Il
est environ 5h00 en ce dimanche lorsque j'ouvre un œil. La paupière lourde, je
me retourne de l'autre côté décidé à roupiller encore un peu. Mais je n'y
arrive pas, obnubilé que je suis par l'idée d'aller à la pêche...
Sur mon chemin, j'assiste à un levé du jour assez grandiose..
Je
me retrouve alors tendu sur le coup des 7h00 en bord de Saône avec un Rodolphe qui ne tardera pas
à me rejoindre.
Si
le ciel est cette fois dégagé, le vent est toujours aussi chiant...
Parti
un peu en hâte, j'ai oublié mes asticots.... point de pêche au coup donc
aujourd'hui !
Neness
déboulera plus tard, sa couette l'ayant retenu plus que prévu...
La
matinée s'écoule et seules les brèmes et les chevesnes viennent nous rendre
visite.
Il
faudra attendre pas loin de 11 heures avant d'avoir le premier départ !!
C'est
Rodo qui s'y colle pour cette première touche de la journée.
Posé
en plein milieu, il ne peinera pas trop à nous ramener ... une commune.
Assez
pâlotte, elle ne fera pas partie des plus jolies de la saison...
L'heure
du barbecue ayant sonné, nous passons à table.
Les
bips incessants nous donnent de faux espoirs jusqu'au moment où je déroule à
mon tour.
Je
bondis sur ma canne et ferre un poisson lourd, très lourd...
Tellement lourd que je ne peux rien faire
d'autre que regarder mon moulinet se vider et subir, impuissant, une casse
maison.
Un
poil dégouté, je remonte une ligne et relance.
L'après-midi
s'écoulera au gré des chevesnes et autres brèmes visiblement assez friands de
nos graines aujourd'hui et je me retrouve seul vers 20h00, mes deux acolytes
ayant décidé de remballer.
Le
vent se calmant un peu, ça devient franchement agréable...
J'en profite pour faire quelque photos dans la paix du soir...
Il
est environ 21h00 lorsque je commence à me dire que ça ne sert à rien de
rester.
Mais
l'activité s'intensifie d'un coup : les sauts font leur apparition, sur notre
coup comme ailleurs, et l'espoir se rallume pour ces derniers instants.
Et
ce sera vers 21h15 que j'aurai un nouveau départ.
Violent
et fulgurant.
Aucun
bip pour me prévenir, ça déroule !
Et
très vite.
Comme
toujours ici, elle prend le bord et remonte la Saône tel un bolide.
Après
m'avoir pris une bonne trentaine de mètres, elle file au large et choppe la
veine de courant pour se laisser descendre dans l'autre sens.
C'est
tout bénef. pour moi car elle quitte ainsi la zone dangereuse ! Je savoure
l'instant dans le soleil couchant et fini par ramener une jolie petite commune de 7,2 kg.
Vu
l'heure, je décide de ne pas retendre ma ligne et commence à plier la canne.
Mais c'est alors au tour de l'autre de décoller !
Départ
aussi violent mais fin plus tragique puisque je la louperai....
Il
est plus de 21h30 désormais, je remballe, satisfait au final d'avoir évité le
capot aujourd'hui encore....







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