jeudi 23 janvier 2014

Jeudi 23

J’ai décidé cette année de ne pas faire de pause dans la saison de pêche. Il faut reconnaitre que les conditions climatiques y sont pour quelque chose puisqu’à défaut de soleil, il ne gèle pas, ou du moins très peu.
C’est ainsi que j’ai passé une bonne partie de mes dimanches de décembre et de janvier à tenter ma chance au carnassier accompagné de Rodolphe ou du Neness…
Pas très doué pour ce genre de pêche visiblement, j’ai plus passé mon temps à regarder les Sandres du Rodo qu’à en prendre …
Cela dit, je persévère.
C’est donc en voulant aller pêcher le carnassier en ce jeudi 23 janvier, que Rodo et moi nous sommes retrouvés à pêcher une rivière qui ressemble plus à un fossé qu’à autre chose afin de prendre quelques vifs.

Et c’est là que cette banale journée de pêche d’hiver prend une tournure toute particulière.

A peine l’asticot dans l’eau, qu’un gardon se fait avoir.
Puis deux. Puis trois…
Nous en prendrons environ 150, oubliant qu’à la base nous étions venus chercher quelques vifs.
Suffisamment armés pour tenir un siège d’une semaine, nous voilà parti pêcher le brochet...

Au bout de 4 heures sans véritable touche (petit bec trop gourmand...), force est de constater que l’envie de finir la journée dans le trou d’eau du matin devenait franchement irrésistible !
Nous voilà donc reparti sur les lieux du miracle matinal.
Arrivés sur place, on découvre deux papys à l’allure bien viandarde …
Visiblement cet endroit est connu.
Sauf qu’eux pêchent avec un lancer et un moulinet… il doit donc y avoir autre chose que des gardons dans les parages…
Nous prospectons alors les lieux l’histoire de voir si ce fossé est pêchable ailleurs. Visiblement oui mais pas en ce moment vu l’état des champs…
De retour aux voitures, on décide tout de même de finir la soirée là où nous avons commencé le matin.
Pour ma part, je n’ai plus vraiment de touches, les gardons semblent avoir déserté.
Je jette alors 3 / 4  asticots en guise d’amorçage.
Ni une ni deux, j’ai une touche.
Je ferre et … la canne se met à plier, je vois un premier remous et tchao !
Wooaoo ! Kécekécé que ce truc ??!!!
Sur 8 centième, je pense avoir cassé mais non. Juste décroché. Je relance aussitôt, et nouvelle touche dans la foulée. Rebelote, le scion plie, je n’ose pas lever de crainte de casser. Je profite alors du combat avant de voir monter une … superbe perche !! La vache, elle fait entre 25 et 30 cm. Ici, dans un trou d’eau de 50 cm de profondeur.
Je commence à comprendre pourquoi les papys pêchent au lancer …
Je remets un asticot et tente à nouveau ma chance. Dans les 10 minutes suivantes, j’en ferai 4 autres : une encore plus grosse et trois plus petites…
Inouï.
Je balance alors quelques poignées d’asticots sur la zone, la stratégie semblant gagnante.
Bingo, nouvelle touche, nouveau rush dans le bout de la canne. Sauf que cette fois il ne s’agit pas d’une perche…
C’est une petite commune qui vient en effet se présenter en surface.
Rodo tente à son tour sa chance mais prend essentiellement des gardons jusqu’à ce qu’il tombe sur… une tanche !!
Et je ferai dans la foulée une nouvelle petite miroir entre deux gardons…
Nous sommes en plein rêve !! Malheureusement la réalité nous rattrapera très vite car cette miroir a la queue mutilée… et depuis peu.
Quand est-ce que cette pratique débile prendra-t-elle  fin ??
Déjà que sur des gros spécimens ça me rend dingue mais là, sur un carpeau de 25 cm, il ne faut quand même franchement pas être fini pour faire des trucs pareils… !!!
Quelle tristesse.
Mais ne gardons en tête que  le positif de cette merveilleuse journée qui aura su combler, contre toute attente, nos âmes de pêcheurs !
2014 s’ouvre donc sur d’excellents auspices…

Voici quelques photos de nos prises capturées à la tombée de la nuit…


 Pas mal non ??

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