aussi minables .... et j'ai tout juste le temps de sentir un monstre se déplacer sereinement sur le côté et tout m'embarquer !
Je comprends désormais mieux pourquoi les gardons ne sont plus là....
Le scénario se répètera encore deux fois avec  les mêmes résultats.
Et pendant ce temps là, je vois des fouilles monstrueuses à 5 mètres d'une de mes cannes à carpe.
Bien qu'en théorie cela ne serve à rien de mettre une ligne sur ce genre de manifestation, je ne peux m'empêcher de relever ma canne à la bouillette et de la déposer sur la zone en question.
Et c'est là ou la pratique vaut toutes les théories du monde car moins de 20 minutes plus tard ça déroule !!
Là encore, je pense tenir un poisson pas vilain qui connaît parfaitement les lieux et qui sait où aller pour sauver sa peau !
Mais ses tentatives resteront vaines et c'est une belle miroir de 7,9 kg qui viendra poser sur la photo avant de retourner fouiller sur mes graines et mes bouillettes !!


A 12h30 je dois remballer la mort dans l'âme car il faut désormais aller passer 6 ou 7 heures autour d'un terrain de foot où le chant des oiseaux est difficile à percevoir...



samedi 15 juin 2013

Samedi 15

Manu et et ses potes avaient décidé de passer la nuit dans notre bassin, je les rejoins donc vers 13h00.
C'est au moment ou j'apprends que la nuit n'avait pas été miraculeuse que Manu déroule !
La carpe file droit sous les branches et voici Manu parti sur son petit zodiac....
La manoeuvre prenant une tournure très délicate, je le laisse sur place et vais prendre possession de mon poste.
De nombreux rejetons encombrant encore la zone, je décide de faire un peu de place... et pendant ce temps là, Manu continue à se battre avec son Zodiac, les branches et sa carpe !
Mon poste est désormais bien propre, je peux sortir le matos.
C'est au moment de déplier mes cannes que j'entends la voix enjouée d'un Manu qui crie victoire : la carpe est sortie des branches et la voilà qui traîne désormais not' Manu national sur le bassin !


J'ai beau dire, j'avoue que les sensations doivent être plutôt sympas !!
Il finit par prendre une jolie miroir épuisée par son combat titanesque.
Place désormais à la pesée et aux photos.




Bon, ben j'ai eu bien fait de passer hein les gars ?!!
Maintenant c'est pas tout ça mais il faut peut-être que je songe à me tendre...
1/2 heure plus tard, mes trois cannes sont à l'eau et la zone amorcée.
En l'absence de touches, je finis par rejoindre les gars l'histoire de passer le temps avec eux plutôt que seul dans mon coin.
Peu de temps après, j'ai enfin une touche !
Je fonce et saute sur ma canne en bridant à l'opposé du buisson sous lequel la belle à décidé de foncer...
Malgré des rushs assez costauds, elle se rendra relativement vite, dévoilant une dorsale salement abîmée ...


Celle ci pèse 4,2 petits kilos mais ce sont surtout ses nombreuses blessures qui m'intriguent.
Je referai deux touches un plus tard mais les louperai les deux...

Les gars ne feront pas mieux et je les abandonnerai aux moustiques aux alentours de 19h30...

jeudi 13 juin 2013

Jeudi 13

Il fait très beau en ce jeudi 13 et la présence d'un bon petit vent d'est rend agréable ce soleil de juin.
Je ferai d'ailleurs l'erreur de m'exposer et rentrerai totalement cramé...
Côté pêche, pas grand chose à signaler en cette matinée, les poissons devant profiter de ces rares rayons de soleil pour assumer leur instinct...
L'heure du repas approchant, je prépare mon barbecue... sauf que j'ai oublié celui ci ! Misère !!
Tant pis, je vais la faire à l'ancienne : une petite branche bien droite taillée en pointe et débarrassée de son écorce façon pub Herta, et les merguez seront parfaites !
Mon petit festin terminé, je décide de poser mes cannes dans une autre place, entre deux bosquets, bien à l'abri.
4/5 pelletées de maïs et c'est parti.
Je décide alors de tenter de prendre des vifs. Quelle n'est pas surprise alors de voir des dizaines de poissons en surface, tout près du bord, défilant par bancs complets. Je prends ma petite canne de 4 mètres et tente ma chance.
Le bouchon n'a pas le temps de se relever qu'un poisson est déjà après... Le scénario durera une bonne heure, heure pendant laquelle rotengles, gardons et perches seront fins fous !
Soudain ma canne posée il y a  un peu plus d'une heure entre les buissons s'affole... Je sprinte jusqu'à elle et constate que la ligne se dirige directement sous les arbres ! Je ferre et sens un poisson mais ... celui-ci est pris dans les branches ! Je pense que c'est fichu lorsque miraculeusement la ligne se défait, je vois alors une jolie commune pointer le bout de ses babines en surface. Le bras de mon épuisette n'ayant rien trouvé de mieux que de me lâcher, l'affaire s'annonce sportive... Je tente à maintes reprises de mettre cette carpe dans un filet totalement détendu mais les manœuvres s'avèrent infructueuses ; je suis alors certain de l'issue de ce combat et je commence à me résigner... Mais le poisson fatigue, il commence à avoir du mal à se relancer et ses coups de têtes sont de plus en plus faibles... Épuisée, elle finira par se rendre dans ce filet peu académique.

Jolie commune donc de 6,2 kg.
Je m'empresse de remettre mon maïs fétiche et relance.
Moins de 20 minutes plus tard, c'est reparti ! Ce spot est terrible !
Le scénario est le même : la carpe file sous les arbres et se prend dans les branches... sauf que cette fois, j'aurai moins de chance, elle se décroche...
Chiotte.
Bon, et ben on prend les mêmes et on recommence : 3 grains de maïs, 3/4 pelletées de graines par la dessus et c'est reparti.

Cette fois l'attente est beaucoup plus longue.
Le ciel, si bleu ce matin, devient noir à l'Ouest et les cumulo-nimbus grossisses à vue d'oeil !
Un vent de fou se lève et les premières gouttes se font sentir.
Je remballe tout ce qui craint et laisse l'essentiel à portée de main.
En pleine discussion avec le Léon qui a décidé de passer nous rendre une petite visite, celui ci me dit : "ce ne serait pas ta canne là-bas qui bip ?".
Mais si !! Il a raison le bougre !!
Nouveau sprint entre les gouttes et nouveau fish.
Celle ci semble un peu plus grosse mais ici rien n'est bien sûr.
J’aperçois enfin un dos bien foncé avec de très belles écailles sur la ligne latérale ! Elle à l'air superbe.
Étonnamment, elle ne cherche pas trop à aller sur les côtés et se contente de tourner en rond à mes pieds.
Ayant pu réparer mon épuisette quelques minutes auparavant, c'est le moment de tester si la colle forte est ... forte !
Une fois cette splendide miroir dans les mailles du filet, je prend mille précautions pour la sortir de l'eau...
Cette carpe là sort de l'ordinaire, sa robe est franchement sympa :


Pour la petite histoire, elle avait été piquée il  y très peu de temps avant moi.
Etant seul à l'étang, je me demande si ce ne serait pas celle que j'ai décrochée quelques temps avant.... comme quoi, elles ont une mémoire limitée ! Ou elles crèvent de faim !!
Cette miroir fait 7,3 kg.
Bon, les affaires tournent pas mal cet après midi, me voici avec 4 départs, c'est plutôt sympa.
Je ne change pas une équipe qui gagne et retend immédiatement ma ligne avec ses grains de maïs...
La pluie interrompra momentanément cet après midi festif et c'est avec une bonne dizaine de degrés de moins que je me prépare au coup du soir.
Le vent souffle toujours aussi fort et les touches deviennent rares, voire inexistantes.
Il est plus de 17h00 désormais et la paix semble retrouvée sur l'étang.
La fraîcheur ambiante contraste terriblement avec la chaleur de ce matin et je commence à songer à remballer...
Mais les carpes en ont décidé autrement.
Ma seule canne tendue en vrac au milieu de nulle part à la bouillette déroule sans prévenir !
Me voici avec un poisson ferré à plus de 50 mètres et qui, par je ne sais quel instinct, décide de tirer une diagonale depuis le milieu directement sous l'arbre à gauche ! Je mouline comme un malade pour lui laisser le moins de fil possible mais elle parvient malgré tout à atteindre son but...
Me voilà pris dans les branches.
Heureusement, à force de se débattre au milieu des rameaux de ce saule, elle finit par en sortir.
La voilà maintenant en pleine eau à sonder à 5 mètres du bord.
Qu'est ce quelle est nerveuse bon sang !!
Un premier remous laisse pourtant découvrir la caudale d'un poisson qui est plus proche du carpeau que de la carpe...
Une fois au sec, cette impression sera confirmée puisque cette nouvelle miroir rentre péniblement dans les stats avec ses 3,3 kg...

Ce poisson achève une journée riche en touches même si cette satanée météo décidément bien capricieuse cette année est venue gâcher un peu la fête...
Je prendrai le temps d'attendre que mes affaires sèchent un peu avant de prendre la route du retour...
Suite au prochain épisode.


dimanche 9 juin 2013

Dimanche 9

Manu et ses potes avaient décidé d'aller pêcher la veille dans notre bassin et certains voulaient même rester sur place.
Au final ils sont tous restés et ont eut le bonheur de prendre la flotte une bonne partie de la nuit sans parler des invasions de moustiques !!
Je décide donc de passer les voir avant d'aller me faire une autre place...
J'arrive vers 9h00 sur les lieux ne et trouve que deux gaillards de levés sur les 4 !
Verdict : nuit plutôt calme et peu de touches (2 fishs de faits c'est tout).
Manu ayant gardé la sienne dans un sac de conservation, on fait la photo souvenir !
Elle n'est pas très grosse mais cette commune est vraiment belle...
Bon, pour ma part je les laisse et file en face me faire une place au milieu des moustiques en attendant l'arrivée de Rodolphe (!!!).
Je mets 3 bons 1/4 d'h à déblayer ma zone et me décide à tendre mes lignes alors que Rodolphe arrive à son tour.
Le coin est particulièrement profond puisqu'on frise les 3 mètres d'eau à 4 mètres du bord (quand même).
Je repère une zone sur ma droite où un buisson est immergé à 50 % par dessus lequel un arbre inonde la zone de son ombre bienveillante ; je me dis que cet endroit présente bien... J'arrose de graines et tend ma troisième ligne dessus.
J’amorce une zone en vue de déposer la quatrième canne mais je n'ai pas le temps de finir que celle que je viens de poser déroule déjà !!!
Je bondis dessus et ferre un buffle qui me démonte en moins de 10 secondes ....
Ah la vache, mais qu'est ce que c'était que ce fish !!???
Chose hallucinante c'est que ce combat extrêmement furtif à attiré 4/5 Amour Blanc qui sont venus voir ce qui se passait !
Je refais alors un montage et redispose ma ligne au même endroit en prenant le soin de balancer une nouvelle pelletée de graines....
Et pendant ce temps les moustiques m'empalent en long en large et en travers : c'est complètement dingue la quantité qu'il y a...
Je finis néanmoins par m'installer complètement et je peux enfin me poser.... environ 2 minutes avant un nouveau départ (toujours sur la même canne). Je saisi la canne rapidement et bride direct : les coups de gueules sont ultra violents et j'ai le sentiment là encore de tenir un 35 t.... sauf que lorsque ça arrive en surface je découvre une miroir qui ressemble plus à un carpeau qu'à une carpe ...
Incroyable.
Et je mettrai du temps avant de mettre au sec ce spécimen  de seulement 3kg200 à la force herculéenne !



Par contre elle porte les stigmates d'une fraie acharnée car ses flancs sont griffés et sa dorsale déchirée... :-((
Bref, cette journée commence quand même particulièrement fort...
Je remets ma brochette de maïs et relance toujours au même endroit.
Il est alors 10h50.
10 minutes plus tard c'est à nouveau parti !!
Je n'en reviens pas !
Je m’empare de ma canne et je sens tout de suite un poisson certes moins nerveux mais relativement lourd... Il tente bien entendu d'aller se réfugier dans le buisson mais j'arrive à l'en empêcher ; il monte du coup rapidement en surface et je découvre un Amour Blanc de fort belle taille !
Curieusement il ne se défendra pas plus que cela et le voilà déjà presque dans l'épuisette... On se frotte alors les yeux avec Rodolphe car nous découvrons juste en dessous de lui un second Amour Blanc, plus petit, qui le suit...
Ce plan d'eau réserve bien des surprises ma foi.
Nous finissons par mettre au sec ce beau poisson qui frise le mètre à vue d'oeil et qui pèse un peu moins de 10 kg, 9,8 kg exactement.
 
Une belle torpille !
Je remets ce très beau poisson dans son élément et lance à nouveau ma ligne...
J'aurai un nouvelle touche une petite heure plus tard qui se soldera par une décroche.
L'heure du repas a sonné, nous passons donc à table... toujours accompagnés de ces $*#"!% moustiques qui doivent se dire à peu près la même chose !
Il est près de 14h00 lorsque mon détecteur s'affole à nouveau.
Cette fois c'est la canne lancée un peu plus loin près d'une grosse branche immergée qui déroule.
La RS1 semble appréciée dans ce bassin car c'est la seule bouillette avec laquelle j'ai quelques touches...
La bestiole me livre encore un combat épique m'obligeant à zigzaguer entre mes lignes...



Et pourtant cette commune est de taille modeste avec ses 5,100 kg....

Elles ont une sacrée patate en tout cas !
Rodolphe fera une petite commune d'un peu plus de 3kg avant de sortir une miroir un peu plus sympathique mais marquée elle aussi par une fraie qui vient tout juste de se terminer...


Pour ma part je décrocherai 3 autres poissons et en louperai une !!...
Si on fait abstraction de ces satanés moustiques, la journée aura été particulièrement positive...
Comme dirait un robot célèbre : "I'll be back !!".



jeudi 6 juin 2013

Jeudi 6

Normalement je suis censé bosser en ce jeudi... mais mes nombreuses heures supplémentaires n'étant pas rémunérées, je préfère les utiliser à bon escient !
Donc retour dans notre nouvel étang...
Devant être rejoint dans l'après midi, je décide de me poser à la même place que dimanche dernier.
Avant même de déplier les gaules, je suis attiré par des sauts dans le bassin d'à côté.
Curieux, je me rapproche des bords et observe : cette fois c'est sûr, la fraie a bien commencé !!!
Des dizaines de carpes batifolent dans tous les sens allant même jusqu'à quasiment s'échouer sur les rives !! Communes et Miroirs sont fin folles et se frottent les unes aux autres au milieu des roseaux et des buissons immergés... Je vois même quelques carassins tenter une approche mais ils se font rembarrer très vite ! Je laisse donc le cycle de la nature se dérouler (enfin !) avec prêt d'un mois de retard et retourne à ma place.
Je m'installe donc tranquillement prenant le temps de défaire consciencieusement mes affaires et de préparer mon coup soigneusement (chose rare chez moi...).
Mais visiblement il n'y a pas que les carpes d'à côté qui ont répondu à l'appel de la nature (!) ... j'entends soudain d'énormes sauts sur la rive d'en face et voit des gerbes d'eau gicler du dessous des branches... là aussi, elles s'éclatent !
Bon.
Tout cela est bel et bon mais je suis quand même venu pour pêcher.
Je tends donc mes lignes : 2 au bord et 2 au large.
La matinée est très calme et l'affaire s'annonce mal...
Je suis rejoint vers 14h00 par mon Papa et le Neness.
Si le premier s'installe au coup, le second file en face et tend deux cannes au bord.
Il n'attendra pas 1/4 d'h avant d'avoir la première touche....
En à peine 1h1/2 il en fera 5, la plus grosse atteignant péniblement les 8/9 kg.
Et moi pendant ce temps là.... je le regarde ! :))
Pourtant elles sont là.... en témoignent les sauts au bord et dans les branches à 10 mètres de mois...
Mon père décide alors de tendre une canne en plombée avec un petit bouchon, le tout esché au maïs doux.
20 minutes plus tard, je vois monter un superbe Amour Blanc qui semble intéresser par... le bouchon !!!  Incroyable !
Mais là où l'histoire est encore plus difficile à comprendre, c'est que 5 minutes plus tard le bouchon s'enfonce.... et part au large ....
Au ferrage on constate tout de suite qu'il y a du lourd dans le bout... du très lourd....
Cette canne est équipée pour pêcher des poissons types Brèmes voir Tanche, nullement pour tracter des paquebots... Or là, le Titanic fait office de barque à touristes !
La vache, je suis quasi sûr qu'il s'agit de l'Amour Blanc ...
Et effectivement, la bête monte en surface et dévoile ses formes généreuses : c'est bien un Amour Blanc..
Mon père est en pleine hallucination d'autant que c'est la première fois qu'il tient un tel poisson !
Celui-ci comprend qu'il à affaire à un novice (!!) et n'en rajoute pas : il se rend très rapidement.
Le verdict du peson est imparable : 9 kg.
Il a l'air tout chose là non ? ;-)
Normal, ça fait toujours ça la première fois !
En tout cas voilà de quoi convaincre ce nouvel actionnaire ...
Well, j'ai beau faire le malin, je suis toujours capot...

Ma ligne tendue sous les branches à ras du bord bip régulièrement mais ça ne décolle pas vraiment : impossible de ferrer.
Pendant ce temps là le Neness continue son festival en face !
Il est 17 h, le voilà qu'il remballe et vient nous rendre visite ; le bougre m'annonce qu'il a fait 8 départs...
Mes bips sont un peu plus longs mais pas assez pour ferrer, ce qui a le don de me mettre sur les nerfs.
L'un d'entre eux est un poil plus long que les autres, tant pis je ferre !
Bingo ! Je tiens un sous-marin !
Sa première réaction est bien entendu d'aller en direction des branches mais j'arrive tant bien que mal à l'en empêcher. Ses rushs sont violents mais le poisson est désormais devant moi, en zone sure.
N'empêche que je n'arrive pas à décoller ce parpaing et seuls les remous montent jusqu'à à la surface. Soudain je vois sortir une caudale toute noire... c'est encore un Amour Blanc !
Par contre celui-là est beaucoup, mais alors beaucoup plus combatif que le précédent !
Il sondera à de nombreuses reprises et remettra le turbo à chaque fois qu'il se rapprochera de l'épuisette. Je commence à me demander si je vais pouvoir le prendre...
Finalement il acceptera l'idée de poser en photo avec moi (!) et finira par se rendre.
Celui-ci pèse 10 kg. Belle bête !
Décidément les Amours Blancs sont nombreux dans ce bassin...
J'ai à peine le temps de retendre mes lignes que je déroule à nouveau mais cette fois c'est sur la ligne posée discrètement sous les arbres à 70 m....
Je sprinte tant bien que mal et ferre en diagonale à ras de l'eau pour tenter d'empêcher la bestiole de filer dans les branches.. mais c'est trop tard !
Je suis convaincu que c'est mort et commence à ramener tant bien que mal mon fil mais je sens toujours des coups de têtes dans le bout... Je me dis alors qu'avec un peu de chance elle peut passer à travers les branches et finir par sortir de cet amas végétal ; et effectivement, le miracle à lieu !
Je vois alors une magnifique petite commune se présenter et me renvoyer ses reflets dorés à travers la surface...
Alors certes elle n'a rien d'exceptionnelle avec ses 4 petits kilos mais qu'elle est belle !

Je me dis que c'est typiquement le genre de poisson qui peut être sympa à prendre au coup !!
La suite sera malheureusement très calme....
Si mon intention première était de rester jusqu'à la nuit, j'ai dû abdiquer vers 9h30 tellement les moustiques étaient nombreux...

Rendez-vous Dimanche pour la suite.



dimanche 2 juin 2013

Dimanche 2

C'est avec une grande émotion que je pars à la pêche ce matin en compagnie de Rodolphe puisque nous nous rendons dans "notre" bassin.
En effet, nous en parlions depuis un moment mais cette fois c'est bien fait : nous avons récupéré un bassin de 2 ha !!
Nous sommes douze actionnaires à se partager ce superbe plan d'eau et c'est donc avec beaucoup d'excitation que nous nous rendons sur place...
Alors bien sûr, il y a du boulot !
Un tel étang, ça se mérite, il faut donc mettre la main à la pâte l'histoire de faire des places.
Munis d'une scie, d'une machette et d'un gros sécateur, nous voilà transformés en bûcherons du dimanche !



Après deux bonnes heures de boulot, nous avons dégagé une place suffisamment grande pour pêcher à deux.
Avant même de déblayer complètement la zone, nous ne pouvons résister à l'envie de tendre les cannes !!
Nous voilà donc prêts à affronter l'inconnu en espérant que nous ne serons pas capots !
Nous terminerons de nettoyer la zone en attendant la première touche...
Les heures s'écoulent et les carpes sont inscrites aux abonnées absentes...
Le soleil commence à percer la couche de nuages vers midi et nous prenons enfin conscience qu'à cette époque, quand il se montre, il fait chaud... (il serait grand temps !).
La surface de l’Étang est calme et seuls les gardons semblent décidés au coup.
Il est plus de 15h30 lorsque le Neness déboule.
Je ne sais pas si c'est dû à son aura de véritable sorcier mais c'est à ce moment là que Rodolphe a (enfin) la première touche !!!
C'est parti à fond les ballons sur la canne posée à 50 mètres de nous en plein sous les branches !...
S'ensuit donc un sprint digestif des familles et bien évidemment, lorsque nous arrivons, nous constatons les dégâts : elle est partie directement dans les branches.
Mais il en faut un peu plus à Rodolphe pour le faire abdiquer d'autant qu'il s'agit du premier départ en ces lieux !
A force d'abnégation il finira par la faire dégager des branches.
Premiers remous, premiers regards inquisiteurs sous la surface de l'eau : c'est plutôt pas vilain !
Rodolphe pense avoir reconnu un Amour Blanc mais son impression sera vite démentie : c'est une commune. Une très belle commune.
Il va désormais falloir faire en sorte qu'elle ne retourne pas dans les branches et l'affaire ne s'annonce pas si simple vu la configuration des lieux...
Après une dizaine de minutes, la belle finit par s’échouer dans l'épuisette : c'est gagné !
La première carpe de notre bassin vient de succomber à une brochette de Maïs ...
Une fois défaite du filet, on prend le temps de l'admirer : elle est splendide !
La bouche est aussi énorme qu'intacte et son corps ne porte aucun stigmate.
Nous jubilons.
Place à la pesée désormais.
Le peson livre donc son verdict : 9,2 kg.
Sous le coup de l'émotion, je la voyait beaucoup plus grosse...
Peu importe, elle est là, sous nos yeux et en pleine forme.
La séance photo sera plus longue qu'à l'accoutumée, première oblige.
Madame retrouvera rapidement son élément favoris, place à la suivante !

Le reste de l'après-midi s'écoulera pépère et Rodolphe loupera une nouvelle touche pendant que moi je ferrerai dans le vide sur un départ pourtant très franc...

C'est un peu avant 18h00 que ma Moule-Crabe perdue au milieu de nulle part fera craquer une mémère !
Cette fois ça y est, c'est à mon tour !
La place devant moi a beau être dégagée, je flippe un peu tellement elle se déplace vite en diagonale, direction les branches !...
Je mouline alors comme un malade l'histoire de garder le contact afin de l'empêcher d'accomplir son dessein.
Ma stratégie est la bonne puisqu'elle décide finalement de changer de direction et de venir juste devant moi.
Malgré quelques tentatives pour rejoindre les profondeurs, elle finit par s'échouer dans l'épuisette.
Rodolphe relève alors une petite miroir de 6 kg.



Là encore le poisson est intact.

Quel plaisir de prendre des poissons vierges de piqûres aux bouches impeccables et aux nageoires en parfait état !
Ce bassin semble avoir du potentiel mais la journée de pêche touche déjà à sa fin...
En effet, nous plierons peu de temps après avec le sentiment du devoir accompli...
Rendez-vous dès jeudi pour la suite !