Après ma folle journée de la veille, j’opte pour une pêche
un peu plus reposante : direction l’Étang et ses carpes…
Un peu fainéant, je ne pars qu’en fin de matinée.
Tendu autour de midi, je profite d’une douceur étonnante
pour cette mi-mars et prend un bain de soleil.
Et c’est au bout d’une petite heure que j’aurai ma
première touche !
Décidément, le maïs doux fait fureur en ce moment…
Comme lors de mes dernières sorties, la mémère n’oppose pas
une résistance trop importante et finit assez rapidement par se rendre.
C’est donc une commune de 7kg qui vient de craquer pour une brochette de maïs doux.
Mais les trois heures suivantes seront calmes.
Très calmes.
Trop calmes pour que je reste à cette place.
Je décide alors de remballer et tenter ma chance dans
l’angle en face, au milieu des branches.
Il est environ 16h00 lorsque je déballe à nouveau le
matériel.
Je tends une première canne à 2m du bord puis la seconde à
peine plus loin au milieu des branches, conscient des risques encourus…
La place juste à côté me tendant les bras, je ne résiste pas
plus longtemps et décide d’y poser deux autres cannes.
Alors que je déballe la première, les premiers bips se font
entendre sur mes lignes tendues dans les branches… Déjà !!!???
Étonné, je reste sur le qui-vive.
Je finis toutefois de déplier mon autre canne et pars l’installer
sur le poste d’à côté.
A peine tendu, j’entends mon détecteur s’emballer sur les
autres cannes !
Je sprint en espérant qu’elle n’aura pas déjà fait 10 tours
dans les branches et ferre par réflexe …. Dans le vide !
Et merde. Je me suis peut-être un peu trop précipité…
Je remets quelques graines de
maïs, relance et reste juste à côté des cannes cette fois.
Les scions n’arrêteront pas de s’agiter, souvent accompagnés de quelques bips mais
pas de véritable départ pour autant. Je commence à me demander s’il s’agit bien
de carpes….
Pas le temps de me poser trop
question, je déroule à côté !!
Je sprint dans l’autre sens
cette fois ci et bondis sur ma canne au moment où elle allait sortir de mon pique…
Je mouline direct pour éviter qu’elle ne fonce dans l’amas de branche mais je
déchante très très vite !! Ma Prowess, pourtant très rigide celle là, plie
en deux comme un fétu de paille, je serre le frein autant que je peux et attend
la casse…. Casse qui, je pense alors, sera rapide !
Je ramène alors ma
ligne et me rend compte que j’ai tout simplement décroché…. Mais alors qu’elle
monstre y avait-il là dans le bout ??? Rarement j’ai senti un poisson
aussi puissant ici…
J’ai à peine le temps de remettre une bouillette et de me
retendre que je déroule à nouveau au maïs !!! Incroyable !!
Là encore, je m’empare de la
canne, ferre et me fait tracter une dizaine de secondes avant de casser….
Woaaaoo… C’est quoi cette
zone ??? Y a quoi la dessous ???
Frustré, interloqué et
néanmoins sur-motivé, je mets un nouveau bas de ligne et relance.
¼ d’heure après c’est
reparti ! Cette fois c’est plus petit. Beaucoup plus petit. Mais vu la
zone, rien n’est gagné d’avance pour autant ! Et effectivement, c'est après un combat acharné et à la limite de la rupture que je
parviens à extraire une jolie miroir des branches…
Celle-ci frise les 7 kg.
Une demi-heure plus tard, la
canne eschée à la bouillette m’offre un nouveau départ !
Là encore, j’ai à peine le
temps de l’empêcher de filer se réfugier dans les branches… Malgré ses
nombreuses tentatives pour aller accrocher ma ligne dans ce fouillis végétal,
j’arrive à la faire changer d’avis et prendre une direction beaucoup plus
facile à gérer pour moi…
Au final ce sera une nouvelle
miroir, petite (5 kg), qui viendra clore cette seconde partie d’après-midi
particulièrement étonnante…
Après un samedi de folie,
c’est donc un dimanche particulièrement chargé en émotions qui m’a été offert…
Quel week-end !!
J’en redemande !



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