La météo annonçait un jeudi exécrable, j’envisageais donc de
flâner sous la couette en cette journée de RTT...
Mais lorsque junior est venu me dire au revoir en partant au collège,
j’ai aperçu un ciel visiblement bien dégagé...
Ni une ni deux, je me lève et découvre un ciel radieux et une absence
totale de vent !
Il ne m’en faut pas plus pour me motiver.
¾ d’heures plus tard, je suis dans mon garage et je me
prépare...
L’ouverture de la truite se rapprochant, je décide d’aller en
quête de quelques vers avant d’aller pêcher. Ayant un pré de référence en tête,
je me dirige en direction de ce prolifique endroit lorsque je devine la
présence de brouillard à l’horizon...
Rapidement, le beau soleil du matin disparaît derrière une
épaisse couche de brume qui fait chuter vertigineusement la température et mon
moral !
Maintenant que je suis là de toute façon je ne vais pas
retourner me coucher.
Fort heureusement, cette épaisse couche de brouillard va vite
se déchirer et ma quête de vers de terre se fera sous les bienveillants rayons
d’Éole.
Ma tâche terminée avec succès, direction Rémilly.
Mais arrivé sur Chevigny, me voilà de nouveau dans un
brouillard à couper à la tronçonneuse !!!
Plaidant une certaine forme de malédiction, je file tout de
même acheter ma carte de pêche à Arc, puis file à Rém’.
Et là, miracle !
Arrivé à l’entrée de Rémilly, le ciel se déchire enfin et
fait place à un splendide soleil !
Je prends donc possession d’une place orientée plein sud pour
profiter des doux rayons de ce soleil de février et installe deux cannes à
carpes à 2 mètres du bord eschées au maïs doux et arrosées de Baby Corn.
Sans trop d’illusions mais confortablement installé, je
lézarde...
Le saut d’une superbe carpe à 50 mètres de moi me fait
sursauter et rallume l’espoir au fond de moi : et si elles étaient déjà
réveillées...
Au bout de 10 minutes, je ne tiens plus assis, je vais voir
là où elle a sauté.
Arrivé sur la zone, je lève deux canards qui étaient planqués
sous les branches et qui visiblement ne m’attendaient pas plus que je ne les
imaginais là !
Le calme revenu, je fais demi-tour et retourne nonchalamment
à ma place.
Bip.
Tiens, je rêve ou j’ai entendu mon détecteur ?
Bip. Biiip.
Ah mais non, je ne rêve pas !! J’ai une touche.
Enfin disons plutôt que ça tourne autour...
Je trottine vers ma canne en tendant l’oreille et perçois
quelques bips mais pas de réel départ.
Arrivé vers ma canne, plus rien.
Zut, c’est foutu.
Biip.
Ah non, c’est toujours après. Bizarre quand même cette
touche. C’est alors que je vois le scion plier
sérieusement : je saisi la canne et ferre !
Pouaaah ! C’est dans le bout ! Et ce n’est pas un
gardon qui jouait avec le grain de maïs comme je le supposais !!
Nul doute, il s’agit bien
d’une carpe.
Sa défense est toutefois un peu mollassonne… j’imagine qu’en
cette période elles ne sont pas encore au sommet de leur forme, l’eau étant
froide et la nourriture plus rare…
Je finis donc par sortir de l’eau ma première miroir de la
saison et ouvre ainsi le bal de cette année 2014 avec un poisson de … 6,8 kg.
Content.
Cette première prise m’ayant ouvert l’appétit, je relance au
même endroit et arrose mon coup de quelques poignées de baby corn et de maïs
doux.
Le soleil devient de plus en plus pâle, le vent s’est levé et
l’arrivée des nuages confirme les prévisions météo : la pluie arrive…
L’attente est soudainement moins agréable, le vent redoublant
d’intensité et me soufflant en plein visage.
Mais ayant récemment sombré dans les abîmes de ce jeu stupide
mais ô combien addictif qu’est Candy Crush ( !!), je sors la tablette et
me lance da la résolution d’un niveau sur lequel je coince depuis quelques
séances… Absorbé par l’alignement de ces satanés bonbons, j’en oublie presque
mes cannes ! Jusqu’au moment ou un second départ, fulgurant cette fois, me
ramène au bord de l’eau !!
Je bondis sur ma canne et ferre un poisson qui a bien sûr filé
droit dans les branches ! Chanceux, je parviens à l’en sortir assez
facilement. Une fois passé en pleine eau, j’ai la sensation de tenir un poisson
nettement plus costaud !! Impossible de décoller l’animal du fond.
Contraint à des manœuvres délicates dues à la promiscuité de cette place, j’ai peur
de la suite des évènements.
Je mettrai une bonne dizaine de minutes avant de deviner les
premières couleurs de cette nouvelle miroir qui ma foi, n’a pourtant pas l’air
si grosse. Mon épuisette étant plus large que la place ou je me trouve et les
autres cannes étant tendues (oui j’ai été assez malade pour en mettre une
troisième dans une place qui fait 1,5 m de large…), je galère pour déposer la
carpe dedans.
Je parviendrai tout de même à sortir ce poisson qui, au
final, bien que m’ayant livré un combat beaucoup plus intense que sa cousine,
est un poil plus petit avec ses 6,6 kg !
Comme quoi, pour un poisson de même calibre, il n’est pas
toujours évident d’estimer le poids durant le combat…
Toujours est-il c’est que me voilà avec ma seconde carpe de
la saison, le tout un 20 février…
Inespéré.
Cette fois la pluie faisant réellement son apparition, je
remballe et file récupérer junior au foot…




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