jeudi 21 mars 2013

Jeudi 21



Aujourd’hui c’est décidé, je pars faire la Seine !
Pour tout puriste, cette rivière est un paradis.
Déjà parce qu’il n’y a pas de déversement d’Arc en Ciel et ensuite parce que le parcours est féerique… (je pourrais aussi ajouter  qu’en plus le portable ne passe pas !!!). 
Alors bien sûr, viandards de tous bords et adeptes du congélo passez votre chemin car ici les 6 truites de 35 en 2 heures, ça n’existe pas !
Passionnés de salmonidés, amoureux d’une nature encore à peu près sauvage, bienvenue dans ce sanctuaire…


Les pluies du week-end ont chargé les eaux de la rivière mais juste ce qu’il faut pour ne pas être repéré à 50 m.

L’affaire se présente donc bien.

Il doit être à peu près 10h00 (oui je sais, j’ai de plus en plus de mal à me lever…) lorsque mon ver touche la surface de l’eau.
Malgré une rivière parfaite à pêcher, je n’ai pas la moindre touche.
La Seine serait-elle dans un jour sans comme cela arrive parfois ?
Je prends quelques risques que je paie cash : je remonte bas de ligne sur bas de ligne et ne parviens pas à taper le moindre poisson. 

Étonnant tout de même.

Bien que généralement  la fario morde au premier passage … ou pas, je décide d’insister beaucoup plus longtemps qu’à l’accoutumée sur chacun des postes que je prospecte.
Stratégie gagnante puisqu’à 11h30 je fais ma première petite.

 
Enfin ai-je envie de dire.

Un peu loin, je décrocherai une nouvelle truite, cette fois nettement plus grosse que la précédente !
Malgré cela, plus rien ne sera fait jusqu’à la pause casse-croute.
En ce début d’après-midi, le soleil semble vouloir montrer le bout de son nez et la température est enfin agréable !
Je prospecte des postes que je connais et dans lesquels j’ai généralement des touches… en vain.
Misère, je ne suis certes pas bredouille mais l’ensemble est bien décevant.
Je fini par piquer un nouveau poisson dans un trou que je connais bien ( !) mais la chance n’est décidément pas de mon côté, le courant et le vent m’ayant entraîné mon fil dans les épines, je ne peux que constater les dégâts : le poisson est dans le bout, mon fil entortillé dans le buisson,  je ne peux rien faire ! Il finira par se décrocher tout seul (ce qui plutôt une bonne chose) mais mon montage lui, est toujours emmêlé.
Après une délicate gymnastique, je récupèrerai l’ensemble, aidé par mon papa, en sacrifiant au passage mes avant-bras dans les épines !!
Un sentiment global de déception commence à s’installer en ce début d’après-midi jusqu’à ce que la chance se mette enfin à me sourire…
Il est 15h30 et je tape une nouvelle fario : celle-là fait la taille (29) et sa robe est typique du coin.
Petite photo et retour dans son élément.


10 mètres plus loin je prospecte un autre poste et le ver n’a pas le temps de toucher l’eau que ça tape à nouveau !
Cette fois c’est beaucoup plus costaud ! Je découvre très vite qu’il s’agit d’un chevenne de fort belle taille, chevenne qui me gratifie alors d’une manœuvre que je n’avais encore jamais vue : il se précipite dans les racines à mes pieds et fait immédiatement demi-tour pour retourner en face… libéré de mon montage qu’il a pris soin de laisser piqué dans la branche du fond !!  A croire qu’il l’a fait exprès !
Interloqué, je ne peux qu’en rire !
Je continue donc le long des berges sinueuses de la rivière et tape une nouvelle petite fario !


C’est fou quand même : pas une touche en deux heures et là ça en fait trois en ¼ d’heure !
Je louperai encore deux poissons avant de faire demi-tour.
Sur le chemin du retour, je change de rive l’histoire de prospecter les postes que je n’ai pu faire à l’aller.
Je tente donc à nouveau ma chance là où j’avais failli laisser mon montage dans les épines et insiste lourdement en vain… Je suis près d’abandonner lorsque je me dis que je devrais essayer d’attaquer la zone un peu plus en amont. Stratégie gagnante puisque je pique une nouvelle fario !



Le sourire revient sur mon visage et les doutes s’estompent…
Je décrocherai un autre fario un peu plus haut, celle-ci parvenant à se libérer au moment où j’allais la poser sur la berge !
Arrivé sur le poste où j’avais décroché un tâchetée le matin sur la rive d’en face, je tente à nouveau ma chance cette fois en attaquant la zone à revers.
Quelle bonne idée j’ai eu là puisque je tape cette splendide fario qui, malheureusement, ne pourra retrouver son élément ayant avalé irrémédiablement l’hameçon…

Sa robe est purement exceptionnelle !

Le jour décroît désormais assez rapidement, je suis obligé d’accélérer le pas sur le chemin du retour.
Cela ne m’empêchera pas de pêcher quelques postes avec succès parfois puisque je ferai deux nouvelles truites !



Cette nouvelle journée en Seine se termine donc sur une note particulièrement positive (j’ai envie de dire comme d’hab’ ici !) puisque je pique 7 poissons, j’en décroche 3 et aurai loupé pas mal de touches !

Merci à toi Sequana !

Demain, c'est vendredi, point de fario à l'horizon donc !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Votre commentaire a bien été pris en compte ; il apparaîtra après validation.