Je ferai d'ailleurs l'erreur de m'exposer et rentrerai totalement cramé...
Côté pêche, pas grand chose à signaler en cette matinée, les poissons devant profiter de ces rares rayons de soleil pour assumer leur instinct...
L'heure du repas approchant, je prépare mon barbecue... sauf que j'ai oublié celui ci ! Misère !!
Tant pis, je vais la faire à l'ancienne : une petite branche bien droite taillée en pointe et débarrassée de son écorce façon pub Herta, et les merguez seront parfaites !
Mon petit festin terminé, je décide de poser mes cannes dans une autre place, entre deux bosquets, bien à l'abri.
4/5 pelletées de maïs et c'est parti.
Je décide alors de tenter de prendre des vifs. Quelle n'est pas surprise alors de voir des dizaines de poissons en surface, tout près du bord, défilant par bancs complets. Je prends ma petite canne de 4 mètres et tente ma chance.
Le bouchon n'a pas le temps de se relever qu'un poisson est déjà après... Le scénario durera une bonne heure, heure pendant laquelle rotengles, gardons et perches seront fins fous !
Soudain ma canne posée il y a un peu plus d'une heure entre les buissons s'affole... Je sprinte jusqu'à elle et constate que la ligne se dirige directement sous les arbres ! Je ferre et sens un poisson mais ... celui-ci est pris dans les branches ! Je pense que c'est fichu lorsque miraculeusement la ligne se défait, je vois alors une jolie commune pointer le bout de ses babines en surface. Le bras de mon épuisette n'ayant rien trouvé de mieux que de me lâcher, l'affaire s'annonce sportive... Je tente à maintes reprises de mettre cette carpe dans un filet totalement détendu mais les manœuvres s'avèrent infructueuses ; je suis alors certain de l'issue de ce combat et je commence à me résigner... Mais le poisson fatigue, il commence à avoir du mal à se relancer et ses coups de têtes sont de plus en plus faibles... Épuisée, elle finira par se rendre dans ce filet peu académique.
Jolie commune donc de 6,2 kg.
Je m'empresse de remettre mon maïs fétiche et relance.
Moins de 20 minutes plus tard, c'est reparti ! Ce spot est terrible !
Le scénario est le même : la carpe file sous les arbres et se prend dans les branches... sauf que cette fois, j'aurai moins de chance, elle se décroche...
Chiotte.
Bon, et ben on prend les mêmes et on recommence : 3 grains de maïs, 3/4 pelletées de graines par la dessus et c'est reparti.
Cette fois l'attente est beaucoup plus longue.
Le ciel, si bleu ce matin, devient noir à l'Ouest et les cumulo-nimbus grossisses à vue d'oeil !
Un vent de fou se lève et les premières gouttes se font sentir.
Je remballe tout ce qui craint et laisse l'essentiel à portée de main.
En pleine discussion avec le Léon qui a décidé de passer nous rendre une petite visite, celui ci me dit : "ce ne serait pas ta canne là-bas qui bip ?".
Mais si !! Il a raison le bougre !!
Nouveau sprint entre les gouttes et nouveau fish.
Celle ci semble un peu plus grosse mais ici rien n'est bien sûr.
J’aperçois enfin un dos bien foncé avec de très belles écailles sur la ligne latérale ! Elle à l'air superbe.
Étonnamment, elle ne cherche pas trop à aller sur les côtés et se contente de tourner en rond à mes pieds.
Ayant pu réparer mon épuisette quelques minutes auparavant, c'est le moment de tester si la colle forte est ... forte !
Une fois cette splendide miroir dans les mailles du filet, je prend mille précautions pour la sortir de l'eau...
Cette carpe là sort de l'ordinaire, sa robe est franchement sympa :
Pour la petite histoire, elle avait été piquée il y très peu de temps avant moi.
Etant seul à l'étang, je me demande si ce ne serait pas celle que j'ai décrochée quelques temps avant.... comme quoi, elles ont une mémoire limitée ! Ou elles crèvent de faim !!
Cette miroir fait 7,3 kg.
Bon, les affaires tournent pas mal cet après midi, me voici avec 4 départs, c'est plutôt sympa.
Je ne change pas une équipe qui gagne et retend immédiatement ma ligne avec ses grains de maïs...
La pluie interrompra momentanément cet après midi festif et c'est avec une bonne dizaine de degrés de moins que je me prépare au coup du soir.
Le vent souffle toujours aussi fort et les touches deviennent rares, voire inexistantes.
Il est plus de 17h00 désormais et la paix semble retrouvée sur l'étang.
La fraîcheur ambiante contraste terriblement avec la chaleur de ce matin et je commence à songer à remballer...
Mais les carpes en ont décidé autrement.
Ma seule canne tendue en vrac au milieu de nulle part à la bouillette déroule sans prévenir !
Me voici avec un poisson ferré à plus de 50 mètres et qui, par je ne sais quel instinct, décide de tirer une diagonale depuis le milieu directement sous l'arbre à gauche ! Je mouline comme un malade pour lui laisser le moins de fil possible mais elle parvient malgré tout à atteindre son but...
Me voilà pris dans les branches.
Heureusement, à force de se débattre au milieu des rameaux de ce saule, elle finit par en sortir.
La voilà maintenant en pleine eau à sonder à 5 mètres du bord.
Qu'est ce quelle est nerveuse bon sang !!
Un premier remous laisse pourtant découvrir la caudale d'un poisson qui est plus proche du carpeau que de la carpe...
Une fois au sec, cette impression sera confirmée puisque cette nouvelle miroir rentre péniblement dans les stats avec ses 3,3 kg...
Ce poisson achève une journée riche en touches même si cette satanée météo décidément bien capricieuse cette année est venue gâcher un peu la fête...
Je prendrai le temps d'attendre que mes affaires sèchent un peu avant de prendre la route du retour...
Suite au prochain épisode.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Votre commentaire a bien été pris en compte ; il apparaîtra après validation.