Le week-end a été épuisant et j’avoue qu’en ce premier jour
de vacances, je n’ai pas trop de courage…
Après avoir passé l’après-midi d’hier sous la pluie sans la
moindre touche, il m’est difficile de trouver la motivation ce matin d’autant
que la chaleur de ma couette et la douceur de mon oreiller sont plutôt
convaincantes …
Le ciel bleu parviendra cependant à me tirer de mon nid
douillet et je me dis qu’avec ce qui est tombé hier, ça ne peut que être
bénéfique pour aller taquiner les tachetées…
Après avoir fait quelques courses, je décide enfin de partir
arpenter les berges d’une rivière… mais laquelle ?
J’hésite pendant un moment d’autant qu’il est déjà bien tard…
Allez, c’est décidé, je vais dans l’Oze.
Je charge la voiture et direction Blaisy !
A mi-parcours, un affreux doute me prend : ais-je bien
pris ma boîte à hameçon / émerillons ?
Je m’arrête le long de la route et constate avec dépit que je l’ai oubliée !
Les choses s’annoncent bien…
Je m’arrête le long de la route et constate avec dépit que je l’ai oubliée !
Les choses s’annoncent bien…
Tant pis, je ne fais pas demi-tour et ferai avec.
J’arrive le long de la rivière et découvre un cours d’eau
teinté juste ce qu’ il faut après le déluge d’hier.
Dès le deuxième poste je tape un poisson : c’est tout
petit et ça ne m’a même pas fait de touche !
Et je ramène… une superbe petite fario !!
Elle n'est pas magnifique ??
La tendance de ces dernières années semble se confirmer :
elles reviennent !
Génial !
Le parcours est très très encombré, les postes sont durs à
pêcher mais il semblerait qu’elles s’y plaisent…
20 minutes plus tard, dans un virage en sortie de remous je
tape à nouveau : et c’est une seconde fario !
A peine plus grosse, c’est encore une sauvage.
Décidément ce coin me plaît bien même si la pêche y est très
technique !
La rivière est surprenante, on enchaîne sur une distance
très courte les zones sans fond et les « trous » de plus d’un mètre surchargés de branches et de
racines : le courant s’engouffre sous les arbres, les zones sont
inaccessibles, qu’est-ce qu’elles doivent être tranquilles la dessous !
Les quelques endroits pêchables sont généralement gagnants :
nouvelle prise en sortie de virage là encore et nouvelle fario !
Celle-ci n’est pas très loin de faire la taille !
Le temps se gâtant considérablement et n’ayant pas pris de
vêtement de pluie, je me rapproche de la voiture l’histoire d’éviter d’être
trempé.
Je pose toutes mes affaires à part ma canne et vais tenter
ma chance dans le trou juste à côté : le ver ne parcours pas un mètre que ça tape !
Loupé.
Tant pis, je relance.
Et bingo, ç’est dans le bout… mais cette fois, la place est
trop belle pour qu’il y ait autre chose qu’une Arc-en-Ciel !...
Bon. Visiblement ils ont arrêté les sur-densitaires et ne
mettent que des Arcs.
Si c’est le cas, ce n’est plutôt pas bête.
La giboulée passée, je continue.
Après une bonne heure de délicates déambulations dans le lit
de la rivière, je remarque que les berges sont accessibles. Je décide alors de suivre les sentiers battus
( !) et prospecte les postes depuis le haut.
C’est sur l’un d’entre eux que je fais une nouvelle touche …
et que je décroche une nouvelle fario !
Misère !
La place est si belle que je retente un passage… gagnant !
Cette fois c’est beaucoup plus gros et beaucoup plus combatif !
Soudain, je vois une truite sauter hors de l’eau le long de
l’arbre qui plonge ses racines dans l’onde.
Fouyaaaa, celle-là elle vend chèrement sa peau ; je
suis à un petit mètre au-dessus de la rivière et je n’ai pas d’épuisette, ça s’annonce
délicat…
Je vois alors une Arc-en-Ciel se retourner plusieurs fois à la surface ;
elle file à droite, à gauche, tente de se réfugier sous les racines et me livre
un vrai combat …
Sur mon petit lancer et sur 17 centième, ça vaut le
détour !
J’arrive à la fatiguer et je finis par descendre la
chercher.
Super, elle ne l’a pas avalé, je vais pouvoir la relâcher… mais
pas sans avoir fait la photo !
Bon, ben mine de rien en voilà 5 en trois heures, c’est pas
mal !
Et il n’est que 4 heures, j’ai encore le temps !
Je
continue donc le parcours et use de stratégie pour pêcher certains postes car
ils ne sont pas faciles d’accès.
C’est sur l’un d’entre eux que ma partie de
pêche prendra fin prématurément, le pick’up de mon moulinet volant en éclat au
moment de rembobiner…
Un peu dégoûté quand même que cette partie de pêche se termine
de la sorte, je suis contraint de rentré.
Mon amertume sera de courte durée car en remontant au-dessus
de Blaisy je découvre un ciel violet qui s’étale de part en part de l’horizon…
Il était dit que cette partie de pêche serait courte, quoiqu’il
advienne.




Superbe reportage , félicitations.
RépondreSupprimerje n'ai pas encore eu le temps d'aller là bas cette année. J'essaierai aux leurres ! Je sais c'est n'importe quoi ! Je te ferai un retour !
Merci !
RépondreSupprimerEt en effet je veux bien un retour car pêcher sur ce parcours au leurre, faut oser ! ;-)
Demain j'attaque la Seine, retour complet sur ce blog dans le courant de la semaine...
Ah la SEINE vers ORRET , OIGNY très sympa tu nous diras !
SupprimerJe vois que Monsieur est connaisseur ! ;-)
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