jeudi 23 mai 2013

Jeudi 23



Je suis parti hier soir à contrecœur, laissant derrière moi un poste copieusement arrosé de graines diverses que les carpes s’empiffraient goulûment, en témoignaient les nombreuses bulles qui remontaient à la surface…
Je décide donc en ce jeudi matin toujours aussi glacial (7°…) de retourner sur les lieux…
Je m’installe donc le plus discrètement possible, mes lignes étant posées, pour la plus éloignée, à environ 3 mètres du bord…
Le semblant d’éclaircie matinale laisse désormais la place à un ciel plombé.
La pluie fait son apparition en même temps que mon premier bip.
C’est au moment où elle redouble de violence que la touche à lieu (comme par hasard !).
C’est ma ligne déposée sous le tronc du saule qui décolle ! Je saute sur la canne et bride d’entrée la carpe qui se trouve dans le bout.
Celle-ci ne m’opposera étonnamment que très peu de résistance et c’est finalement très rapidement que je parviendrai à la mettre sur mon tapis de réception, un rien déçu par cette absence de réel combat…
Cette jolie Miroir pèse 9,4 kg.



Il est 11h30, je n’aurai même pas attendu 1 heure !! Ce spot est bien intéressant ma foi…
Le Président de l’Assoce (Christian) me rend sa petite visite habituelle et c’est en pleine conversation que ma seconde ligne déroule !
Je saisi la canne et ferre sans me rappeler que le moulinet qui équipe cette canne n’est pas un débrayable….
Résultat : début de perruque, ferrage foiré et poisson… décroché !
Misère.
Qu’à cela ne tienne, je retends ma ligne.
Après avoir relancé quelques pelletées de maïs / blé / chenevis, je me pose et décide de prendre mon déjeuner…
Le ciel semble s’éclaircir, je perçois même un coin de ciel bleu… une vision pour le moins miraculeuse en ce moment…
Rapidement, les choses rentrent dans l’ordre et je prends une monstrueuse giboulée de pluie et de grêle mêlée…
Quelques bips me laissent sur le qui-vive pendant que je mange et certains me font même bondir de ma chaise…
Le 4ème sera le bon puisque le scion plie deux coups secs sans pour autant que le fil ne sorte du moulinet…
Je ferre malgré tout et tiens un parpaing…
J’ai beau pêcher dans un peu plus d’un mètre d’eau, c’est collé sur le fond et ça fonce sous l’arbre…
Je bride à fond en me disant que je risque de casser mais ça marche !
J’aperçois d’énormes écailles dans le premier remous et pense que c’est une superbe commune… mais le second remous me met devant l’évidence : c’est un Amour Blanc
Et un pépère.
Vu la configuration des lieux et connaissant la défense de ce poisson, je me dis que ce n’est pas gagné. !
Et effectivement, le combat sera long et particulièrement incertain : par trois fois il décide de foncer sous les branches du saule, par deux fois il sonde et va se prendre dans des petites branches dans le fond et bien entendu, il ressortira trois ou quatre fois de l’épuisette avant de se rendre…
Mais il est là, sous mes yeux !
Quel poisson, il fait bien plus du mètre !!
Je m’empresse de le peser et de faire les photos, ces poissons étant relativement fragiles…
Mon peson m’affiche 11,5 kg, soit 23 livres si on raisonne « à l’ancienne ».
Quel beau coup de ligne !
Je le remets à l’eau le plus vite possible et le regarde repartir visiblement en grande forme !



Bon. Ben cette partie de pêche s’annonce bien. 3 touches en 2h30 dans un  bassin où je n’ai jamais fait de miracles, je suis plutôt satisfait !
J’aurai une nouvelle touche dans la foulée mais ce satané moulinet non débrayable me jouera encore un mauvais tour…
Cette fois c’est sûr, je suis convaincu que mon moulinet ne va pas du tout pour pêcher près du bord.
Je change donc de canne afin d’avoir un moulinet plus adapté à cet environnement difficile.

Mon papa me rejoindra en « touriste » en début d’après-midi et les touches s’estomperont avec son arrivée…  Pêchant tout près du bord et devant rester près de mes cannes, je pense que nos conversations dérangent les poissons…
Malgré tout, j’aurai une nouvelle touche sur le coup de 16h00 et ferrerai une petite Commune !
Petite, mais pêchue !!
J’ai cru que je n’allais jamais la prendre tellement elle m’a mis de rushs au moment de se rendre !
A l’instar de l’Amour Blanc, elle n’a pas arrêté de sonder et m’a ramené des amas de branchilles à chaque fois.
Après plusieurs essais infructueux, mon « épuiseur  semi-professionnel » est parvenu à mettre cette jolie carpe dans le filet de l’épuisette et c’est donc une commune de 6 kg qui est venue compléter le tableau de cette sympathique journée !



Je resterai jusqu’à 19h00 avant de décider de remballer, le froid et l’humidité me tombant sur les épaules…
Le bilan de ce jeudi est donc très positif puisque j’aurai réussi à prendre une Miroir, une Commune et un Amour Blanc ; performance suffisamment rare pour être soulignée même si seule la cuir manque à ce joli tableau !

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