L'ouverture approchant, il me fallait également penser à filer chercher quelques vers et préparer les cannes pour le 14...
Je charge donc la voiture avec les 3/4 de mon matériel (carpe, coup, anglaise et truite), prend ma bêche et décide de filer en bord de Saône.
Après une heure passée au milieu de prés encore imbibés d'eau et le triste constat d’une récolte peu fructueuse, je décide alors de gagner les berges de la rivière... et me rend très vite compte que ce n'est pas encore aujourd’hui que je ferai ma première partie de pêche en Saône de l’année, le courant étant encore trop fort.
Je change donc d'endroit et file dans un bras mort tout proche. Manque de chance, il y a déjà deux carpistes et la petite bise qui vient du Nord est des plus désagréables...
Demi-tour donc, direction la rive d'en face.
Cette fois je suis exposé en plein soleil, sans vent, c'est fort agréable. Le courant est un peu moins fort mais la rivière ne me cause pas.
Je ne la sens pas, point barre.
Je remonte donc une nouvelle fois en voiture et décide cette fois de prendre la direction de notre Étang.
J'arriverai finalement assez tard et je ne finirai de me tendre que vers 13h00.
Installé face au soleil, je sors le casse-croûte et fait le plein de vitamine D !
Manu m'appellera pour me demander s'il peut venir faire une petite sortie au leurre l'histoire de faire une revue d'effectifs avant samedi... Bien que nous soyons normalement fermés côté carnassier à cette époque, je me dis qu'au leurre, ça ne risque pas grand-chose (d'ailleurs je songe à soumettre au vote ce point de notre règlement...).
Max et sa moitié débouleront également pour les mêmes raisons ainsi que notre Neness qui viendra titiller les carpes à 2 mètres du bord, au milieu des branches, en mode stalking.
Bref, ce beau dimanche ensoleillé attire du monde !!
Ce sera autour de 15h30 que j'aurai mon premier départ sur la canne au maïs : tellement surpris, je ferrerai ... dans le vide !
Et merde ! Loupé.
Je relancerai au même endroit et arroserai de quelques graines supplémentaires en croisant les doigts pour la suite.
Quelques minutes après je verrai des fouilles particulièrement encourageantes !
Rodo déboulera en touriste dans la foulée avec deux de ses enfants, frustré de ne pas pouvoir pêcher.
Alors que nous étions en pleine discussion, nous entendons Céline appeler Max en catastrophe : elle vient de piquer un bec ! Située à l'opposé, je ne ferai malheureusement pas le tour pour voir le spécimen mais grâce à cet ustensile merveilleux qu’est le portable ( !), je découvrirai un joli bec de 65 cm !
Pas mal.
Manu, dans son coin, est moins chanceux...
Il est alors autour de 17h00 lorsque je déroule à nouveau.
Cette fois c'est bien piqué et c'est parti pour un rush de malade au milieu des branches ! Vu la violence des coups de têtes, elle ne doit pas être très grosse. Par contre, quelle santé ! Surtout à cette époque dans une eau encore bien froide...
Et ce sera donc une miroir de 5,7 kg qui finira par s'échouer dans mon épuisette et lancer une saison qui, du reste, ne s'est pour ainsi dire pas arrêtée !
Plutôt content donc.
Bien qu'il soit assez tard, je décide de remettre 4 grains de maïs et de relancer au même endroit arrosant au passage de quelques nouvelles graines.
Rodo prend congé, Max, Céline et Néness sont également sur le départ lorsque j'entends cette fois Manu s'agiter en face !
Je regarde à travers les branches et voit des remous au bord. Manu lance alors à qui veut bien l'entendre "C'est un Saaaaandre !!".
Yeaaaaah ! Je saisi l'appareil photo et cette fois je fais le tour en courant.
Manu prendra son temps pour le sortir (ce qui m'arrange bien...) et mettre au sec un Sandre de 51 cm bien proportionné aux couleurs flatteuses pour un poisson de gravière.
Décidément ce dimanche est plein de (bonnes) surprises.
Satisfait de sa prise, Manu est plus que jamais motivé à se mettre très sérieusement au leurre !
C'est sûr que deux fishs en l'espace de 3 heures, c'est encourageant.
Le soir s'installe désormais doucement et je commence à remballer mes affaires laissant juste mes deux cannes à carpe et mon épuisette.
Je jette mes derniers grains de maïs et m'apprête à plier lorsque mon moulinet déroule une dernière fois !!
Là encore, dans la précipitation, je ferrerai ... dans le vide !
Misère ! Et cette fois je n’ai plus de maïs, je suis donc contraint de remballer...
Finalement, ce dimanche au début un peu chaotique, s'est conclu sur une note très positive même si au final, j'aurais, pour ma part, pu faire beaucoup mieux !
Le soleil s’est désormais couché et le ciel s'embrase de mille feux comme pour me souhaiter une bonne fin de journée...



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