lundi 8 avril 2013

Lundi 8


Avec cette météo décidément bien capricieuse cette année, mes premières tentatives de sortie à la carpe se sont avérées infructueuses (l’eau est toujours bien trop froide !) …


Du coup, en ce lundi chômé, je me dis qu’un petit retour sur les lieux de ma pêche exceptionnelle de la dernière fois s'impose…

Je prends donc ma petite canne à Feeder qui va merveilleusement bien pour pêche la truite, mon gilet, mes vers et je pars à la roots (sans même prendre les cuissardes).

A peine ai-je commencé, qu’au second passage, en retrait du courant et tout près d’un banc de sable, ça tape (déjà !)… Je pense de suite à un chevesne mais les points noirs que je devine assez vite sous la surface ne laissent aucune place au doute : c’est une truite, et c’est une fario.

Je prendrai le temps de l’admirer avant de la mettre au sec et de lui consacrer un traditionnel portrait :



Joli spécimen s’il en est avec ses  39 cm (quand même !).


La suite du parcours devenant compliquée, je décide de faire demi-tour et d’aller voir plus loin.

Je prospecte donc une zone que je ne connais pas mais qui présente plutôt bien : alternance de trous assez profonds et de radiers qui mettent en confiance.

Mon ver n’a pas le temps de faire un mètre … qu’il s’accroche dans une racine !

Misère, je suis quitte pour un montage. Une fois celui-ci réalisé, je descends un peu plus bas pour ne pas refaire la même erreur. Je laisse descendre ma ligne dans le courant en mettant tout en œuvre pour que le ver racle le fond… et pour le coup, il rase bien puisqu’il se prend dans un caillou…
Nouveau montage à refaire et le doute s’installe…

Je reprends mes esprits et aperçois plus loin un coin qui me paraît intéressant : un virage assez long, pas trop prononcé qui part de ma rive avec un fond sablonneux de 10 cm et se dirige vers la rive d’en face en plongeant tout doucement vers des profondeurs que je ne vois pas… Une zone qui doit abriter du poisson, c’est sûr ou je n’y connais rien !

Premier passage : rien.
Je rajoute du fond car je ne racle pas assez à mon goût.
Second passage, ça tape ! (Hé ! Hé !)
J’attends un poil car je pêche avec un lombric énorme, et je ferre. Et là, un missile démarre dans un bouillon incroyable !!  Heureusement que mon frein est serré au minimum car en 2 secondes j’ai 10 mètres de fil en moins dans la bobine !! 

C’est colossal.

Je laisse le moulinet dérouler en le ralentissant un peu avec le doigt mais je ne peux qu’accompagner… Mais qu’est-ce que c’est que ce truc !!!???  Évidemment ça part en face dans la veine de courant… J’accompagne le mieux que je peux et la furie des premiers instants se calme un peu. Le poisson remonte désormais le courant et garde le fond. Je suis désormais sûr que ça va casser, c’est vraiment trop gros pour ma ligne d’autant que je n’ai ni épuisette, ni mes cuissardes…
La bestiole monte un peu en direction de la surface mais je ne vois que  les reflets d’un ciel plombé… Au milieu des bouillons je finis par entre-apercevoir une caudale un peu jaunâtre voire légèrement orangée…. C’est un barbeau me dis-je ! D’autant que c’est reparti pour un tour : rushs de malades, moulinet qui déroule et poisson qui garde le fond telle une ventouse !
Le scénario durera encore une bonne dizaine de minutes avant que je vois enfin ce que c’est : ce n’est pas un barbeau mais une Fario…. Elle fait passer celle de l’autre jour pour un alevin… 

J’hallucine totalement.

Cette fois changement de musique, je me dis que je tiens là un nouveau record !
Je décide alors de fatiguer la bête.
Pendant encore 10 bonnes minutes je la laisserai se défendre sans la brusquer afin de la fatiguer le plus possible.
Seulement voilà, mon fil est fin, il y a du courant et elle en joue parfaitement.
Dès que je parviens à la ramener près de moi et que je la pense fatiguée, elle reprend le large, se met bien perpendiculaire au courant et profite de son poids pour faire pression sur mon fil…
Cela durera encore un moment avant que je ne décide de sauter dans l’eau malgré l’absence de cuissardes ! 

Dans la rivière jusqu’aux genoux (fatche, elle est froide !!), je me dis que j’ai plus de chances.
Je parviens donc à fatiguer cette truite exceptionnelle et admire sa robe remarquable : je pense qu’elle fait plus de 70 …. 

J’arrive enfin à m’approcher et tente de la prendre avec ma seule main de libre… Je la saisi par le côté et commence à la soulever pour la mettre sur la berge mais elle me glisse des doigts, retombe à l’eau et… se décroche !!..... 

Je suis éperdument  triste de n’avoir pas pu prendre cette truite incroyable qui frôle le saumon vu la taille mais me console en me disant qu’au moins, elle n’est pas blessée !...

J’ai juste réussi à prendre sa queue en photo…

.... et à filmer une trentaine de secondes...
La vidéo n'ayant absolument aucun intérêt, voici juste un petit arrêt sur image où on l'aperçoit un peu mieux...


Tchao bella !
A la prochaine….



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