Habituellement le lundi, je bosse.
Mais ce
lundi est exceptionnellement
chômé, je file donc à la pêche !
Rodolphe est disponible, on se rend à l’Etang
voisin avec
nos deux ainés…
Ayant peiné à sortir de la couette ce matin,
j’arrive
tardivement (10h00) sur les lieux.
Ma nouvelle bouillette ayant été efficace hier,
je me dis qu’ici,
elle peut aussi faire son effet.
Je tends donc une canne avec une Mandarine /
Poisson et l’autre
avec de la RS1.
Cela fait moins d’une heure que les cannes sont
installées
lorsque je me dis que j’ai dû oublier – une fois n’est pas coutume
- d’activer
les détecteurs…
Je me
rends donc vers ceux-ci
et constate qu’effectivement ils étaient éteints !
Je les allume
et me
relève en constatant que celui de droite bip… Pensant dans un
premier temps que
ceci est dû au mouvement du swinger suite à mon intervention je
n’y prête qu’à
moitié attention jusqu’à ce que je constate que le fil se détend
et que le
swinger descend… descend…
Pas
possible !
C’est une touche !!
Je saisi la canne et effectue un ferrage
particulièrement pitoyable ( !!) mais c’est dans le bout ! Je sens des coups de têtes
très vifs et en
conclus immédiatement qu’il s’agit d’une petite carpe, voire d’une
brème ou d’un
gros gardon !
Je mouline dans le vide car le poisson revient
très vite
près du bord et ne parviens pas à reprendre contact. Lorsque
j’arrive enfin à
sentir un début de défense, j’ai toujours le sentiment que ce
n’est pas bien
gros.
Le poisson longe désormais les bords mais ne
monte pas…
Tiens, ce n’est peut-être pas aussi petit que
ce que j’imaginais.
Plus le temps s’écoule, plus le poids du
poisson semble
augmenter !!
Je tente désormais de le faire parvenir à la
surface mais n’y
parviens pas ; on commence à penser du coup à un Amour Blanc…
Seules les bulles montent du fond vers la
surface.
Les rushs se font plus puissants et je suis
même amené à
jouer avec le frein du moulinet car les départs vers le large sont
difficiles à
contenir.
Un premier remous ne nous permet pas de voir de
quoi il s’agit
jusqu’à ce que nous apercevions une belle grosse caudale bien
rouge !
C’est bien une carpe et elle n’est pas si
vilaine que ça.
Je la garde près du bord mais peine à la
retenir quand elle
passe le turbo et décide de longer la berge.
Au bout de longues minutes elle finit par se
fatiguer et
nous montre un peu plus son anatomie : j’estime le poisson à 12/13
kg mais
Rodolphe semble convaincu qu’elle fait plus.
Il finit par la déposer dans l’épuisette et la
monte sur le
tapis.
Et là, en effet, elle plutôt balaise ! Quel
dos !!
Elle est même superbe !! Les chiffres
commencent à s’emballer
dans ma tête et je cours cherchons le peson !
Son verdict est imparable : 17,8 kg !
A la vache !! Quand même !!! Quel fish !!
L’émotion monte d’un cran (voire de deux) et je
la prends en
photo sous toutes les coutures !
C’est pour l’instant ma plus belle prise de
l’année…
Elle a elle aussi craqué sur ce parfum
improbable qu’est la Mandarine
/ Poisson !!
Je la remets précautionneusement à l’eau et
elle en profite
pour me remercier à sa façon en donnant un grand coup de caudale qui
aura pour
conséquence de me tremper de la tête aux pieds !!
Bon, ben ça commence fort.
Je relance donc ma ligne avec le même appât et
je me rassois
confiant.
L’après-midi s’écoule sans évènements majeurs
si ce n’est
junior qui revient du bord de l’Ouche crépit de terre de la tête aux pieds et jusque
dans les
cheveux !! …
Bien sûr, il ne sait pas comment cette terre se
trouve là !
O_o
Admettons.
La fin d’après-midi approche et Rodolphe a
enfin sa touche !
Sa canne est loin et ce sont les pêcheurs d’en
face qui vont
lui faire savoir qu’il déroule !! Il arrivera trop tard sur les
lieux et
la carpe en aura profité pour aller se réfugier dans l’immense
tronc d’arbre
qui gît au fond de l’eau…
De mon côté, je n’ai rien eu depuis ce matin et
décide alors
de lancer une de mes lignes près de la bordure d’en face, les
pêcheurs ayant
désertés cette zone..
Une heure plus tard, le swinger descend… le
détecteur bip et
le fil s’aplatit à la surface…
Encore une touche en retour !!
Je procède là encore à un ferrage bien foireux
mais c’est
dans le bout.
J’ai le sentiment de ramener un morceau de bois
tellement il
n’y a aucune défense… jusqu’à deux mètres du bord où là ; ça
décide d’envoyer !!
Ce ne peut être qu’un Amour Blanc.
Et effectivement nous verrons assez rapidement
la forme
allongée et le teint pâlot de ce poisson bien étrange…
Je ferai l’erreur de sous-estimer sa défense et
celui finira
par se décrocher à mes pieds !
Quel abruti je suis…
C’était le premier de l’année et je le snobe
pour je ne sais
quelle raison.
Ça m’apprendra et je tenterai de faire mieux la
prochaine
fois.
Toujours est-il c’est que celui-ci a craqué lui
aussi sur la
bouillette de la semaine…
Le soleil se couche désormais et l’humidité
commence à
recouvrir la végétation et nos affaires, nous décidons dès lors de
remballer.
Suite au prochain épisode...


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